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Le Tribunal Administratif de Montpellier a pris acte du désistement de M. B..., qui contestait le refus d'échanger son permis de conduire algérien. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation en ce sens, il a été réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande du centre hospitalier de Castelnaudary visant à désigner un expert pour évaluer l'existence d'une éventuelle erreur médicale lors des interventions chirurgicales subies par une aide-soignante en 2018 et 2019. Le juge a considéré que cette expertise présentait un caractère utile dans la perspective d'un litige principal, l'état de santé de la patiente s'étant dégradé après ces opérations. La mission de l'expert, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, consiste notamment à déterminer si les soins prodigués étaient conformes aux données acquises de la science et à évaluer l'imputabilité des préjudices.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait la double scolarisation de ses enfants, maintenue par le rectorat. La requérante invoquait une atteinte grave à l'autorité parentale conjointe et un risque pour la santé de son fils asthmatique, mais le juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas satisfaite. Il a relevé que les écoles concernées étaient informées de la double inscription et que le suivi médical de l'enfant pouvait y être assuré. La demande subsidiaire fondée sur l'article L. 521-3 du même code a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Camplong sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater l'état d'insalubrité d'un immeuble présentant un risque pour la sécurité de ses occupants. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de se rendre sur les lieux, de constater l'état de l'immeuble et de déterminer s'il existe un péril grave et imminent. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... concernant un litige relatif à une demande de licence de débit de boisson. La requête était dépourvue de conclusions formelles, telles qu’une demande d’annulation d’une décision ou des conclusions indemnitaires, ne satisfaisant pas aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le président a prononcé le rejet par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Lodève concernant un immeuble situé rue du 14 juillet présentant un risque d'effondrement. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert. Sa mission consiste à examiner l'immeuble, constater l'existence d'un péril grave et imminent, et proposer des mesures conservatoires pour y remédier.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contre la décision du préfet de l’Hérault classant sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant s’était borné à transmettre son recours gracieux sans formuler de conclusions devant le juge, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de Mme B... contestant le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante se bornait à invoquer des "restrictions physiques importantes" sans produire de justificatifs médicaux établissant une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme ne comportant que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande. La solution retenue confirme que la charge de la preuve incombe au demandeur, qui doit démontrer, par des pièces médicales, un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de trois mois pris par le préfet de l'Hérault. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au secrétaire général étant régulière. Il a ensuite jugé que la situation de Mme C... relevait exclusivement de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992, et non de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce dernier étant inapplicable aux ressortissants gabonais.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault du 6 février 2024 retirant sa carte de séjour pluriannuelle pour lui délivrer une carte « vie privée et familiale » d'un an. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée, faute pour le requérant de prouver l'envoi de ses observations dans le délai imparti. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 234-1 du même code, estimant que le retrait était intervenu dans les quatre mois suivant la décision de renouvellement. Enfin, le tribunal a considéré que la menace pour l'ordre public justifiait la mesure, sans erreur manifeste d'appréciation au regard de la vie personnelle de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme E... qui demandait la condamnation du département des Pyrénées-Orientales pour la chute de son fils dans un collège. La requérante n'a pas apporté la preuve du lien de causalité direct entre l'ouvrage public (le seuil de porte) et le dommage, faute de témoin direct de l'accident. Le tribunal a considéré que la seule attestation de la principale du collège, retranscrivant les propos de l'enfant, ne suffisait pas à établir la matérialité des faits. La responsabilité du département n'a donc pas été engagée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme A... contre l’arrêté du préfet de l’Hérault du 11 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était légalement fondée sur le refus définitif de sa demande d’asile, en application des articles L. 542-4 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a écarté les moyens soulevés, estimant notamment que l’absence de mention d’un rendez-vous pour le dépôt d’un titre de séjour ne constituait pas une erreur de fait et que l’état de santé de son fils, invoqué au regard de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant et de l’article L. 425-9 du même code, n’avait pas été établi comme nécessitant une prise en charge en France. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives à l’interdiction de retour et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Aude avait obligé M. A..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet avait commis une erreur de fait et un défaut d'examen sérieux en affirmant que l'intéressé ne justifiait pas d'une entrée régulière et n'avait pas sollicité de titre de séjour, alors que M. A... démontrait une présence habituelle en France depuis plus de 24 ans et avait déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Cette décision méconnaît également l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancrage durable de sa vie privée et familiale en France. L'arrêté a donc été annulé, en application des articles L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 11 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens tirés du défaut de motivation et d'examen particulier, estimant que le préfet avait suffisamment motivé sa décision en tenant compte de la durée de séjour et de la situation familiale. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de l'absence de droit au séjour et de la précédente mesure d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales applicables.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI du ministre de l’intérieur notifiant à M. B... la perte de validité de son permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré l’impact professionnel invoqué par le requérant (plombier chauffagiste), en raison de la nécessité de préserver la sécurité routière face à un comportement grave et réitéré (usage du téléphone, non-respect d’un feu rouge). La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de la route relatives au retrait de points.
Le Tribunal administratif de Montpellier annule l'arrêté du 30 janvier 2025 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante congolaise, et l'a obligée à quitter le territoire avec interdiction de retour d'un an. La solution retenue est fondée sur une erreur d'appréciation : le préfet avait contesté la communauté de vie avec son époux, pourtant établie par les pièces du dossier. En conséquence, l'illégalité du refus de séjour entraîne l'annulation des décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire et interdiction de retour). Le tribunal applique notamment l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus du préfet de l'Aude de procéder à la délimitation du domaine public fluvial au droit de sa parcelle. Le tribunal a jugé que l'ouvrage litigieux, un déversoir, ne relevait pas du domaine public fluvial du Canal du Midi tel que défini à l'article L. 2111-11 du code général de la propriété des personnes publiques. Par conséquent, la compétence pour procéder à cette délimitation incombait à l'État et non à Voies Navigables de France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de M. A... et de l'EURL MCV visant à obtenir la condamnation de la commune de Saint-Martin-de-Londres à leur verser 42 212,11 euros pour des préjudices financier et moral. Le tribunal a jugé que la commune avait commis une faute en louant un hangar qui appartenait au domaine public départemental, faute d'un déclassement préalable, ce qui rendait le bail nul. Cependant, les requérants n'ont pas démontré de préjudice indemnisable, car les loyers versés correspondaient à l'occupation effective des lieux et les autres préjudices allégués n'étaient pas établis. La solution s'appuie sur les principes d'inaliénabilité et d'imprescriptibilité du domaine public, issus du code de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l'association One Voice visant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 8 septembre 2023 approuvant le schéma départemental de gestion cynégétique des Pyrénées-Orientales pour la période 2023-2029, en ce qui concerne la perdrix grise de montagne. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture disposant d'une délégation de signature régulière. Il a ensuite jugé que les dispositions contestées ne méconnaissaient pas les articles 2 et 7 de la directive "Oiseaux" ni les articles L. 420-1 et L. 425-14 du code de l'environnement, la requérante n'apportant pas la preuve que le prélèvement autorisé compromettait la conservation de l'espèce.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait un avis à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’une amende pour infraction au code de la route. La juridiction administrative s’est déclarée incompétente pour connaître de ce litige, estimant que la contestation d’une contravention de police et d’une amende forfaitaire majorée relève de la compétence des juridictions judiciaires (tribunal de police ou juge de proximité). Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et l’article 707-1 du code de procédure pénale.