20 838 décisions disponibles — page 252/1042
Le Tribunal administratif de Montpellier annule la contrainte de 107 euros émise par la caisse d'allocations familiales de l'Hérault à l'encontre de la société Laborde Immobilier pour un indu d'allocation logement sociale. Le tribunal juge que la société requérante a exercé un recours administratif préalable et démontre que le locataire a quitté le logement le 22 juin 2023, et non le 22 mai 2023 comme retenu par la caisse, rendant la somme réclamée non due. La décision est fondée sur les articles L. 821-1 et L. 825-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Aude de lui accorder l'aide personnalisée au logement. Le juge a constaté que le loyer de 1 506 euros était très largement supérieur aux plafonds réglementaires fixés par l'arrêté du 27 septembre 2019 pour la zone de Carcassonne. La nécessité pour la requérante de résider en résidence sénior pour préserver son autonomie a été jugée sans incidence sur l'application de ces plafonds. La décision s'appuie sur les articles L. 823-1 et D. 823-16 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI Le Jasmin, qui contestait la décision de la CAF de l'Hérault de ne pas lui reverser les allocations logement conservées pour la période de février 2022 à juillet 2023. Le juge a estimé que la SCI, en tant que propriétaire bailleur, n'avait pas mis le logement en conformité avec les critères de décence dans le délai légal de 18 mois, malgré plusieurs contre-visites et un délai supplémentaire. Les difficultés relationnelles avec le locataire et les malfaçons de l'artisan n'ont pas été jugées comme des circonstances exceptionnelles justifiant un maintien de l'aide au sens des articles L. 843-3 et R. 843-6 du code de la construction et de l'habitation. La perte définitive des allocations logement a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, était saisi par la commune de Mailhac d’une demande d’annulation de l’arrêté du 19 novembre 2021 par lequel le maire de Montouliers a reconnu l’imputabilité au service du congé maladie de Mme B, ainsi que de la demande de remboursement de 53 706,12 euros formulée par cette dernière. Le tribunal a rejeté la requête de la commune de Mailhac, jugeant que la procédure de consultation du conseil médical prévue à l’article 37-19 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 avait été respectée et que l’appréciation de la rechute de la maladie professionnelle n’était pas entachée d’erreur. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la commune de Montouliers tendant au remboursement des sommes versées, celles-ci étant irrecevables dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) contestant deux arrêtés préfectoraux de réquisition de ses locaux « Les A » à Montpellier pour l’hébergement d’urgence de personnes sans domicile. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement fonder ces réquisitions sur l’article L. 642-1 du code de la construction et de l’habitation, applicable aux locaux vacants, et non sur l’article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales. Il a estimé que l’urgence et la nécessité de prévenir un trouble à l’ordre public étaient justifiées par la situation de saturation des capacités d’hébergement, et que le montant de l’indemnité d’occupation n’était pas entaché d’erreur d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné trois requêtes de la société Neo Invest concernant des décisions du maire de Salses-le-Château. La première requête visait l'annulation d'un arrêté de fermeture d'une extension de camping, tandis que les deux autres contestaient le refus d'abroger des arrêtés de fermeture antérieurs. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant notamment que la requête contre l'arrêté du 13 avril 2023 était irrecevable car cette décision ne faisait pas grief à la société, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A contestant un indu d’aide personnalisée au logement de 125 euros notifié par la caisse d’allocations familiales de l’Hérault. Le juge a constaté que la somme litigieuse avait été versée dès le 8 janvier 2024, rendant la requête sans objet avant son enregistrement le 10 juin 2024, et a donc déclaré les conclusions irrecevables. En conséquence, le bénéfice de l’aide juridictionnelle a été retiré à M. A, la procédure étant jugée manifestement irrecevable. La décision s’appuie notamment sur le code de la construction et de l’habitation et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par l'association France Nature Environnement Occitanie-Méditerranée d'un recours en excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral du 20 février 2023 incluant le pigeon ramier dans la liste des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts dans dix communes de l'Aude. Le tribunal a annulé cet arrêté en tant qu'il autorisait la destruction de cette espèce, au motif qu'il méconnaissait les dispositions de la directive "Oiseaux" (2009/147/CE) et du code de l'environnement. La juridiction a jugé que l'arrêté ne démontrait pas l'absence d'autre solution satisfaisante pour prévenir des dommages importants aux cultures, condition nécessaire pour déroger à la protection des oiseaux migrateurs pendant leur trajet de retour. En conséquence, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à l'association au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier rejette l'opposition formée par M. A contre une contrainte de la CAF des Pyrénées-Orientales pour un indu d'allocation logement social de 281 euros. Le juge rappelle que le débiteur ne peut contester le bien-fondé de l'indu à l'occasion d'une opposition à contrainte que s'il a préalablement exercé un recours administratif obligatoire, conformément aux articles L. 821-1 et L. