20 838 décisions disponibles — page 388/1042
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 10 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la requérante ne justifiait pas de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant malgache, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni défaut d'examen sérieux, la décision étant fondée sur le maintien irrégulier après expiration du visa. Enfin, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de communauté de vie établie avec son épouse, de l'incertitude sur sa paternité et de son comportement pénal.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de médiation de l'Hérault du 3 septembre 2024, qui refusait de reconnaître le caractère urgent et prioritaire de la demande de logement de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation d'expulsion et d'hébergement précaire invoquée par le requérant résultait d'impayés de loyers importants, ce qui ne caractérisait pas une urgence justifiant la suspension. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 6 315 009,68 euros pour des préjudices résultant de procédures menées devant les tribunaux judiciaires de Carcassonne et de Narbonne. Par une ordonnance du 23 décembre 2024, le tribunal a rejeté ces requêtes pour incompétence de la juridiction administrative. Il a jugé que les actions relatives au fonctionnement du service public de la justice judiciaire relèvent exclusivement du juge judiciaire, en application du principe de séparation des autorités administratives et judiciaires. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de la SAS Cegelec Perpignan de sa requête en plein contentieux. La société demandait l'établissement de décomptes généraux et définitifs pour trois lots de marchés publics et sollicitait la condamnation du SDIS 66 et de divers co-contractants à lui verser plus de 4 millions d'euros sur le fondement de la responsabilité contractuelle et quasi-délictuelle. En l'absence d'opposition des parties défenderesses, le tribunal a constaté que ce désistement était parfait et a donné acte de celui-ci. Aucun texte spécifique n'est appliqué au fond, la décision se fondant sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant macédonien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 13 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que la délégation de signature était régulière et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux suffisamment établis en France. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme B, agent de la Métropole de Montpellier, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de réintégration après un congé de longue maladie. La Métropole soutenait que la requête était devenue sans objet en raison de la réintégration ultérieure de l’agent, mais le tribunal a écarté cette exception, jugeant que la décision implicite attaquée avait reçu exécution jusqu’à cette date. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, estimant que la Métropole avait méconnu les dispositions des articles 19 et 26 du décret du 13 janvier 1986 et de l’article L. 514-6 du code général de la fonction publique, en ne procédant pas à la réintégration de Mme B alors qu’elle avait été déclarée apte et que des postes vacants existaient.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante de la République démocratique du Congo, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et jugé que l'erreur de visa de la convention bilatérale (République du Congo au lieu de République démocratique du Congo) était sans incidence. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation du sérieux des études, la requérante n'ayant pas validé sa deuxième année de BTS et ne justifiant pas d'une progression cohérente dans son cursus. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui contestait le refus du préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour "étudiant en recherche d'emploi ou création d'entreprise" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'examen insuffisant de sa situation. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas d'un diplôme au moins équivalent au grade de master, condition requise par les articles L. 422-10 et D. 422-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir le titre sollicité. La décision a également été considérée comme ne méconnaissant pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 octobre 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Montpellier refusait de formuler trois propositions d'admission en master de psychologie pour M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, le requérant ayant contesté la décision plus d'un an après son intervention et après la rentrée universitaire 2024. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la délibération du jury ajournant une candidate au BTS diététique. La requérante invoquait un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'une erreur dans la transmission de ses fiches d'évaluation de stage, ce qui l'aurait privée d'un accès à une session de rattrapage. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération. Par conséquent, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (demande de réexamen d'asile), était suffisamment motivée et non entachée d'erreur de droit ou d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a toutefois admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant bosniaque, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 2 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des condamnations pénales de l'intéressé. La décision fixant le pays de destination a été jugée légale, le requérant n'ayant pas démontré de risque réel de traitements contraires à l'article 3 de la même Convention. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu, et l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou aux droits de son enfant (article 3-1 de la CIDE). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la charte des droits fondamentaux de l'UE, et les conventions internationales invoquées.
Tribunal Administratif de Montpellier, 3ème chambre. Le requérant, nu-propriétaire d’un logement insalubre, contestait l’arrêté préfectoral du 4 août 2022 le déclarant redevable d’une astreinte journalière pour inexécution des travaux prescrits par un précédent arrêté du 8 mars 2022. Le tribunal a rejeté sa demande d’annulation, jugeant que l’arrêté attaqué était suffisamment motivé et que la qualité de nu-propriétaire suffisait à le rendre redevable de l’astreinte en application des articles L. 511-10 et L. 511-11 du code de la construction et de l’habitation. Il a également écarté le moyen tiré de l’absence de perception de loyers et a estimé que le départ de la locataire et la sécurisation du logement, postérieurs à l’arrêté, ne faisaient pas obstacle à l’astreinte, celle-ci ayant couru jusqu’à la réalisation complète des mesures prescrites.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, qui contestait sa non-admissibilité à un examen professionnel de secrétaire administratif. Le requérant soutenait que la note de zéro attribuée pour rupture d’anonymat était erronée. Le juge a rappelé qu’il ne contrôle pas l’appréciation du jury sur la valeur des candidats, mais vérifie l’absence de considérations étrangères aux mérites. En l’espèce, aucun élément ne démontrait que le jury s’était fondé sur de telles considérations. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les fins de non-recevoir.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 9 mars 2022 plaçant Mme B en disponibilité d'office pour raisons médicales du 5 février 2020 au 4 février 2022. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas informé l'agent de la date de la réunion du comité médical ni de la possibilité de faire entendre le médecin de son choix, en méconnaissance de l'article 7 du décret n°86-442 du 14 mars 1986. Le tribunal a également jugé que l'arrêté était entaché d'illégalité en ce qu'il produisait des effets rétroactifs sur une période de deux ans, en violation du principe de non-rétroactivité des actes administratifs. En conséquence, l'arrêté a été annulé, et l'administration a été enjoint de reconstituer la carrière de Mme B.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A, professeur certifié, qui demandait réparation pour le préjudice subi du fait de l'absence d'inspection pédagogique entre 2002 et 2017, ayant entravé son avancement. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'évaluation de l'agent, écartant l'exception de prescription quadriennale pour la période non prescrite. Il a ainsi condamné l'État à verser 5 000 euros à M. A au titre de la perte de chance d'avancement et 1 000 euros pour son préjudice moral, sur le fondement des articles 30 du décret du 4 juillet 1972 et de la loi du 31 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, contrôleur des douanes, qui contestait le refus de reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident survenu le 18 juin 2021. Le tribunal a jugé que l'accident, survenu devant le domicile de l'intéressé, ne présentait pas de lien direct avec le service et ne constituait pas une rechute de l'accident de service du 15 avril 2021, faute d'aggravation spontanée établie. La solution retenue s'appuie sur l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 (codifié à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique) et les conclusions de l'expertise médicale et de la commission de réforme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné Montpellier Méditerranée Métropole à verser 13 000 euros à une agente victime d’un accident de service reconnu imputable, en réparation de ses préjudices personnels (incapacité permanente partielle de 10 % à 58 ans). La solution retenue s’appuie sur le principe de la responsabilité sans faute de l’administration, conformément au code général de la fonction publique, et distingue les préjudices personnels indemnisables en sus de la réparation forfaitaire prévue par les textes. La somme allouée est réduite de la provision déjà versée (12 200 euros), et 700 euros sont accordés au titre des frais de justice.