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Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de M. F D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 9 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur d'appréciation sur la menace à l'ordre public. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, le juge estimant que les moyens n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des conventions internationales applicables.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension des décisions de France Travail refusant le versement d'un complément d'ARCE et le classant en catégorie 1 de demandeurs d'emploi. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du même code. De plus, l'existence des décisions contestées n'était pas établie par les pièces produites, et la demande de reconnaissance de la validité d'un justificatif de plainte pénale ne relève pas de la compétence du juge des référés.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 octobre 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier que le préfet avait commis une erreur de droit, de fait ou une erreur manifeste d'appréciation. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ont été écartés. En conséquence, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) n'ont pas été jugées illégales.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 27 août 2025 clôturant la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant rwandais. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu notamment de l'existence d'une précédente demande d'asile en cours dans l'Essonne. La requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour est née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, conformément aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3, et que la requête est manifestement mal fondée. La demande est donc rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a reconnu l'existence d'une obligation non sérieusement contestable de l'État envers Mme B, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse. La requérante, affectée à l'unité éducative en milieu ouvert (UEMO) d'Aulnay-sous-Bois, intervenait dans le ressort territorial de contrats locaux de sécurité, ce qui la rend éligible à la nouvelle bonification indiciaire (NBI) en application du 3° de l'annexe du décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001. Le tribunal a donc ordonné à l'État de verser à Mme B une somme représentative de la NBI due depuis le 1er septembre 2024, assortie des intérêts moratoires.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... qui visait à assigner son employeur pour « diffamation, calomnie et faux documents ». La juridiction a considéré que la requête était manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion soumise au juge, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a rejeté la requête sans instruction contradictoire préalable.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... demandant la suspension du refus de la commune de Rosny-sous-Bois de lui octroyer un congé de longue maladie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante bénéficiait d'une indemnité de coordination en application du décret n°60-58 du 11 janvier 1960 et n'avait pas apporté de précisions suffisantes sur sa situation financière. En conséquence, la demande a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... qui demandait l’attribution d’un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable du 5 juin 2024. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 25 juin 2025, était tardive car présentée après l’expiration du délai de quatre mois prévu à l’article R. 778-2 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sans instruction contradictoire préalable.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 décembre 2023 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la délégation de signature régulière et la motivation suffisante. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. C, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme D... veuve C... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet de sa demande d’indemnisation par le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante. Par une ordonnance du 16 septembre 2025, le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. En application de l’article 53 de la loi n° 2000-1257 du 23 décembre 2000, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître des actions en justice contre le Fonds après rejet d’une demande d’indemnisation. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. La requérante invoquait l'urgence en raison de la privation de traitement, mais le juge a estimé que cette condition n'était pas remplie, car elle bénéficiait d'une indemnité de coordination versée en application du décret n°60-58 du 11 janvier 1960. Faute d'éléments supplémentaires sur sa situation financière, l'urgence n'a pas été caractérisée, conduisant au rejet de la demande sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un certificat de résidence en tant que parent d’enfant français, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. La requérante soutenait notamment que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers plutôt que sur l’accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait pu légalement estimer que la reconnaissance de paternité par le père français était frauduleuse et que la condition de participation à l’entretien et à l’éducation de l’enfant n’était pas remplie, en application des articles 6 et 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation de la 9ème chambre, a examiné les requêtes de M. A... contestant le refus implicite de titre de séjour "vie privée et familiale" né le 22 juin 2021, ainsi que l'arrêté du 11 avril 2025 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., jugeant notamment que les requêtes dirigées contre la décision implicite de 2021 étaient tardives et donc irrecevables. S'agissant de l'arrêté de 2025, les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, vice de procédure, défaut d'examen, erreur manifeste d'appréciation et méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH) ont été écartés comme non fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 novembre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant algérien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a examiné la demande sur un fondement (conjoint de ressortissant européen) non sollicité par l'intéressé, sans se prononcer sur les demandes principales de changement de statut en qualité de salarié ou au titre de la vie privée et familiale, ce qui constitue un défaut d'examen complet. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quatre mois.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant la délivrance d'un titre de séjour. En cours d'instance, le requérant s'est désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, le préfet ayant indiqué qu'une carte de séjour était en cours de fabrication. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de l'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle "UE15" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée et que la menace pour l'ordre public, constituée par la condamnation de M. D pour violences conjugales, justifiait le refus de séjour. Il a également jugé que la décision d'éloignement et l'interdiction de retour de trois ans ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 20 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant égyptien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière car l'avis de la commission du titre de séjour n'avait pas été communiqué à l'intéressé avant la décision préfectorale, en méconnaissance de l'article R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a privé M. B d'une garantie substantielle, justifiant l'annulation de l'arrêté. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante avait contesté un refus implicite de délivrance de titre de séjour. Le juge a également admis Mme B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.