Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2412598(TA77-2412598)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du 4 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. Le juge a estimé que la préfète du Val-de-Marne n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et avait respecté les articles 3, 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La décision confirme la légalité du transfert en application du droit de l'Union européenne et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2313500(TA77-2313500)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne. La requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, les décisions attaquées, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n'ayant pas été régularisée dans le délai imparti, le tribunal a fait application du 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.
N° TA77-2313507(TA77-2313507)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société BM Formations comme manifestement irrecevable. La société contestait une décision de la Caisse des dépôts et des consignations lui réclamant le paiement d’une somme de 682 891,78 euros. Malgré une demande de régularisation du greffe l’invitant à produire les statuts et la délibération autorisant sa représentante à agir en justice, la société n’a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 431-4 du code de justice administrative.
N° TA77-2402151(TA77-2402151)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant la décision de la CAF de Seine-et-Marne mettant fin à son revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du greffe, il n'a fourni ni la décision sur ce recours ni la preuve de son dépôt dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA77-2404549(TA77-2404549)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 13 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté est signé par une autorité compétente et comporte les motifs de droit et de fait nécessaires. Il juge également que la décision d'éloignement, prise après le rejet définitif de sa demande d'asile, ne méconnaît pas le principe du contradictoire ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA77-2403652(TA77-2403652)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de M. B tendant à obtenir l'enregistrement de sa demande de duplicata de carte de résident et la délivrance d'un récépissé était devenue sans objet, le duplicata lui ayant été délivré le 5 juillet 2024. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte. Toutefois, il a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA77-2313424(TA77-2313424)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait un refus de remise de dette de la CAF de Seine-et-Marne et demandait des dommages-intérêts. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation du greffe, M. A n'a pas signé sa requête comme l'exige l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Le pli de notification de cette demande a été considéré comme régulièrement notifié à son domicile. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA77-2313564(TA77-2313564)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du président du conseil départemental de Seine-et-Marne mettant fin à sa prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 134-2 du code de l’action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance rejette la requête sans examen au fond.
N° TA77-2405787(TA77-2405787)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D et M. F, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Pommeuse pour une maison individuelle. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas notifié leur recours contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Les requérants avaient seulement justifié de la notification de leur recours gracieux, et non de celle du recours contentieux, malgré une demande de régularisation du tribunal. Aucune somme n'a été mise à leur charge au titre des frais de justice.
N° TA77-2407307(TA77-2407307)
Cette ordonnance du tribunal administratif de Melun concerne un litige portant sur des décisions d’éloignement (obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d’un an) prises par le préfet de Seine-et-Marne à l’encontre de M. A. Le tribunal se déclare incompétent territorialement, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, au motif que le requérant résidait à Gagny (Seine-Saint-Denis) à la date des décisions attaquées. Il transmet donc l’affaire au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour en connaître.
N° TA77-2413508(TA77-2413508)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant la demande de carte de résident de M. A, père d'une enfant réfugiée. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, car le requérant, privé d'autorisation de travail et de droits sociaux, ne pouvait subvenir aux besoins de sa famille hébergée en centre d'urgence. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA77-2401674(TA77-2401674)
Refus de carte mobilité inclusion "stationnement". Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. La requérante n'a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411889(TA77-2411889)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande d’expertise présentée par la société Château de Chaâlis sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante souhaitait déterminer la nature et la dangerosité de déchets de construction présents sur sa propriété, située en zone protégée, et susceptibles d’engager sa responsabilité. Le juge a estimé la mesure utile pour éclairer un éventuel litige ultérieur avec la commune de Pomponne, qui avait également signalé des pollutions. La mission de l’expert inclut la description, l’analyse et l’évaluation des déchets, ainsi que la proposition de mesures de remédiation.
N° TA77-2405799(TA77-2405799)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour la remise de sa carte de résident. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a justifié avoir convoqué l'intéressé le 27 mai 2024 pour retirer son titre de séjour. Constatant que la demande était devenue sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA77-2401593(TA77-2401593)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la maison départementale des personnes handicapées de lui reconnaître la qualité de travailleuse handicapée. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), comme l'exige l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, elle n'a pas fourni la décision de la CDAPH ni la preuve du dépôt de ce recours. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette donc la requête sans examen au fond.
N° TA77-2313212(TA77-2313212)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A pour contester le refus du président du conseil départemental de lui attribuer une carte mobilité inclusion. Pour la demande relative aux mentions "invalidité" ou "priorité", le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, et a transmis l'affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Melun. Concernant la demande de carte mention "stationnement", la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d'avoir justifié de l'exercice du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation.
N° TA77-2403881(TA77-2403881)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme B visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour était devenue sans objet, la préfète du Val-de-Marne ayant enregistré sa demande et délivré un récépissé en cours d'instance. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte. Toutefois, il a condamné l'État à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2410922(TA77-2410922)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en plein contentieux par M. B contestant une décision "48 SI" du ministre de l’intérieur portant retraits de points, nullité de son permis de conduire et injonction de restitution, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée. M. B résidant à Acy-en-Multien (Oise), le tribunal transmet l’affaire au Tribunal administratif d’Amiens par ordonnance du 14 novembre 2024.
N° TA77-2313211(TA77-2313211)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du président du conseil départemental de Seine-et-Marne de lui attribuer la carte mobilité inclusion stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du greffe, elle n'a pas produit la décision sur ce recours ni la preuve de son dépôt. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.
N° TA77-2413814(TA77-2413814)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour en qualité de conjoint de Française. Le juge a estimé que la demande n'était pas fondée, car il n'entre pas dans l'office du juge des référés d'ordonner la délivrance d'un titre de séjour. De plus, la demande de M. A était regardée comme ayant fait l'objet d'une décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative.