Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415494(TA77-2415494)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant chilien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 13 décembre 2024 le maintenant en rétention administrative après avoir présenté une demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives au maintien en rétention lors d'une demande d'asile sont compatibles avec la directive 2013/32/UE, et que la notion de "risque non négligeable de fuite" est suffisamment définie par la loi. En conséquence, la décision de maintien en rétention a été validée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2205440(TA77-2205440)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2019. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé un dégrèvement de 70 euros en cours d'instance. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens de M. A, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification (article L. 57 du livre des procédures fiscales) et de l'irrégularité de la procédure contradictoire (article L. 55 du même code). La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions en décharge.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415907(TA77-2415907)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait à être convoquée pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par le préfet pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que faire droit à la demande reviendrait à faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l’article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2106151(TA77-2106151)

Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de la société civile immobilière du Plateau contestant la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, commerciaux et de stockage pour les années 2015 à 2017. Le tribunal a constaté que l'administration fiscale avait accordé des dégrèvements partiels postérieurs à l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions de la société à concurrence de ces montants. Sur le surplus, la société soutenait une erreur sur la surface taxable et la circonscription tarifaire applicable. Le tribunal a rejeté ces moyens, considérant que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du code général des impôts et l'arrêté du 31 décembre 2012 fixant les tarifs.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2205286(TA77-2205286)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SCI Obai, qui demandait la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu maintenues à la charge de ses associés pour les années 2017 à 2019. Le tribunal a relevé d'office que la SCI Obai n'avait pas qualité pour agir en décharge d'impositions personnelles dues par ses associés et qu'elle ne justifiait d'aucun intérêt à contester les rehaussements de son propre résultat foncier, en l'absence d'imposition mise à sa charge. Par conséquent, ses conclusions ont été déclarées irrecevables. La décision s'appuie sur les principes de procédure contentieuse régis par le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2106008(TA77-2106008)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. A qui contestait son imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu pour 2016, consécutive à la réintégration d'un passif injustifié de 113 615 euros dans les comptes de l'Earl Ecurie A B. Le tribunal a rappelé qu'il appartient au contribuable de justifier l'inscription d'une dette au passif de son entreprise, en application de l'article 38 du code général des impôts. En l'espèce, M. A n'a pas démontré que les dettes correspondant à l'achat d'un camion et d'un tracteur, financés par la mère de sa compagne, étaient certaines dans leur principe et leur montant à la date de clôture de l'exercice. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2204775(TA77-2204775)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, agent territorial, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 16 mars 2022 du président du conseil départemental du Val-de-Marne refusant de reconnaître l’imputabilité au service de sa rechute au-delà du 19 mai 2021 et de prendre en charge les soins postérieurs. Le tribunal a relevé d’office que l’administration avait appliqué à tort l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, alors que la situation de Mme B relevait de l’article 57 de la loi du 26 janvier 1984, et a procédé à une substitution de base légale. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur les dispositions de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2205332(TA77-2205332)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017 et 2019, issues d'un contrôle sur pièces de la SCI Obai. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer en raison d'un dégrèvement de 116 euros accordé par l'administration pour une facture de conseils. Sur le fond, il a rejeté les moyens de procédure soulevés par le requérant, notamment ceux tirés d'une motivation insuffisante de la proposition de rectification et d'une méconnaissance des garanties liées à la procédure contradictoire prévue à l'article L. 55 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2415333(TA77-2415333)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a relevé que le titre de séjour sollicité était disponible en préfecture depuis le 13 août 2024 et que l'intéressé avait été convoqué pour le retirer, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 700 euros à M. A au titre des frais d'instance.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2403954(TA77-2403954)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. C, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Val-de-Marne, qui n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui attribuer un logement avant le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 250 euros par mois de retard, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue impose à l'État une obligation de résultat pour garantir le droit au logement opposable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410298(TA77-2410298)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 19 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’un défaut d’examen de sa situation personnelle, estimant que la motivation de l’arrêté était suffisante. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l’article L. 251-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, cet article ne s’appliquant qu’aux ressortissants de l’Union européenne. Enfin, l’interdiction de retour n’a pas été annulée par voie de conséquence, la décision d’éloignement étant légale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415965(TA77-2415965)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence en raison d'une proposition d'emploi et de la nécessité de se rendre au Maroc auprès de sa mère accidentée. Le juge a estimé que ces éléments ne caractérisaient pas une urgence particulière justifiant l'intervention du juge des référés dans un délai de quarante-huit heures. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415964(TA77-2415964)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue par le juge des référés, rejette la requête de M. C qui demandait le maintien de son fils en néonatologie à l'hôpital de Bicêtre et l'interdiction de tout transfert sans son consentement. Le juge constate que, suite aux démarches du conseil du requérant, l'hôpital a reconnu l'impossibilité de transférer l'enfant sans l'accord parental et a retiré la décision de transfert. En conséquence, la condition d'urgence nécessaire à l'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas remplie. La requête est donc rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415966(TA77-2415966)

Refus de délivrance d’un titre de séjour. Tribunal administratif de Melun. Rejet de la requête pour incompétence territoriale, le litige relevant du tribunal administratif de Versailles. Application des articles R. 312-1, R. 221-3 et R. 522-8-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415973(TA77-2415973)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension de la décision du président du conseil départemental de Seine-et-Marne lui refusant le bénéfice d'une prise en charge "jeune majeur". Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, compte tenu de la situation personnelle de la requérante qui dispose d'un récépissé de titre de séjour, d'un emploi, d'une épargne et de la capacité à accéder provisoirement à un hébergement hôtelier. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance de la convention européenne des droits de l'homme et du code de l'action sociale et des familles.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415743(TA77-2415743)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait son maintien en rétention administrative et demandait la délivrance d'une attestation de demande d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, dès lors que l'intéressé avait déjà fait l'objet d'une présentation à l'embarquement et que l'administration disposait d'un laissez-passer en cours de validité. Il a également considéré que la décision d'irrecevabilité de sa demande d'asile, prise en application des articles L. 754-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne portait pas d'atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. Par ailleurs, la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2411786(TA77-2411786)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une requête de M. B contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence de l’intéressé, situé à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal administratif de Montreuil.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411852(TA77-2411852)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a justifié avoir convoqué l’intéressé le 14 novembre 2024, sans que celui-ci n’établisse que ce rendez-vous n’aurait pas permis l’enregistrement de sa demande. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411969(TA77-2411969)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a justifié avoir convoqué l'intéressé le 12 novembre 2024, sans que celui-ci ne démontre que ce rendez-vous n'aurait pas permis l'enregistrement de sa demande. La juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes accessoires, estimant que la mesure sollicitée était devenue sans objet.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2412405(TA77-2412405)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé, et ce dernier n'a pas contesté la réalité de ce rendez-vous ni l'absence de délivrance d'un récépissé. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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