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. En l'espèce, M. A n'ayant pas formé ce recours préalable, sa contestation du bien-fondé de l'indu est irrecevable. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault de lui accorder une remise de dette de 30 000 euros. La solution retenue est fondée sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale et l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que l'indu résultait de manœuvres frauduleuses de Mme A (falsification de bail et fausses déclarations), ce qui fait obstacle à toute remise gracieuse, même en cas de précarité. Par conséquent, la demande d'annulation et les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi par Mme A d’un recours contestant un indu d’allocation logement sociale (ALS) réclamé par la MSA du Languedoc, ainsi que la contrainte subséquente. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la requérante, jugeant que le contentieux des indus d’ALS relève bien de la compétence de la juridiction administrative. Il a ensuite rejeté l’ensemble des conclusions de Mme A, estimant que la contrainte était devenue définitive faute d’opposition dans le délai légal et que les demandes de rétablissement des droits étaient irrecevables. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté l'opposition formée par Mme D contre une contrainte de la CAF de l'Aude pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 495 euros. La requérante, invitée à régulariser sa requête, n'a soulevé que des moyens inopérants (bonne foi et situation financière précaire de son fils) sans lien avec la régularité ou le bien-fondé de la contrainte. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour absence de moyen opérant.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 12 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Enfin, le requérant ne pouvait se prévaloir directement de la directive 2008/115/CE, celle-ci ayant été transposée en droit interne.
Le Tribunal administratif de Montpellier a donné acte du désistement pur et simple de la requête de la Sas Socotec Diagnostic, qui contestait le rejet de son offre dans le cadre d’une procédure de passation d’un accord-cadre avec Hérault Logement. La société requérante s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions, y compris celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions reconventionnelles d’Hérault Logement tendant à la condamnation de la Sas Socotec Diagnostic aux frais irrépétibles. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A d’une demande de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2022. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement total des sommes en litige. Constatant que la demande de M. A était ainsi devenue sans objet, le tribunal a, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault du 3 octobre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant". La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais. Le tribunal a notamment jugé que le refus était suffisamment motivé et que la requérante, ajournée à son année universitaire avec une moyenne très faible, ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contestant des décisions de la caisse régionale d’assurance retraite Languedoc Roussillon relatives à sa pension de retraite. Le juge a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que le litige, portant sur l’application des législations de sécurité sociale, relève du contentieux général de la sécurité sociale, attribué au juge judiciaire par les articles L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire et L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A B d’une requête en plein contentieux visant à être déchargée de l’obligation de payer la taxe foncière 2022 (847 euros) pour un bien situé à La Grande Motte, contestée au motif que le bien relevait d’une succession acceptée sous bénéfice d’inventaire. L’administration fiscale a prononcé un dégrèvement partiel de 770 euros le 18 août 2023 et annulé la mise en demeure le 8 septembre 2023. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement de M. A de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus du centre hospitalier universitaire de Montpellier de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute. Ce désistement est réputé acquis en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir produit un mémoire récapitulatif dans le délai imparti. La demande reconventionnelle du centre hospitalier au titre de l'article L. 761-1 du même code a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a été saisi par Mme A, ressortissante malgache, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de l’Aude refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé le titre sollicité. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales en annulation et en injonction. Il a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles présentées au titre des frais de justice.