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Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de M. A... et de l'EURL MCV visant à obtenir la condamnation de la commune de Saint-Martin-de-Londres à leur verser 42 212,11 euros pour des préjudices financier et moral. Le tribunal a jugé que la commune avait commis une faute en louant un hangar qui appartenait au domaine public départemental, faute d'un déclassement préalable, ce qui rendait le bail nul. Cependant, les requérants n'ont pas démontré de préjudice indemnisable, car les loyers versés correspondaient à l'occupation effective des lieux et les autres préjudices allégués n'étaient pas établis. La solution s'appuie sur les principes d'inaliénabilité et d'imprescriptibilité du domaine public, issus du code de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal administratif de Montpellier annule l'arrêté du 30 janvier 2025 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante congolaise, et l'a obligée à quitter le territoire avec interdiction de retour d'un an. La solution retenue est fondée sur une erreur d'appréciation : le préfet avait contesté la communauté de vie avec son époux, pourtant établie par les pièces du dossier. En conséquence, l'illégalité du refus de séjour entraîne l'annulation des décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire et interdiction de retour). Le tribunal applique notamment l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme A... contre l’arrêté du préfet de l’Hérault du 11 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était légalement fondée sur le refus définitif de sa demande d’asile, en application des articles L. 542-4 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a écarté les moyens soulevés, estimant notamment que l’absence de mention d’un rendez-vous pour le dépôt d’un titre de séjour ne constituait pas une erreur de fait et que l’état de santé de son fils, invoqué au regard de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant et de l’article L. 425-9 du même code, n’avait pas été établi comme nécessitant une prise en charge en France. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives à l’interdiction de retour et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Aude avait obligé M. A..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet avait commis une erreur de fait et un défaut d'examen sérieux en affirmant que l'intéressé ne justifiait pas d'une entrée régulière et n'avait pas sollicité de titre de séjour, alors que M. A... démontrait une présence habituelle en France depuis plus de 24 ans et avait déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Cette décision méconnaît également l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancrage durable de sa vie privée et familiale en France. L'arrêté a donc été annulé, en application des articles L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus du préfet de l'Aude de procéder à la délimitation du domaine public fluvial au droit de sa parcelle. Le tribunal a jugé que l'ouvrage litigieux, un déversoir, ne relevait pas du domaine public fluvial du Canal du Midi tel que défini à l'article L. 2111-11 du code général de la propriété des personnes publiques. Par conséquent, la compétence pour procéder à cette délimitation incombait à l'État et non à Voies Navigables de France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault du 6 février 2024 retirant sa carte de séjour pluriannuelle pour lui délivrer une carte « vie privée et familiale » d'un an. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée, faute pour le requérant de prouver l'envoi de ses observations dans le délai imparti. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 234-1 du même code, estimant que le retrait était intervenu dans les quatre mois suivant la décision de renouvellement. Enfin, le tribunal a considéré que la menace pour l'ordre public justifiait la mesure, sans erreur manifeste d'appréciation au regard de la vie personnelle de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 11 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens tirés du défaut de motivation et d'examen particulier, estimant que le préfet avait suffisamment motivé sa décision en tenant compte de la durée de séjour et de la situation familiale. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de l'absence de droit au séjour et de la précédente mesure d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales applicables.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme E... qui demandait la condamnation du département des Pyrénées-Orientales pour la chute de son fils dans un collège. La requérante n'a pas apporté la preuve du lien de causalité direct entre l'ouvrage public (le seuil de porte) et le dommage, faute de témoin direct de l'accident. Le tribunal a considéré que la seule attestation de la principale du collège, retranscrivant les propos de l'enfant, ne suffisait pas à établir la matérialité des faits. La responsabilité du département n'a donc pas été engagée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de trois mois pris par le préfet de l'Hérault. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au secrétaire général étant régulière. Il a ensuite jugé que la situation de Mme C... relevait exclusivement de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992, et non de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce dernier étant inapplicable aux ressortissants gabonais.
