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Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en opposant l'absence de visa long séjour, conformément à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné à l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet de l'Hérault du 21 février 2024 refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante mauricienne, et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison des attaches familiales intenses de la requérante en France (parents, fratrie) et de son intégration socio-professionnelle récente. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme A dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault du 5 août 2024 lui refusant un titre de séjour "entrepreneur/profession libérale", assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour de trois mois. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a jugé que le refus de titre de séjour était légal, faute pour Mme B... de détenir un visa de long séjour exigé par l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que son activité non salariée n'était pas économiquement viable. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ont été validées, et les conclusions aux fins d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la contestation par la SAS Lagarrigue d'un avis de somme à payer émis par la communauté de communes Lodévois et Larzac pour des pénalités de retard sur un marché public de travaux. La société requérante invoquait notamment l'irrégularité du titre exécutoire pour défaut de signature et de bases de liquidation, ainsi que le caractère non fondé de la créance. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le bordereau de titres de recettes était régulièrement signé et que les bases de liquidation étaient suffisamment détaillées dans le décompte général définitif du marché, devenu non contesté. Il a appliqué les dispositions du code général des collectivités territoriales, du code des relations entre le public et l'administration et du décret du 7 novembre 2012, jugeant la créance certaine et exigible.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Pyrénées-Orientales. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen particulier de sa situation. S'agissant du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), le tribunal a estimé que la requérante, séparée de son époux et sans enfant, ne justifiait pas d'attaches suffisamment stables en France pour faire obstacle à la mesure d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de délivrance d’un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Pyrénées-Orientales. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni celles de l'accord franco-algérien, notamment son article 6. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise de M. B, qui souhaitait faire déterminer les causes des nuisances sonores liées au stationnement de bus près de son domicile. Le juge a estimé que la requête était dépourvue d'utilité, car les écritures mêmes du requérant identifiaient clairement l'origine des nuisances (le terminus de bus). La décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne la mesure d'expertise à son utilité pour un litige potentiel. Les conclusions accessoires de M. B au titre de l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté l'opposition formée par M. A contre une contrainte de la CAF de l'Aude pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 778,86 euros. Le requérant contestait le bien-fondé de l’indu, mais n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable, conformément à l’article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le moyen tiré du bien-fondé de l’indu a été jugé irrecevable. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de l'association olympique vedasien visant à suspendre la décision du maire de Saint-Jean-de-Védas du 2 août 2024 lui refusant l'accès aux équipements sportifs municipaux. Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée par l'association en raison des risques de pénalités sportives, n'était pas suffisamment établie pour justifier une suspension. Par ailleurs, il a considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de fait et de la méconnaissance du principe d'égalité et des règles de la domanialité publique, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. C d'une demande de suspension de la décision implicite des préfets de l'Hérault et du Vaucluse refusant de lever une suspicion de fraude entravant sa demande de titre de séjour en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le juge a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de l'Hérault avait saisi l'administration centrale pour résoudre le problème technique à l'origine de la suspicion de fraude. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, et a condamné l'État à verser 700 euros à M. C au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par l'Union sociale pour l'habitat et la Fondation Abbé Pierre d'un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux fixant des communes exemptées de l'application du code de la construction et de l'habitation. Les requérantes se sont désistées purement et simplement de leur requête par un mémoire du 20 novembre 2023. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par plusieurs requérants d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 19 janvier 2024 par le maire de Sainte-Marie-la-Mer à la SAS Escasante pour la réalisation de deux maisons individuelles. En cours d’instance, la commune a produit un arrêté de retrait de ce permis en date du 24 octobre 2024. Les requérants ont alors déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 6 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de l'Hérault de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir formé, avant de saisir le tribunal, le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, elle n'a pas produit la décision prise sur ce recours ni la preuve de son dépôt dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette donc la demande.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, par une ordonnance du 6 novembre 2024, a rejeté la requête de Mme B A contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Hérault de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur la demande de Mme A, a rejeté sa requête visant à suspendre la décision du 3 septembre 2024 du conseil départemental des Pyrénées-Orientales suspendant son agrément d'assistante familiale pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la mesure provisoire de quatre mois n'entraînait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison du maintien de sa rémunération pendant la suspension. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 422-1 et L. 423-8 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, par une ordonnance du 6 novembre 2024, a rejeté la requête de Mme A contestant le refus implicite de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Aude de lui accorder la complémentaire santé solidaire. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale et, en application des articles L. 142-1, L. 142-3 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi par M. A B d’un recours contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de l’Aude fixant son taux d’incapacité entre 50 % et 80 %, s’est déclaré incompétent. Il a estimé que ce litige, portant sur l’appréciation du taux d’incapacité pour l’attribution de prestations comme l’allocation aux adultes handicapés, relève de la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal de grande instance de Carcassonne.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de l'Hérault de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas justifié avoir effectué le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exigent les articles L. 241-3, L. 241-6 et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, il n'a pas produit la décision prise sur ce recours ni la preuve de son dépôt. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Raissac-d'Aude sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner deux immeubles présentant des risques pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état des bâtiments, d'évaluer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures conservatoires. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Bédarieux sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater l'état dangereux d'un immeuble situé 70, avenue Cot, appartenant à M. C. Le juge a fait droit à cette demande, estimant que les désordres constatés étaient susceptibles de constituer un risque pour les occupants. L'expert désigné devra examiner l'immeuble et les bâtiments mitoyens, préciser l'existence d'un péril grave et imminent, et proposer des mesures pour y remédier. La décision est fondée sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.