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Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. H, un technicien des systèmes d'information, qui contestait l'arrêté du préfet de la zone de défense et de sécurité sud refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et les vices de procédure liés à la composition de la commission de réforme. Il a également jugé que les conditions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 (désormais codifié dans le code général de la fonction publique) n'étaient pas remplies, faute pour le requérant d'établir un lien direct entre sa pathologie et le service. La décision s'appuie notamment sur le décret n°86-442 du 14 mars 1986 et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule la décision du 1er juillet 2022 par laquelle l'Office français de la biodiversité a refusé à Mme B le bénéfice d'une formation diplômante Master II ACEF. La juridiction retient que cette décision, transmise par courrier électronique, méconnaît l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration en raison de l'absence de signature de son auteur, sans que l'administration démontre l'application d'une dérogation prévue à l'article L. 212-2 du même code. Cette annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 18 mai 2022 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse fixait à 0% le taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de M. B, un surveillant pénitentiaire victime d’un accident de service. Le tribunal a jugé que cette fixation était entachée d’une erreur d’appréciation, un expert désigné par la juridiction ayant évalué le déficit fonctionnel permanent à 3%. En conséquence, il a enjoint à l’administration de fixer ce taux à 3% dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant tchadien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour en qualité d'étudiant. Le tribunal a considéré que la décision explicite de refus du 24 août 2023 s'était substituée à la décision implicite initiale. Les juges ont estimé que cette décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Font-Romeu-Odeillo-Via et de son assureur, suite à l'effondrement partiel d'un mur de soutènement et de la chaussée de la rue Serra del Cadi. La mesure vise à déterminer l'origine des désordres, imputés à des travaux de terrassement réalisés par un propriétaire privé, et à évaluer les responsabilités ainsi que le coût des réparations. L'expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, sera menée au contradictoire de l'ensemble des parties concernées, dont le sous-traitant Predemaco 2006 et son assureur.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour du préfet de l'Hérault. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que Mme C ne justifiait pas d'une résidence continue en France depuis 2015 ni d'une intégration suffisante pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A qui demandait à être orientée avec ses deux enfants vers une structure d'hébergement d'urgence. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant que la requérante n'avait pas effectué d'appels réguliers au 115, ce qui n'avait pas favorisé l'étude de sa demande par le service intégré d'accueil et d'orientation. En conséquence, la carence de l'État dans l'application des articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles n'a pas été caractérisée comme une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B, atteint d'un cancer et expulsé de son logement, qui sollicitait une injonction à l'encontre du préfet de l'Hérault pour obtenir un hébergement d'urgence avec son fils majeur. Le juge des référés a rejeté sa requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et que l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était pas établie. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, qui consacrent le droit à l'hébergement d'urgence, mais dont la mise en œuvre est appréciée au regard des diligences de l'administration et des moyens disponibles.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme Cardouat et Mme C contestant la délibération du conseil municipal de Peyriac-de-Mer du 19 décembre 2022. Cette délibération déclarait nul un compromis de vente de 2016 et approuvait un nouveau compromis pour les mêmes parcelles communales. Le tribunal a jugé que la commune ne pouvait pas unilatéralement déclarer la nullité du contrat de 2016, seul le juge ou un accord commun des parties étant compétent, en application des articles 1128 et 1178 du code civil. Il a également considéré que la vente n'était pas parfaite faute de réalisation des conditions suspensives, et que la nouvelle délibération n'était pas entachée d'irrégularité procédurale ou d'erreur manifeste d'appréciation sur le prix. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes des requérantes.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. D et Mme C, agissant pour leur fille mineure et en leur nom propre, afin d’engager la responsabilité de la commune de Frontignan pour défaut d’entretien d’un ouvrage public. Ils soutenaient que leur enfant avait été blessée en heurtant une cordelette maintenant les filets de cages de football, placée en travers d’une piste lors d’une course d’orientation scolaire. La commune a opposé l’irrecevabilité de la requête pour tardiveté et l’absence de demande préalable pour les préjudices personnels des parents, tout en contestant tout défaut d’entretien et en invoquant la force majeure et une faute de la victime. