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Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille algérienne avec quatre enfants mineurs, sans hébergement depuis 35 jours et sollicitant une place en hébergement d'urgence. Le juge a constaté que la carence persistante de l'État à leur proposer un hébergement, malgré leurs appels quotidiens au 115, constitue une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'accès à l'hébergement d'urgence, garantie par les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il a enjoint au préfet de l'Hérault de leur proposer un hébergement d'urgence adapté dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de l'Hérault. Le requérant invoquait des difficultés de délai pour produire les pièces manquantes, mais le juge a estimé ce moyen inopérant, car la régularisation ne peut s'effectuer devant le juge. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées. Le tribunal a précisé qu'il appartient à M. A... de déposer une nouvelle demande auprès de la préfecture.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., détenu, qui contestait son transfert du centre pénitentiaire de Béziers vers celui de Perpignan. Le juge a rappelé que les décisions de changement d'affectation entre établissements de même nature constituent des mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours pour excès de pouvoir, sauf si elles aggravent les conditions de détention ou portent atteinte aux libertés et droits fondamentaux. En l'espèce, le requérant n'a pas établi que son transfert entraînerait une telle aggravation ou une atteinte excédant les contraintes inhérentes à la détention. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme D... B... contestant l'arrêté préfectoral du 15 mars 2025. La requérante, ressortissante bolivienne, contestait son obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et du non-respect de la procédure contradictoire. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (4ème chambre) a été saisi par Mme B..., ressortissante algérienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence du préfet de l’Hérault sur sa demande de titre de séjour pour raison médicale. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, qui invoquait une suspension de l’instruction en raison d’une demande d’asile parallèle, jugeant qu’aucune disposition légale ne prévoit une telle suspension et que l’attestation de demande d’asile n’a pas d’effets équivalents à un titre de séjour. La solution retenue est donc que la décision implicite de refus est née et que le recours conserve son objet. Les textes appliqués incluent les articles L. 431-2, D. 431-7 et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 14 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer des liens personnels et familiaux stables en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de M. et Mme E..., propriétaires de parcelles subissant un écoulement accru d'eaux pluviales. Les requérants estiment que ces désordres sont causés par la construction de deux bassins de rétention des eaux pluviales dans une zone d'activité économique de la commune de Roujan. Le juge a fait droit à cette demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, considérant la mesure utile pour un litige potentiel relevant du juge administratif. L'expert désigné devra notamment constater les désordres, en déterminer les causes et chiffrer les travaux de remise en état.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par l’association communale de chasse agréée de Port-La-Nouvelle d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler une délibération de la commune de Sigean autorisant une association de chasse à chasser sur des parcelles situées sur le territoire de Port-La-Nouvelle. Par un mémoire enregistré le 4 septembre 2025, l’association requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 novembre 2025. Chaque partie conserve la charge de ses frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la commune de Port-La-Nouvelle d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler une délibération de la commune de Sigean autorisant une association de chasse à chasser sur des parcelles situées sur son territoire. La commune requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 4 septembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 novembre 2025. Il a également laissé à chaque partie la charge de ses frais d’instance, rejetant ainsi les demandes présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction de son titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration a délivré au requérant l’attestation sollicitée, rendant ses conclusions sans objet. Le juge constate donc qu’il n’y a plus lieu de statuer sur cette demande et rejette le surplus des conclusions, aucun dépens n’ayant été exposé.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un hébergement d'urgence pour elle-même et sa fille. La requérante ayant obtenu cet hébergement en cours d'instance, le juge a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet. Il a néanmoins admis Mme B... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais irrépétibles.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... et de l’association Abusif, qui demandaient l’annulation d’une délibération du conseil municipal de Lunel modifiant une autorisation de programme pour des travaux de renouvellement urbain. Le tribunal a estimé que le moyen soulevé, tiré de l’illégalité d’une délibération antérieure, était inopérant et ne pouvait influer sur la légalité de la décision contestée. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants. De plus, le tribunal a infligé une amende de 500 euros pour recours abusif, sur le fondement de l’article R. 741-12 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 14 janvier 2025. Le tribunal a estimé que, malgré la gravité de son état de santé, l'avis du collège de médecins de l'OFII concluait qu'il pouvait bénéficier d'un traitement approprié au Maroc, et que les éléments fournis par le requérant ne remettaient pas en cause cette appréciation. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a donc été écarté. Par conséquent, les autres moyens, y compris celui fondé sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et celui tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire par voie de conséquence, ont également été rejetés.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de l'Hérault du 10 juin 2025 refusant le séjour à Mme A..., ressortissante géorgienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une situation d'urgence au sens des dispositions précitées. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C... comme manifestement irrecevable. Celle-ci se bornait à transmettre au tribunal le recours gracieux adressé au préfet de l’Hérault contre le classement sans suite de sa demande d’acquisition de la nationalité française, sans formuler de conclusions tendant à l’annulation d’une décision ou à une indemnisation. La requête ne satisfaisait donc pas aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi de deux requêtes opposant la société Proxiserve à l’OPH Béziers Méditerranée Habitat, relatives à l’exécution d’un marché public d’entretien de logements sociaux. La société Proxiserve demandait le paiement de prestations (P2 et P3) et la décharge d’une facture de l’OPH, tandis que l’OPH réclamait le remboursement d’un trop-perçu. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Proxiserve et a condamné celle-ci à verser à l’OPH la somme de 353 891,85 euros hors taxes, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, en application des stipulations du cahier des clauses administratives particulières du marché.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du préfet des Pyrénées-Orientales du 25 septembre 2025 clôturant la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était satisfaite et a estimé fondé le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, faute pour le préfet de justifier d'une délégation de signature régulière. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen. Cette décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la Société d’Exploitation du Domaine de Guilhermain d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la fédération départementale des chasseurs de l’Hérault de lui délivrer un carnet de battue pour le sanglier. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la fédération, jugeant que la requête n’était pas tardive car la première décision de refus ne comportait pas les mentions obligatoires des voies et délais de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 27 octobre 2023, en se fondant sur les articles L. 425-1 et suivants du code de l’environnement et le schéma départemental de gestion cynégétique, au motif que la société requérante justifiait de droits de chasse suffisants pour obtenir le carnet sollicité.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de l’Eure de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. En l’absence d’urgence, le juge a rejeté la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle, en application de l’article 20 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991. Le surplus des conclusions, notamment celles fondées sur l’article 37 de cette même loi, a également été rejeté.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le CROUS de Montpellier-Occitanie d'une demande d'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire. Le CROUS s'est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 6 novembre 2025. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et a donné acte de celui-ci par ordonnance. Aucune des mesures sollicitées, ni les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, n'ont donc été prononcées.