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Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société Frigovin contestant la sanction financière de 538 686,72 euros infligée par FranceAgriMer pour non-respect des conditions d’éligibilité à l’aide à la distillation de crise 2020. Le tribunal a jugé que la décision de sanction ne constituait pas un retrait d’une décision créatrice de droits, mais une simple constatation de non-respect des critères réglementaires, notamment le titre alcoométrique volumique des vins livrés. Il a écarté les moyens tirés de l’erreur de droit, du droit à l’erreur, de la rupture d’égalité et de l’enrichissement sans cause, en application des règlements européens (UE) 2020/592 et (UE) n° 809/2014, ainsi que des décisions nationales INTV-GPASV-2020-28 et INTV-GPASV-2020-34. La pénalité de 20 % a été maintenue, la bonne foi invoquée n’étant pas de nature à l’exclure.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme E et M. F d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du maire de Garrigues du 21 mars 2023 refusant un permis de construire une maison d’habitation, ainsi que contre le rejet de leur recours gracieux. Le tribunal a examiné le premier motif de refus fondé sur l’article L. 111-11 du code de l’urbanisme, relatif à la desserte par les réseaux publics. Il a rappelé que ce motif vise à éviter que des travaux d’extension des réseaux soient imposés à la collectivité par une initiative privée, et que le permis doit être refusé si l’autorité compétente ne peut indiquer le délai et le maître d’ouvrage des travaux nécessaires. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse juridique porte sur la légalité du refus au regard des dispositions du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par les parents d’un enfant mineur, victime d’une chute dans la cour de l’école élémentaire Jules Ferry à Agde, afin d’engager la responsabilité solidaire de la commune et de l’État pour défaut d’entretien de l’ouvrage public et défaut de surveillance. La commune d’Agde a contesté sa responsabilité en invoquant un entretien régulier des lieux, tandis que la rectrice de l’académie de Montpellier a demandé sa mise hors de cause, aucun personnel enseignant n’étant présent lors de l’accident. Le tribunal a reconnu la matérialité des faits, établissant que l’enfant avait dérapé sur des gravillons provenant du revêtement dégradé entourant un arbre, et a examiné la responsabilité sur le fondement des principes de la responsabilité pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le jugement s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société Free Mobile. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté du 30 octobre 2023 par lequel le maire de Clapiers s'est opposé à sa déclaration préalable pour l'installation d'une antenne relais. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que le motif de refus fondé sur l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme (absence de raccordement électrique garanti) n'était pas illégal, car la société n'avait pas démontré que les travaux d'extension du réseau électrique pouvaient être légalement mis à sa charge en tant qu'équipement public exceptionnel au titre de l'article L. 332-8 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de Montpellier Méditerranée Métropole à l’indemniser pour un accident survenu le 6 avril 2021 dans la piscine Neptune. M. B soutenait que la ligne d’eau, considérée comme un ouvrage public, présentait un défaut d’entretien normal ou que la collectivité avait commis une faute de sécurité. Le tribunal a jugé que la ligne d’eau constitue un bien meuble et non un ouvrage public, et que M. B n’a pas démontré de défaut d’entretien ni de faute de la collectivité, l’accident étant imputable à l’intervention de tiers mineurs. La responsabilité de la métropole n’a donc pas été retenue, et les conclusions indemnitaires de M. B, ainsi que celles de la CPAM de l’Hérault, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de Montpellier Méditerranée Métropole pour un défaut d'entretien de la voirie à Clapiers, à la suite d'une crevaison survenue lors d'une manœuvre de stationnement. La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve du lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage, ni d'éléments sur les circonstances de l'accident ou un signalement préalable de la dégradation. En conséquence, la responsabilité de la métropole n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ainsi que la demande de travaux ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A et de la commune de Joncels, qui demandaient l'annulation des arrêtés préfectoraux des 14 et 18 octobre 2022 refusant un permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le signataire était compétent. Il a estimé que le projet, situé en discontinuité de l'urbanisation et exposé à un risque de feu de forêt, méconnaissait les articles L. 111-3 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, et que l'avis défavorable de la CDPENAF n'était pas entaché d'illégalité. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI La Galinette, qui contestait l'arrêté du maire de Florensac retirant une décision de non-opposition à déclaration préalable pour l'extension d'un bâtiment. Le tribunal a jugé que le local technique de piscine, présenté comme un abri de jardin, devait être comptabilisé dans la surface de plancher car il n'était pas nécessaire au fonctionnement d'un groupe de bâtiments au sens de l'article R. 111-22 du code de l'urbanisme. En conséquence, le projet dépassait le seuil autorisé par l'article UE2 du plan local d'urbanisme, justifiant le retrait de la décision initiale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la SA Banque Fiducial, cessionnaire de créances de la société La Métropolitaine des Services (LMS) dans le cadre d'un marché public de travaux. La banque réclamait le paiement de deux acomptes, d'un montant total de 40 993,15 euros, que l'administration avait refusé de verser en invoquant une compensation avec une avance versée à l'entreprise. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l'administration était fondée à procéder à cette compensation sur le fondement des stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et des règles de la comptabilité publique, sans que la procédure collective de LMS n'y fasse obstacle. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant l'exécution des marchés publics et les règles de compensation entre dettes connexes.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête des sociétés Geho, Lelon et Omicron contestant le refus du maire de Claret d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal l’abrogation d’une délibération de déclassement d’une parcelle (n°16-7 du 10 mars 2022) et le retrait d’une délibération de cession (n°74-20 du 20 octobre 2022). La juridiction a rejeté la demande d’annulation du refus d’abroger la délibération de déclassement, jugeant que les requérantes ne pouvaient invoquer utilement des vices de forme ou de procédure (comme l’absence d’enquête publique) après l’expiration du délai de recours contentieux, ces moyens n’étant recevables que dans le cadre d’un recours direct contre l’acte réglementaire initial. La solution s’appuie sur les principes de l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de la voirie routière.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté du 22 juillet 2024 du préfet de l'Hérault lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a notamment jugé que le préfet n'avait pas à saisir le collège de médecins sur l'état de santé du requérant, car sa demande d'admission au séjour pour ce motif était tardive et non justifiée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale et de l'absence de risque en cas de retour au pays.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme F, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Hérault. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la situation de Mme F était régie par la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992, et non par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de la SCI CSR. Celle-ci contestait la taxe sur les logements vacants mise à sa charge pour 2022, mais l’administration fiscale avait déjà prononcé un dégrèvement partiel de 236 euros. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a donc clos l’instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme A contestant le refus de permis de construire une maison individuelle émis par le maire de Tourbes le 3 avril 2023. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, jugeant que le maire restait compétent pour statuer au nom de la commune malgré la caducité du plan d'occupation des sols, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur d'appréciation de l'avis du préfet, en application de l'article L. 111-3 du même code, estimant que le projet ne pouvait être autorisé car il avait pour effet d'étendre la partie urbanisée de la commune. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. et Mme A qui demandaient l'annulation d'un certificat d'urbanisme informatif délivré par le maire de Teyran le 27 juillet 2022. Les requérants contestaient notamment le classement d'une partie de leur parcelle en espace boisé classé, estimant que ce zonage était devenu caduc après un remaniement cadastral. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'impose d'informer individuellement les propriétaires lors de l'élaboration d'un document d'urbanisme et que le remaniement cadastral est sans incidence sur les règles d'urbanisme applicables. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 113-1 et L. 410-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 7 mai 2025 prolongeant le placement à l’isolement de M. B.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant n’apportant pas d’éléments suffisants pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d’injonction ont été rejetées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles R. 213-21, R. 213-24 et R. 213-26 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, bénéficiaire de la protection subsidiaire, pour suspendre la décision implicite du préfet de l'Hérault refusant de lui délivrer une carte de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, car le requérant, privé de titre de séjour et de ressources depuis avril 2025, ne peut travailler et risque de perdre son logement et une offre d'emploi. La condition d'urgence étant remplie, le tribunal a examiné l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 6 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'illégalité de la consultation du fichier TAJ, de l'erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public et de la violation du droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, ressortissant mauritanien, contestant un arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire était légale car fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la demande d'asile déposée postérieurement à l'arrêté n'affectait pas sa légalité, mais seulement son exécution en vertu de l'article L. 541-3. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur d'appréciation, ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le requérant ne pouvait se prévaloir des orientations d'une circulaire ministérielle pour contester le refus de titre de séjour, l'exercice du pouvoir de régularisation relevant de l'appréciation discrétionnaire du préfet. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.