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes des requérants, considérant que la responsabilité de la commune n’était pas engagée, et a mis à leur charge une somme de 1 500 euros au titre des frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de FranceAgriMer de lui verser une aide vitivinicole. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également estimé que FranceAgriMer n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, et que le principe de confiance légitime n'avait pas été violé. La solution retenue s'appuie notamment sur le code des relations entre le public et l'administration et les règlements européens relatifs à la politique agricole commune.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le montant de 4 000 euros qui lui avait été accordé par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation au titre de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. La requérante estimait cette somme insuffisante au regard de sa situation personnelle. Le tribunal a jugé que la commission avait fait une exacte application des dispositions légales et réglementaires (loi du 23 février 2022 et décret du 18 mars 2022), en calculant l'indemnité forfaitaire sur la base de la durée de séjour de 303 jours de Mme A dans les structures d'accueil. La solution retenue est le rejet de la requête pour excès de pouvoir.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le montant de 6 000 euros de l’aide de solidarité accordée par l’ONACVG en application du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Le tribunal a jugé que ce décret institue une aide sociale et non un dispositif indemnitaire pour les conditions d’accueil en France, contrairement à ce que soutenait la requérante. Il a également relevé que Mme A n’avait pas sollicité l’indemnisation prévue par la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. La décision a été confirmée comme légale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 5 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux, estimant la décision suffisamment motivée et fondée sur une délégation de signature régulière. Il a jugé que la situation de Mme A, entrée irrégulièrement et sans droit au séjour en France, justifiait légalement la mesure d'éloignement sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le montant de 5 000 euros qui lui avait été accordé au titre de la réparation des préjudices subis par les harkis (loi n° 2022-229 du 23 février 2022). Le requérant estimait cette somme insuffisante au regard de sa situation personnelle. Le tribunal a jugé que la commission nationale indépendante avait fait une exacte application des dispositions légales et réglementaires (notamment l'article 3 de la loi et l'article 9 du décret n° 2022-394 du 18 mars 2022) en calculant l'indemnité forfaitaire en fonction de la durée de séjour de 575 jours dans les structures concernées. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l'association Entre Bade et Saline visant à annuler la délibération du conseil municipal de Peyriac-de-Mer du 30 mai 2023 autorisant la vente de parcelles communales à la SAS Envol. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance du délai de convocation et du défaut d'avis du service des domaines, mais ne les a pas retenus comme fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus du préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision préfectorale suffisamment motivée. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, compte tenu de son entrée récente en France et de l'absence de démonstration de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. E, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de l'Aude du 4 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Saisi d'une substitution de base légale, il a constaté que la décision d'éloignement ne pouvait reposer sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entrée irrégulière), car M. E justifiait d'une entrée régulière et d'un titre de séjour. La solution retenue par le tribunal n'est pas encore rendue, mais l'analyse porte sur l'application des articles L. 611-1 du CESEDA et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant le refus de renouvellement de son certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Pyrénées-Orientales. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, après avoir examiné les violences conjugales alléguées et l'ensemble de la situation personnelle de l'intéressée. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans méconnaître l'intérêt supérieur de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de la SAS CCL, exploitant d’un restaurant à Montpellier, qui sollicitait l’indemnisation de son préjudice lié aux travaux de construction de la ligne 5 du tramway. La juridiction a estimé que la société n’établissait pas de lien de causalité direct entre les travaux et la fermeture de son établissement, intervenue avant le début des travaux de terrassement. Le tribunal a également considéré que le préjudice invoqué ne présentait pas un caractère anormal et spécial, les riverains devant supporter les sujétions normales des travaux d’intérêt général. En conséquence, la requête a été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.