Le Tribunal administratif de Montpellier, par une ordonnance du 16 octobre 2025, a constaté le désistement de M. B... dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre une décision du 22 mai 2025 invalidant son permis de conduire. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité par le tribunal, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné la demande de la commune de Fleury d’Aude visant à l’annulation d’un marché de fourniture et d’installation d’un panneau d’affichage extérieur, conclu avec la société Tricolor, pour vice de consentement (dol ou erreur). La commune sollicitait la restitution des sommes versées et des dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la commune, estimant que le vice de consentement n’était pas établi et que la responsabilité contractuelle de la société n’était pas engagée. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la société Tricolor, y compris la demande d’amende pour recours abusif. La décision s’appuie sur les dispositions du code civil relatives aux vices du consentement et du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de la société Les ailes du désir, qui sollicitait la condamnation de la commune d'Agde à l'indemniser à hauteur de 47 420,72 euros pour les préjudices subis lors de travaux de réhabilitation de la voie publique. Le tribunal a jugé que, bien que la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage soit engagée envers les tiers pour les dommages causés par un ouvrage public, la société n'a pas établi le caractère anormal et spécial de son préjudice. Il a notamment relevé que l'accès piéton au commerce avait été maintenu et que les difficultés de stationnement invoquées étaient inhérentes à la zone urbaine, ne rendant pas l'accès excessivement difficile. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité du maître d'ouvrage pour dommages de travaux publics, sans référence à un texte spécifique autre que les codes généraux cités.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème chambre) a annulé les arrêtés du 30 octobre 2024 par lesquels le préfet de l’Aude refusait d’admettre au séjour M. et Mme C..., ressortissants géorgiens, et les obligeait à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure, le préfet n’ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que les requérants justifiaient d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de retrait de points ayant invalidé son permis de conduire. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité, le tribunal a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 16 octobre 2025, le président de la formation de jugement a constaté le désistement d’office de M. B... et donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension présentée par M. A... contre le refus de la commune de Béziers de dresser un procès-verbal d’infraction et de prendre un arrêté interruptif de travaux. En effet, postérieurement à l’introduction de la requête, la commune a pris un arrêté interruptif de travaux le 10 octobre 2025, privant d’objet les conclusions du requérant. La solution retenue repose sur l’application des articles L. 480-1 et suivants du code de l’urbanisme relatifs aux infractions et aux mesures de police administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par l'association One Voice d'un recours en excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral du 9 juin 2023 fixant les quotas de prélèvement de la Perdrix grise de montagne pour la saison 2023-2024 dans les Pyrénées-Orientales. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que l'abrogation de l'arrêté n'était pas établie. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les moyens soulevés par l'association portaient sur l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la consultation du public (article L. 123-19-1 du code de l'environnement), l'absence de base légale (schéma départemental de gestion cynégétique expiré) et la méconnaissance des articles 2 et 7 de la directive 2009/147/CE et des articles L. 420-1 et L. 425-14 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Madame B... contestant le refus du préfet de l'Hérault de prolonger son visa de court séjour. Les conclusions de la requérante visant à obtenir un titre de séjour "visiteur" ont été jugées irrecevables, faute de décision préalable de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a estimé que les motifs familiaux invoqués (retour et blessure de son fils, accouchement de sa belle-fille) ne constituaient ni un cas de force majeure, ni des raisons humanitaires ou personnelles graves justifiant une prolongation de visa au sens de l'article 33 du règlement (CE) n° 810/2009.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l’ACCA de Rouvenac et de ses membres contre l’arrêté préfectoral du 14 février 2024 dissolvant leur conseil d’administration. Les juges ont estimé que les requérants, en tant que membres d’un conseil dissous, ne justifiaient pas d’un intérêt à agir pour le compte de l’association. Sur le fond, la décision préfectorale, fondée sur l’article L. 422-25-1 du code de l’environnement, était suffisamment motivée et non entachée de détournement de pouvoir, les dysfonctionnements graves et continus de l’association étant établis. Les conclusions accessoires (sanctions pénales, suppression de droits de vote, indemnisation) ont été déclarées irrecevables, car relevant de la compétence du juge judiciaire ou non liées au préalable.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par le syndicat des copropriétaires d’un immeuble afin d’obtenir la condamnation de la société GRDF à l’indemniser des dommages causés aux parties communes par des travaux de remplacement des réseaux de gaz réalisés entre 2012 et 2014. La juridiction a rejeté la requête au motif que la créance du syndicat était prescrite, considérant que le point de départ du délai de prescription était la date de l’arrêté de péril imminent du 24 novembre 2017, et non la date ultérieure invoquée par le requérant. Le tribunal a également jugé que la juridiction administrative était incompétente pour connaître de l’appel en garantie formé par GRDF contre la société Sobeca, ces deux sociétés étant liées par un contrat de droit privé. La décision s’appuie sur les principes de la prescription quadriennale applicable aux créances sur les personnes publiques et sur les règles de répartition des compétences entre les ordres de juridiction.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté d’alignement individuel pris par le maire d’Ayguatebia Talau le 18 décembre 2023, concernant la limite de la voie publique au droit de sa propriété. La requérante soutenait que l’arrêté était entaché d’un vice de procédure et qu’il ne constatait pas correctement la limite de la voie publique. Le tribunal a rejeté la demande d’expertise sollicitée par la commune, estimant que les éléments du dossier étaient suffisants pour statuer. Sur le fond, il a annulé l’arrêté d’alignement au motif que celui-ci ne se bornait pas à constater les limites actuelles de la voie publique, en méconnaissance des dispositions de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière.