48 412 décisions disponibles — page 689/2421
Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 27 février 2023 refusant de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A, ressortissant indien. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A justifiait de ressources stables, régulières et suffisantes (salaire supérieur au SMIC) sur la période de référence. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a examiné les requêtes de Mme E, ressortissante camerounaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a annulé l'arrêté du 23 novembre 2022, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en méconnaissant les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme E. La décision s'appuie notamment sur la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 11 janvier 2023 par laquelle le maire du Blanc-Mesnil a refusé à la société Anatolia une autorisation de travaux pour l'aménagement d'un restaurant. Le tribunal juge que le motif de refus, fondé sur l'article UA 12.2.1 du plan local d'urbanisme exigeant des places de stationnement, est entaché d'une erreur de droit. En effet, les articles UA 12.2 et 12.4 du même plan réservent cette exigence aux constructions neuves, et non à la réhabilitation d'un local existant comme en l'espèce. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction à la commune de délivrer l'autorisation dans un délai d'un mois sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a examiné la requête de M. H contestant un arrêté du ministre de l'intérieur du 1er mars 2025. Cet arrêté imposait à M. H, sur le fondement des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, des mesures de contrôle et de surveillance (restriction de déplacement, obligation de présentation quotidienne, interdiction de contact) pour prévenir des actes de terrorisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du vice de procédure, des erreurs de fait et de l'erreur d'appréciation. En conséquence, il a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté et les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence le 3 juin 2020, qui n'a reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal. Il demandait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour les préjudices subis du fait de cette carence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a accordé à M. B une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, tenant compte de la durée de la carence et de la situation de sur-occupation du logement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 600 euros à M. A pour carence fautive dans son relogement. M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 13 mars 2019, n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période du 13 septembre 2019 au 1er août 2023. Le tribunal a estimé que le préjudice subi justifiait cette indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 4 500 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation le 12 février 2020, en raison de la carence fautive du préfet à exécuter cette décision dans le délai imparti. La responsabilité de l’État est engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, la période de responsabilité courant à l’expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission, suspendu entre le 12 mars et le 23 juin 2020 en application de l’ordonnance du 25 mars 2020. Le tribunal a évalué les troubles dans les conditions d’existence subis par le foyer de quatre personnes, en tenant compte de la durée de la carence et des conditions de logement précaires.
Responsabilité de l'État pour carence fautive de relogement d'un demandeur prioritaire. Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 2 mars 2022, en raison de son absence de relogement. La carence de l'État a été jugée fautive à compter du 2 septembre 2022, causant des troubles dans les conditions d'existence du foyer de quatre personnes. L'indemnisation a été fixée en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 9 000 euros à Mme B pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 20 septembre 2017. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de conditions de logement inadaptées (sur-occupation, humidité) pour la requérante et ses quatre enfants. Le tribunal a pris en compte la période postérieure au 20 janvier 2021, après une précédente indemnisation, et a fixé l'indemnité à 1 000 euros par mois de retard, soit 9 000 euros pour neuf mois.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation en avril 2020, afin d’obtenir réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est la condamnation de l’État à verser 3 000 euros à M. A, en tenant compte de la durée de la carence et des conditions de logement dégradées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête indemnitaire de M. C, qui demandait réparation pour l'absence de relogement de sa famille après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation en 2017. La responsabilité de l'État pour carence fautive n'a été retenue qu'à l'égard de M. C, seul demandeur, et non pour son épouse et ses enfants. Cependant, le tribunal a estimé que M. C n'avait pas justifié avoir renouvelé sa demande de logement social, condition nécessaire pour établir le préjudice. En conséquence, la faute de l'État n'a pas été jugée suffisamment caractérisée pour ouvrir droit à réparation, et l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 11 100 euros à M. B pour son absence de relogement. M. B avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 6 juin 2018, mais n'avait toujours pas été relogé. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État depuis le 6 décembre 2018 avait causé des troubles dans les conditions d'existence de M. B, en situation de rue. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 27 mai 2020, afin d'obtenir réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a ainsi condamné l'État à verser à M. B une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, tenant compte de la durée de la carence et de la situation de sur-occupation et d'humidité du logement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 600 euros à Mme A B pour son absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 19 juin 2019 la reconnaissant prioritaire. La carence fautive de l'État a été établie à partir du 19 décembre 2019, engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a indemnisé les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et son foyer de trois personnes, en raison de l'humidité, du risque de plomb et du danger électrique du logement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 10 440 euros à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 23 octobre 2013, mais relogé seulement le 17 novembre 2022. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti a engagé sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a indemnisé les troubles dans les conditions d'existence subis du 23 avril 2014 au 17 novembre 2022, en raison d'un logement inadapté à l'état de santé du requérant et présentant des défaillances.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme B pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement de sa famille, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 31 octobre 2018. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 31 avril 2019, et le tribunal a évalué le préjudice à 5 000 euros, en tenant compte de la situation médicale et financière de la requérante. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur la jurisprudence relative à la responsabilité de l'État pour défaut de relogement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 720 euros à Mme B pour les préjudices subis du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 7 décembre 2016. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de relogement. Le tribunal a évalué le préjudice pour la période postérieure au 5 janvier 2021, date d'un précédent jugement, en tenant compte des troubles dans les conditions d'existence liés à l'hébergement chez un particulier.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 29 janvier 2020, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à verser à M. A une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, compte tenu de la durée de la carence et de l'hébergement chez un ami. Les textes appliqués incluent également l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais pendant l'état d'urgence sanitaire.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme A pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 22 janvier 2020. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis jusqu'à son relogement le 1er septembre 2024.