48 412 décisions disponibles — page 132/2421
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme C..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 21 septembre 2022 en raison d'une menace d'expulsion. La carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé de relogement dans le délai imparti, a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à Mme C. une somme de 2 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence subis entre le 21 mars 2023 et son relogement le 25 octobre 2023, somme assortie des intérêts au taux légal à compter du 13 novembre 2023.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 21 décembre 2022, mais non relogé. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité pour faute, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à indemniser M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence subis depuis le 21 juin 2023, période durant laquelle il était dépourvu de logement ou hébergé. Le montant de l'indemnisation sera déterminé en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement, le requérant devant fournir des pièces sur sa situation locative actuelle.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné le recours de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), d’allocation de logement sociale (ALS) et d’aide exceptionnelle de fin d’année, ainsi que le refus de remise gracieuse. Le tribunal a constaté que le président du conseil départemental a abandonné les créances de RSA, rendant sans objet les conclusions relatives à ces indus. S’agissant de l’indu d’ALS, le juge administratif s’est déclaré incompétent, cette contestation relevant du juge judiciaire en application de l’article 23 de l’ordonnance n° 2019-770 du 17 juillet 2019. Enfin, les conclusions concernant les aides exceptionnelles de fin d’année ont été rejetées comme non fondées, la requérante ne justifiant pas de droits au RSA pour les périodes concernées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil statue sur le recours de M. A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d’aide personnalisée au logement (APL) d’un montant total de 5 601,37 euros, ainsi qu’une pénalité de 485 euros pour fraude, notifiés par la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal retient sa compétence pour les indus de RSA et APL sur le fondement des codes de l’action sociale et des familles et de la construction et de l’habitation, mais se déclare incompétent pour la pénalité, relevant que sa contestation relève du tribunal judiciaire en application de l’article L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, il rejette la requête concernant les indus, estimant que M. A... n’établit pas avoir conservé sa résidence principale en France pendant la période litigieuse, et ordonne le renvoi des conclusions relatives à la pénalité devant la juridiction judiciaire compétente.
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 15 février 2023. La carence du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter cette décision dans le délai légal constitue une faute engageant la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué les troubles dans les conditions d'existence résultant du maintien de la famille dans un logement suroccupé de 30 m², en fonction de la durée de la carence (depuis le 15 août 2023) et du nombre de personnes composant le foyer.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contre le rejet de sa demande de remise gracieuse d’indu de RSA et de prime d’activité. En cours d’instance, la caisse d’allocations familiales lui a accordé une remise partielle de 2 469,11 euros. Mme A... a alors pris acte de cette décision et s’est engagée à régler le solde de 823 euros. Le tribunal a donné acte de son désistement pur et simple, constatant que rien ne s’opposait à cette issue. La décision se fonde sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation de 20 250 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 8 septembre 2021. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée. Il a considéré que le logement de 48 m² pour cinq personnes n'était pas suroccupé au sens du code de la construction et de l'habitation et que les éléments fournis ne démontraient pas son insalubrité. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par une décision de la commission de médiation du 8 juin 2022, qui n'a pas été exécutée par l'État. La requérante demandait la condamnation de l'État à lui verser 9 900 euros pour les préjudices subis du fait de son absence de relogement. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que le logement de deux pièces de 45,55 m² qu'elle occupait avec ses deux enfants n'était pas suroccupé et que son loyer de 1 093 euros, rapporté à ses ressources mensuelles de 2 192,17 euros, n'était pas manifestement inadapté. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 822-25 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 14 octobre 2020, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence du préfet à lui proposer un relogement dans le délai légal constitue une faute engageant la responsabilité de l'État à compter du 14 avril 2021. Toutefois, M. A... ayant été reconnu prioritaire uniquement en raison de l'ancienneté de sa demande de logement social, le droit à réparation pour troubles dans les conditions d'existence est subordonné à la démonstration que son logement actuel est inadapté. En l'espèce, le tribunal a relevé que le loyer de 660 euros était manifestement disproportionné par rapport à ses ressources, ouvrant ainsi droit à une indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme C... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, d'un montant total de 8 084,04 euros, pour la période d'octobre 2020 à décembre 2023. La requérante soutenait notamment que les créances étaient prescrites en l'absence de fraude, car elle ignorait son obligation de déclarer les pensions de retraite de son mari perçues à l'étranger. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C..., confirmant ainsi les décisions de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Saint-Denis. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme G... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 21 000 euros pour absence de relogement. La décision de la commission de médiation du 20 avril 2022, reconnaissant son ex-mari comme prioritaire, n'engage pas la responsabilité de l'État à son égard, car elle n'a pas elle-même été reconnue prioritaire. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation, estimant que la carence fautive de l'État ne peut être invoquée que par le demandeur initial ou son conjoint reprenant la demande, ce qui n'était pas le cas ici. En conséquence, la requête a été intégralement rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C..., qui demandait la condamnation du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis pour carence fautive dans le versement de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) due à sa mère décédée. Le tribunal a estimé que la demande était irrecevable, car M. C... ne justifiait pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir en tant qu'ayant-droit, et que l'action en paiement de l'APA était prescrite en application de l'article L. 235-25 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise de dette d’un indu d’aide personnelle au logement de 2 087,57 euros. La juridiction a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, sa situation de précarité n’était pas établie au regard de ses revenus (1 196 euros de retraite) et de ses charges, et que ses capacités contributives permettaient le remboursement. La décision s’appuie sur les articles L. 822-5 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 30 750 euros à M. C..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2016, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles subis par le requérant, son épouse et leurs trois enfants, logés dans un appartement suroccupé et insalubre de 36 m². Le préjudice est évalué en fonction de la durée de la carence (de 2017 à 2024) et des conditions de logement inadaptées, avec intérêts au taux légal à compter du 3 juin 2024 et capitalisation.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de son certificat de résidence algérien par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En cours d'instance, le préfet a justifié avoir pris une décision favorable le 7 janvier 2025 et avoir engagé la fabrication du titre de séjour. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin de suspension étaient devenues sans objet et n'a pas statué sur celles-ci. Il a également admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui remettre une convocation pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le titre de séjour de la requérante a expiré depuis plus d'un an et demi et que ses demandes de renouvellement ont été rejetées, ce qui rend impossible un tel renouvellement. De plus, Mme A... ne justifie pas avoir épuisé les démarches en ligne prévues par l'arrêté du 1er août 2023 pour déposer une première demande de certificat de résidence algérien. La condition d'urgence n'est pas établie et la demande est manifestement mal fondée, permettant son rejet sans audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B... qui sollicitait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction (API) pour sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de cette demande est née le 19 mars 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, ordonner la délivrance de l'attestation ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B... tendant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre est née du silence de l'administration, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant s'était borné à invoquer la charge de sa fille malade sans exposer aucun moyen de droit, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contestant le rejet implicite puis explicite de sa demande de logement prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis. Le juge a constaté que la requête, présentée via un formulaire, ne contenait l’exposé d’aucun moyen, ce qui la rendait manifestement irrecevable. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.