Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2502165(TA93-2502165)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, valide jusqu'au 21 mars 2025. Le juge a estimé que la demande était manifestement dépourvue d'urgence, condition nécessaire pour l'octroi de mesures provisoires. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2502164(TA93-2502164)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d’enjoindre au sous-préfet de Saint-Denis de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute pour le requérant de démontrer des tentatives suffisantes de prise de rendez-vous et alors que son titre de séjour est encore valide. La décision rappelle les principes applicables à l’obligation de l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, notamment en cas de dysfonctionnement des formalités en ligne. La requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA93-2307755(TA93-2307755)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a annulé cette décision du 10 mai 2023, estimant que M. A remplissait les conditions prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, notamment en justifiant d'un hébergement en logement de transition depuis plus de dix-huit mois. La solution retenue est l'annulation de la décision contestée, au motif que la commission de médiation n'a pas légalement motivé son refus au regard des critères de priorité et d'urgence.
N° TA93-2418007(TA93-2418007)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, agent communal, d'une demande d'injonction visant à obtenir le versement d'un demi-traitement pour novembre 2024 et d'un plein traitement pour décembre 2024, ainsi que la reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident. La commune de Bagnolet a régularisé la situation en versant les sommes dues en janvier 2025, rendant sans objet les conclusions pécuniaires. Le juge a rejeté la demande relative à l'imputabilité au service, car elle ne relève pas du pouvoir du juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures provisoires. Enfin, les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables, le juge des référés n'étant pas compétent pour statuer sur ce type de demande.
N° TA93-2303826(TA93-2303826)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait un arrêté du 23 juillet 2020 du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté avait été régulièrement notifié le 30 juillet 2020, date de présentation du courrier recommandé, et que la requête, enregistrée le 29 mars 2023, était tardive. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen des moyens soulevés.
N° TA93-2218012(TA93-2218012)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B C pour les troubles dans ses conditions d'existence, en raison de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 11 septembre 2019. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 11 mars 2020, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est une indemnisation partielle, inférieure aux 10 000 euros demandés, tenant compte de la durée de la carence et de la situation du requérant.
N° TA93-2217858(TA93-2217858)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation en 2017, afin d'obtenir réparation pour l'absence de relogement malgré une injonction judiciaire de 2018. La responsabilité pour faute de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence persistante du préfet à exécuter la décision. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme B une somme de 6 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis, appréciés en fonction de la durée de la carence et de l'inadaptation du logement occupé jusqu'en 2019. La solution retenue applique les principes de responsabilité administrative pour carence fautive dans l'exécution du droit au logement opposable.
N° TA93-2217252(TA93-2217252)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B contestant un titre de perception de 2 166,63 euros émis par la DDFIP du Val-de-Marne pour des travaux d'office réalisés par l’État dans le cadre de la lutte contre le saturnisme. Le tribunal a écarté les moyens de M. B tirés du défaut d'information et de l'absence de réalisation des travaux, en se fondant sur les pièces du dossier, notamment un diagnostic et un contrôle attestant de la bonne exécution des travaux. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les dispositions du code de la santé publique (L. 1334-2) et du décret n° 2012-1246 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
N° TA93-2216721(TA93-2216721)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, propriétaire d'un logement, qui contestait un titre exécutoire émis par le CCAS d'Epinay-sur-Seine pour un montant de 4 127,87 euros. Cette somme correspondait aux frais d'hébergement d'urgence de son locataire, suite à un arrêté préfectoral de mise en sécurité de l'immeuble pris sur le fondement de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que le CCAS était compétent pour procéder au relogement d'office et que la créance était fondée, le propriétaire n'ayant pas satisfait à son obligation de relogement. La demande de dommages et intérêts de M. A a également été rejetée.
N° TA93-2405307(TA93-2405307)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. G, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de Française, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, en se fondant sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2023.
N° TA93-2406051(TA93-2406051)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris refusant de lui délivrer une habilitation d'accès aux sites sécurisés de sous-traitants de Safran Aircraft Engines. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur les signalements pour conduite sans permis, outrage et participation à une association de malfaiteurs, ces éléments étant incompatibles avec les exigences de moralité et de comportement requises pour accéder à un secteur sensible comme le domaine aéroportuaire. La décision s'appuie sur les articles L. 6342-3 et R. 6342-20 du code des transports, qui permettent à l'autorité administrative de refuser ou retirer une habilitation pour des motifs de sûreté ou d'ordre public.
N° TA93-2403660(TA93-2403660)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. C, ressortissant ivoirien, contre un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 28 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le recours était recevable, car la notification de l’arrêté à une adresse incomplète n’avait pas fait courir le délai de recours, et que la demande d’aide juridictionnelle déposée le 4 décembre 2023 avait valablement prorogé ce délai en application de l’article 43 du décret du 28 décembre 2020. La solution retenue porte sur la recevabilité du recours, sans trancher le fond du litige, et s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (articles L. 614-1 et L. 911-1) ainsi que sur le décret relatif à l’aide juridictionnelle.
N° TA93-2214902(TA93-2214902)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Jima Car, qui contestait un titre exécutoire de 13 550 euros émis pour obtenir le remboursement d’aides Covid-19 perçues à tort. La société, exerçant une activité de transport de voyageurs, n’a pas démontré qu’elle remplissait les conditions de perte de chiffre d’affaires prévues par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 pour bénéficier des aides sollicitées. Le tribunal a jugé que l’administration avait correctement limité le montant des aides à 4 990 euros, le surplus étant indu. La demande de décharge de la somme et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA93-2501497(TA93-2501497)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A à un rendez-vous dans un délai de sept jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, le dernier récépissé de M. A ayant expiré le 21 novembre 2024, l'exposant à un risque d'éloignement, et que ses tentatives répétées pour obtenir un rendez-vous en ligne avaient échoué. La solution retenue s'appuie sur le droit de l'étranger à voir sa situation examinée et sur l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2501487(TA93-2501487)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, à un rendez-vous sous huit jours afin de lui remettre le duplicata de son titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté l'urgence, M. A étant dans l'impossibilité de renouveler sa carte de séjour arrivant à expiration, et l'utilité de la mesure, l'administration n'ayant pas contesté les faits. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2403659(TA93-2403659)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme E, ressortissante serbe, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que Mme E ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, rendant la saisine de la commission du titre de séjour non obligatoire, et que les éléments fournis ne constituaient ni des considérations humanitaires ni des motifs exceptionnels. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation de l'arrêté et les conclusions accessoires.
N° TA93-2403642(TA93-2403642)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 14 novembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé un titre de séjour à une ressortissante cap-verdienne et l'a obligée à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que l'intéressée, entrée en France à 17 ans, vivait avec son père portugais et sa belle-mère, justifiait d'une intégration sociale et professionnelle, et n'avait plus d'attaches familiales dans son pays d'origine. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé, et il a été enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale".
N° TA93-2403522(TA93-2403522)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé. Sur le fond, il a rappelé que l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile nécessite des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires, ce que le requérant, entré en France en 2019, n'a pas démontré. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA93-2308569(TA93-2308569)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Concernant le fond, il a jugé que M. C ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis 2009 et n'établissait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, ce qui ne permettait pas de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, et les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi ont été validées.
N° TA93-2409964(TA93-2409964)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris refusant de lui délivrer une habilitation d'accès aux zones de sûreté des plates-formes aéroportuaires. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur les antécédents judiciaires de M. A (usage de stupéfiants, violences conjugales), conformément à l'article R. 6342-20 du code des transports. La solution retenue confirme que la moralité et le comportement du requérant ne présentent pas les garanties requises pour la sûreté et la sécurité publique.