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Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. C de deux requêtes contestant un refus implicite de délivrance d’un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de la première requête, dont le tribunal lui a donné acte. Concernant la seconde requête, le préfet de l’Hérault a informé le tribunal que le titre de séjour sollicité était en cours de fabrication et qu’un récépissé avec autorisation de travail avait été remis à l’intéressé. En conséquence, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'association La clé de la constance. Celle-ci contestait le refus du département de l'Hérault d'autoriser la création d'un lieu de vie et d'accueil à Gigean. Le juge estime que l'association ne justifie pas d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, car les difficultés invoquées (situation des jeunes accueillis, risque de licenciement) ne sont pas établies avec la certitude requise. Par conséquent, la requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de l'Aude lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la très courte durée du séjour en France (un mois) et de l'absence d'attaches familiales solides. Enfin, le moyen tiré du caractère disproportionné de l'interdiction de retour, fondé sur l'absence de casier judiciaire, a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule l'arrêté du maire de Cazevieille du 4 juin 2021 qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable de division en vue de construire deux lots. La décision est annulée pour vice d'incompétence, le maire n'ayant pas recueilli l'avis conforme du préfet, pourtant requis par l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme en l'absence de document d'urbanisme local. Le tribunal retient également que le projet méconnaît l'article L. 111-3 du même code, car il aurait pour effet d'étendre la partie urbanisée de la commune.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule la décision implicite du préfet de l’Hérault refusant de délivrer une carte de résident de dix ans à M. C, ressortissant tunisien. Le tribunal estime que le préfet ne pouvait opposer un emploi irrégulier datant de 2019 pour refuser le titre, alors que M. C remplit les conditions de l’article 10 de l’accord franco-tunisien (mariage avec une Française, père d’un enfant français, résidence régulière de plus de dix ans). La solution retenue est l’annulation du refus et l’injonction de délivrer la carte de résident dans un délai d’un mois. Les textes appliqués sont l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier a donné acte du désistement de la SARL Makkah de ses conclusions en annulation et décharge d’un avis de sommes à payer de 200 euros émis par Montpellier Méditerranée Métropole. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la métropole a été condamnée à verser 600 euros à la société au titre des frais de justice, malgré le désistement. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 26 janvier 2024 par laquelle le préfet de l'Hérault avait retiré la carte de résident de 10 ans de M. B, ressortissant marocain, pour l'emploi d'un salarié sans titre de travail. Le tribunal a jugé que ce retrait, fondé sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, les faits de travail dissimulé datant de 2016, ayant fait l'objet d'une composition pénale en 2018 et ne concernant qu'une seule journée. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B une carte de résident valable du 10 mars 2023 au 9 mars 2033.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Hérault de lui délivrer une carte de résident. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que Mme B ne remplissait pas la condition de ressources, car elle percevait l'allocation aux adultes handicapés prévue à l'article L. 821-2 du code de la sécurité sociale, qui n'entre pas dans les exceptions légales à cette condition. Ses ressources, inférieures au SMIC, justifiaient le refus, sans erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Montpellier a constaté le désistement d'office de M. B A, qui contestait une décision du ministre de l'intérieur (48 SI du 26 septembre 2024). Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité, le tribunal a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement, mettant fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal estime que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en raison de la demande de réexamen de l'asile, est suffisamment motivée. Il juge également que l'OFII n'a pas commis d'erreur d'appréciation, car la vulnérabilité alléguée par M. A n'est pas établie par les pièces du dossier, notamment au vu de l'entretien de vulnérabilité réalisé.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande visant à modifier une précédente ordonnance du 17 janvier 2025 en raison de l'inexécution par le préfet de l'Hérault de l'injonction de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge des référés a constaté que le préfet avait finalement convoqué la requérante le 20 février 2025 pour lui remettre le document sollicité. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction, estimant que la demande était devenue sans objet. La requête a été rejetée pour le surplus, sans application des dispositions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par des voisins immédiats d’une demande d’annulation d’un arrêté du 3 janvier 2023 par lequel le maire de Marsillargues a accordé un permis de construire pour deux bâtiments d’activité. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, reconnaissant l’intérêt à agir des requérants. Il a ensuite examiné les moyens, notamment la méconnaissance du Plan de Prévention des Risques Inondations (PPRI) et des articles R. 111-2, R. 111-5, R. 111-17 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. Estimant que le vice tiré de la méconnaissance de l’article 4.3 du PPRI relatif à la rétention des eaux pluviales était régularisable, le tribunal a sursis à statuer pendant trois mois afin de permettre la régularisation du permis.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A, qui souhaitait faire évaluer la qualité de sa prise en charge par le CHU de Montpellier le 20 avril 2017. L’expertise a été jugée utile dans la perspective d’un éventuel litige en responsabilité médicale, et ni le CHU ni l’ONIAM ne s’y sont opposés. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’ordonner toute mesure utile d’expertise. L’expert désigné devra notamment examiner la conformité des soins aux données acquises de la science, l’existence d’un accident médical ou d’une infection nosocomiale, et les éventuels manquements fautifs.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. A, qui sollicitait 128 106 euros en réparation du préjudice résultant de la résiliation de sa convention d’occupation du domaine public par la commune de Montpellier. Le juge a estimé que l’obligation de la commune était sérieusement contestable, faute pour le requérant d’établir un lien direct entre la résiliation et le préjudice allégué, ainsi que le caractère grave et spécial de ce dernier. La décision est fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’octroi d’une provision à l’absence de contestation sérieuse de l’obligation. Les conclusions accessoires des parties au titre de l’article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 23 mars 2025, l'autorisant à travailler. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A, conjoint de Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, dès lors que l'intéressé s'était vu délivrer, postérieurement à sa requête, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande valable jusqu'au 25 mai 2025. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 3 650 euros présentée par M. A, surveillant pénitentiaire, qui réclamait l'indemnisation de trente-six jours et demi de congés annuels. Le juge a estimé que l'obligation de paiement de l'administration était sérieusement contestable, car l'intéressé n'avait pas encore été radié des cadres et que l'indemnisation ne pouvait intervenir qu'à la fin de sa relation de travail. La décision est fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'octroi d'une provision au caractère non sérieusement contestable de l'obligation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Hérault refusant l'admission au séjour de M. B. Le juge a estimé que le dossier de demande de titre de séjour était incomplet, ce qui ne permettait pas de délivrer un récépissé de plein droit, et que la décision contestée ne constituait pas un refus faisant grief. Aucune urgence ni doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont été retenus. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" opposée à M. B, parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité de la situation du requérant et de sa famille, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de l'Hérault de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B A, qui souhaite déterminer si son état de santé psychique et physique est compatible avec la détention d'une arme pour poursuivre son activité de chasseur. Le juge des référés a fait droit à cette demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile dans la perspective d'un litige principal. Un expert psychiatre a été désigné pour évaluer l'état de santé de M. A et fournir des précisions médicales au tribunal. Le préfet de l'Hérault ne s'est pas opposé à cette mesure d'instruction.