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Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, ingénieure au CNRS, qui contestait le refus de l'Office français de la biodiversité (OFB) de l'intégrer dans le corps des attachés d'administration de l'État. La requérante soutenait que la décision était entachée d'incompétence, insuffisamment motivée et qu'elle méconnaissait les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 16 septembre 1985. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en validant la chaîne de délégation de signature au sein de l'OFB. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 29 juin 2022.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par les parents de deux enfants, Michaël et Raphaël, d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions de la commission de l’académie de Montpellier refusant leur demande d’instruction en famille pour l’année 2022-2023. Les requérants soutenaient que ces refus étaient entachés d’une erreur de droit et méconnaissaient l’intérêt supérieur de l’enfant, en raison de la fixation d’une période de demande. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après examen, a rejeté les conclusions des parents, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l’éducation et de la loi du 24 août 2021.
Tribunal Administratif de Montpellier, 3ème chambre. Le requérant, nu-propriétaire d’un logement insalubre, contestait l’arrêté préfectoral du 4 août 2022 le déclarant redevable d’une astreinte journalière pour inexécution des travaux prescrits par un précédent arrêté du 8 mars 2022. Le tribunal a rejeté sa demande d’annulation, jugeant que l’arrêté attaqué était suffisamment motivé et que la qualité de nu-propriétaire suffisait à le rendre redevable de l’astreinte en application des articles L. 511-10 et L. 511-11 du code de la construction et de l’habitation. Il a également écarté le moyen tiré de l’absence de perception de loyers et a estimé que le départ de la locataire et la sécurisation du logement, postérieurs à l’arrêté, ne faisaient pas obstacle à l’astreinte, celle-ci ayant couru jusqu’à la réalisation complète des mesures prescrites.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 octobre 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Montpellier refusait de formuler trois propositions d'admission en master de psychologie pour M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, le requérant ayant contesté la décision plus d'un an après son intervention et après la rentrée universitaire 2024. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme B, agent de la Métropole de Montpellier, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de réintégration après un congé de longue maladie. La Métropole soutenait que la requête était devenue sans objet en raison de la réintégration ultérieure de l’agent, mais le tribunal a écarté cette exception, jugeant que la décision implicite attaquée avait reçu exécution jusqu’à cette date. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, estimant que la Métropole avait méconnu les dispositions des articles 19 et 26 du décret du 13 janvier 1986 et de l’article L. 514-6 du code général de la fonction publique, en ne procédant pas à la réintégration de Mme B alors qu’elle avait été déclarée apte et que des postes vacants existaient.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui contestait le refus du préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour "étudiant en recherche d'emploi ou création d'entreprise" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'examen insuffisant de sa situation. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas d'un diplôme au moins équivalent au grade de master, condition requise par les articles L. 422-10 et D. 422-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir le titre sollicité. La décision a également été considérée comme ne méconnaissant pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante de la République démocratique du Congo, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et jugé que l'erreur de visa de la convention bilatérale (République du Congo au lieu de République démocratique du Congo) était sans incidence. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation du sérieux des études, la requérante n'ayant pas validé sa deuxième année de BTS et ne justifiant pas d'une progression cohérente dans son cursus. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, contrôleur des douanes, qui contestait le refus de reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident survenu le 18 juin 2021. Le tribunal a jugé que l'accident, survenu devant le domicile de l'intéressé, ne présentait pas de lien direct avec le service et ne constituait pas une rechute de l'accident de service du 15 avril 2021, faute d'aggravation spontanée établie. La solution retenue s'appuie sur l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 (codifié à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique) et les conclusions de l'expertise médicale et de la commission de réforme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Portiragnes concernant des malfaçons et désordres affectant le lot n°04 "Menuiseries extérieures aluminium" dans le cadre de la construction de sa nouvelle mairie. La mesure a été jugée utile pour déterminer l'origine et les causes des désordres, sans préjuger des responsabilités des sociétés Barsalou et P. Deffayet. L’expert désigné devra notamment constater l’état de l’ouvrage, identifier les causes des désordres, et chiffrer les travaux de réparation. Cette décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule la décision du 1er juillet 2022 par laquelle l'Office français de la biodiversité a refusé à Mme B le bénéfice d'une formation diplômante Master II ACEF. La juridiction retient que cette décision, transmise par courrier électronique, méconnaît l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration en raison de l'absence de signature de son auteur, sans que l'administration démontre l'application d'une dérogation prévue à l'article L. 212-2 du même code. Cette annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, un ressortissant togolais demandeur d'asile, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité signataire, la méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la décision était régulièrement signée par une autorité compétente, que la vulnérabilité du demandeur avait été prise en compte lors d'un entretien, et qu'aucune erreur de droit ou d'appréciation n'était établie. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la présentation tardive de la demande d'asile. Les moyens d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, le tribunal considérant que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas une dérogation. En conséquence, seules l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée, le surplus des conclusions étant rejeté.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, ressortissante bosniaque, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 3 décembre 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la situation de vulnérabilité de la requérante avait été examinée, écartant ainsi les moyens tirés du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 511-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la commune de Saint-Jean-de-Védas à verser à M. A, agent communal victime d’un accident de service le 26 janvier 2018, une provision de 88 640,50 euros. Le juge a estimé que l’obligation de la commune n’était pas sérieusement contestable, l’expertise ayant établi l’absence de lien entre l’accident et un antécédent neurologique. La commune a également été condamnée à payer 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, un ressortissant malien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Pyrénées-Orientales. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen, estimant que la décision était suffisamment motivée. Il a jugé que M. A ne pouvait se prévaloir des dispositions de la convention franco-malienne et du code du travail pour obtenir une prorogation de son autorisation de travail, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA ou de l'article 8 de la CEDH. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule l'arrêté du 23 septembre 2024 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé un titre de séjour "étudiant" à M. C, ressortissant algérien, et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations du titre III du protocole de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en estimant à tort que les études de l'intéressé n'étaient pas sérieuses, compte tenu de sa progression dans son cursus universitaire. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aude du 20 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a jugé que la délégation de signature au sous-préfet de Limoux était régulière, écartant le vice d'incompétence. Elle a estimé que la décision d'éloignement, fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était légale et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France. Les autres moyens, relatifs au refus de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour, ont également été écartés comme infondés.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. H, un technicien des systèmes d'information, qui contestait l'arrêté du préfet de la zone de défense et de sécurité sud refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et les vices de procédure liés à la composition de la commission de réforme. Il a également jugé que les conditions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 (désormais codifié dans le code général de la fonction publique) n'étaient pas remplies, faute pour le requérant d'établir un lien direct entre sa pathologie et le service. La décision s'appuie notamment sur le décret n°86-442 du 14 mars 1986 et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par M. B, fonctionnaire d'Orange, contestant la conformité à la Constitution du dernier alinéa de l'article L89 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite. M. B soutenait que cette disposition, issue de la loi de finances pour 2024, créait une rupture d'égalité entre les salariés de droit privé et les fonctionnaires d'Orange pour l'accès à la retraite progressive, et méconnaissait le principe de sécurité juridique. Le tribunal a examiné si les conditions de transmission de la QPC au Conseil d'État étaient remplies, notamment le caractère sérieux de la question. Par son ordonnance, le tribunal a refusé de transmettre la question, la jugeant dépourvue de caractère sérieux, sans se prononcer sur le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 13 juin 2022 par lequel le maire de Saint-Gély du Fesc avait refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la tentative de suicide de Mme A, survenue sur son lieu de travail le 10 février 2022. Le tribunal a jugé que, bien que l'accident soit survenu dans le temps et le lieu du service, la commune n'établissait pas l'existence de circonstances particulières détachant cet événement du service. Il a estimé que les refus répétés de promotion et l'absence de reconnaissance professionnelle subis par l'agent constituaient un lien direct avec le service, appliquant ainsi les dispositions de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique et l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983.