20 838 décisions disponibles — page 191/1042
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B..., de nationalité marocaine, contre le refus du préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure pour absence de saisine du maire de Perpignan, exigée par l'article L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour apprécier son intégration républicaine. Le tribunal a jugé que ce vice de procédure, bien que constitué, n'avait pas privé M. B... d'une garantie ni influencé le sens de la décision, car le préfet avait fondé son refus sur un motif distinct (absence de communauté de vie). Par conséquent, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision implicite de rejet née du silence du préfet des Pyrénées-Orientales sur la demande de renouvellement de titre de séjour pour raison de santé de M. B..., ressortissant russe. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler durant ce réexamen.
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de M. A... contre l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2024 ordonnant son expulsion. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que les nombreuses condamnations pénales de l'intéressé, dont des violences récentes, constituent une menace grave pour l'ordre public justifiant l'expulsion sur le fondement de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal écarte également les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 24 juillet 2025. Le juge a estimé que le préfet de l'Hérault avait exécuté l'injonction en convoquant l'intéressée et en fixant un nouveau rendez-vous, et que le département de l'Hérault avait également exécuté la sienne en réalisant une visite sociale, sans que l'ordonnance initiale n'implique la fourniture d'un interprète ou d'un meilleur logement. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris les demandes accessoires relatives à l'aide juridictionnelle et aux dépens.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société TotalEnergie Electricité et Gaz France (TEEGF) d’un litige relatif à la résiliation, par la société publique locale SPLETH, d’un accord-cadre et d’un marché subséquent de fourniture de gaz naturel. La SPLETH a soulevé une exception d’incompétence de la juridiction administrative, arguant que le contrat, conclu entre deux personnes privées, relevait du droit privé. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que le contrat, conclu dans le cadre d’un groupement de commandes coordonné par une personne publique (Hérault Énergies) et soumis au code de la commande publique, présente le caractère d’un contrat administratif. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de résiliation pour défaut de motivation et pour absence de procédure contradictoire, et a ordonné la reprise des relations contractuelles, tout en renvoyant la demande d’indemnisation de la société TEEGF à une procédure ultérieure.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la SAS Société Jean Roger. Celle-ci contestait la passation d’un marché public de travaux d’assainissement attribué par la commune d’Olargues. Le juge a constaté que le contrat avait été signé le 18 septembre 2025, avant l’introduction de la requête le même jour. En application de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, le référé précontractuel n’est plus recevable après la conclusion du contrat. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait à être dégrevé de cotisations d'impôt sur le revenu pour l'année 2022. Le requérant n'a pas produit, dans le délai imparti, la décision de rejet de sa réclamation préalable, malgré une demande de régularisation du greffe. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet de l’Aude à Mme B..., ressortissante marocaine. La requérante contestait ce refus, né du silence gardé sur sa demande d’admission exceptionnelle au séjour fondée sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a retenu un vice de procédure, constatant que le préfet n’avait pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l’annulation de neuf saisies à tiers détenteur pour des cotisations d’impôt sur le revenu de 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car le requérant n’a pas produit les décisions contestées malgré une demande de régularisation, et le seul moyen soulevé n’était pas assorti de preuves suffisantes. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, 4° et 7°, du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet des Pyrénées-Orientales refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, jugeant qu’une décision implicite de rejet était née du silence gardé pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et ce malgré la délivrance de récépissés postérieurs. La solution retenue confirme l’existence d’une décision implicite attaquable, sans préjuger du fond du litige.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 15 juillet 2025 portant réadmission en Espagne. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée par le greffe, le requérant n'a pas produit l'arrêté ni justifié de l'impossibilité de le faire. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a annulé une décision de refus d’entrée sur le territoire français prise le 3 février 2024 à l’encontre de M. B..., ressortissant algérien. La juridiction a retenu que la décision ne comportait aucune indication de son auteur, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration, ce qui suffit à justifier l’annulation sans examen des autres moyens. Le tribunal a également refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle et rejeté la demande de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet du préfet des Pyrénées-Orientales concernant sa demande de certificat de résidence "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que M. B... ne justifiait pas d'une résidence stable et continue en France ni de liens personnels et familiaux suffisamment établis pour bénéficier des stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit en rejetant sa demande. Toutes les conclusions de M. B..., y compris celles aux fins d'injonction et d'astreinte, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a examiné les requêtes de Mme B..., ressortissante marocaine, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Aude. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la décision attaquée n'était pas entachée d'un défaut d'examen réel et complet de sa situation. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'âge de l'intéressée, de sa situation familiale et de ses attaches au Maroc. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du 17 octobre 2024 du préfet des Pyrénées-Orientales l'assignent à résidence pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen particulier de la situation. Il a jugé que la mesure était légalement fondée sur les articles L. 731-3 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant l'assignation à résidence en l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, et n'a pas retenu de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société TotalEnergie Electricité et Gaz France (TEEGF) d’un recours en excès de pouvoir et indemnitaire contestant la résiliation, par la société publique locale SPLETH, d’un accord-cadre et d’un marché subséquent de fourniture de gaz naturel. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la SPLETH, jugeant que le contrat, conclu dans le cadre d’un groupement de commandes coordonné par une personne publique (Hérault Énergies), revêtait un caractère administratif. Sur le fond, il a annulé la décision de résiliation pour défaut de motivation et de procédure contradictoire, en application des articles L. 212-1 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration, et a ordonné la reprise des relations contractuelles. Enfin, il a condamné la SPLETH à indemniser la société TEEGF à hauteur de 1 935 448 euros au titre des préjudices subis, sur le fondement des stipulations contractuelles et des principes de responsabilité contractuelle.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la SCI Aurémi d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 19 décembre 2022 par laquelle la commune de La Grande Motte a résilié pour motif d’intérêt général une convention d’occupation du domaine public portuaire. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la SCI, estimant que la délibération était régulière et que le motif d’intérêt général invoqué par la commune était fondé. Il a également écarté les demandes indemnitaires de la société, tant au titre de la perte de bénéfices escomptés que de la résistance fautive de la commune. Enfin, il a fait droit à la demande reconventionnelle de la commune en condamnant la SCI à lui verser 30 750 euros au titre de pénalités contractuelles pour maintien dans les lieux après résiliation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de refus de carte de résident opposée à M. B..., ressortissant arménien reconnu réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le préfet ayant excédé le délai légal de trois mois pour statuer, et que le moyen tiré de l'erreur de droit était de nature à créer un doute sérieux, la demande de passeport ou de carte consulaire étant illégale pour un réfugié. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier annule l'arrêté du 13 février 2025 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales avait assigné à résidence M. B..., ressortissant algérien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en obligeant le requérant, qui justifie résider et travailler en région parisienne, à demeurer dans les Pyrénées-Orientales et à se présenter chaque semaine à Perpignan. La décision est fondée sur les articles L. 731-3 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 1er août 2024 ordonnant son expulsion du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et fondé sur une menace grave pour l'ordre public, compte tenu des multiples condamnations pénales de l'intéressé. La solution retenue repose sur l'application des articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.