Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2412147(TA93-2412147)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation. Le tribunal a constaté qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée à l'intéressé dans le délai légal de six mois. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, à compter du 1er mars 2025.
N° TA93-2415062(TA93-2415062)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement du I de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée à ses besoins et capacités n'avait été proposée dans le délai légal, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 500 euros par jour de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La requérante a également obtenu le versement de 1 500 euros par l'État au titre des frais de justice.
N° TA93-2415317(TA93-2415317)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. C, ressortissant camerounais, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté que l'intéressé justifiait de l'urgence, son titre étant expiré, et de l'utilité de la mesure, en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives. La solution retenue s'appuie sur le principe selon lequel l'autorité administrative doit recevoir l'étranger et enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2308386(TA93-2308386)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " mention " stationnement ". Après avoir invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, et constatant l’absence de réponse dans le délai imparti, le tribunal a prononcé le désistement d’office de la requête. La solution retenue est donc un désistement d’office, fondé sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2414972(TA93-2414972)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée à ses besoins et capacités ne lui avait été faite dans le délai imparti, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 550 euros par mois, destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue applique les dispositions spécifiques du code de la construction et de l’habitation, excluant le prononcé d’une astreinte sur le fondement général du code de justice administrative.
N° TA93-2314058(TA93-2314058)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence d'insertion professionnelle et de la menace pour l'ordre public.
N° TA93-2405241(TA93-2405241)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a constaté que l'arrêté attaqué, daté du 17 avril 2024, ne portait pas sur une obligation de quitter le territoire français mais uniquement sur un placement en rétention administrative de quarante-huit heures. La requête a donc été considérée comme dirigée contre des décisions inexistantes. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2406009(TA93-2406009)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 22 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé un titre de séjour à Mme C B, ressortissante capverdienne, et l'avait obligée à quitter le territoire. La requérante, mère d’un enfant portugais et vivant avec le père de l’enfant, avait sollicité un titre sur le fondement des articles L. 233-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en n’examinant sa situation qu’au regard de l’article L. 435-1, sans se prononcer sur les autres bases légales invoquées. En conséquence, l’ensemble des décisions (refus de titre, obligation de quitter le territoire, délai de départ et pays de destination) a été annulé, et une injonction de réexamen a été prononcée.
N° TA93-2308011(TA93-2308011)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. G E, ressortissant sénégalais, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler son titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé l’arrêté du 15 décembre 2023 au motif que le refus de séjour méconnaissait les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et les dispositions de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire français a été jugée illégale par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. E une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2217695(TA93-2217695)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme E M et de ses proches, qui demandaient la condamnation de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) à réparer les préjudices résultant de sa vaccination contre la grippe A (H1N1) avec le vaccin Panenza. La juridiction a considéré que l'état des connaissances scientifiques ne permettait pas d'établir un lien de causalité entre l'injection de ce vaccin et l'hypersomnie présentée par la requérante, contrairement au vaccin Pandemrix. En conséquence, les demandes indemnitaires ont été rejetées, y compris les demandes subsidiaires d'expertise et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la santé publique et les arrêtés des 4 novembre 2009 et 13 janvier 2010 relatifs à la campagne de vaccination.
N° TA93-2404400(TA93-2404400)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté du 1er avril 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que l'arrêté attaqué concernait en réalité uniquement le placement de l'intéressé en rétention administrative, et non les mesures d'éloignement qu'il croyait contester, rendant sa requête dirigée contre des décisions inexistantes. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction complémentaire.
N° TA93-2404403(TA93-2404403)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté du 2 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que l'arrêté attaqué portait en réalité sur un placement en rétention administrative, et non sur une obligation de quitter le territoire, rendant la contestation dirigée contre des décisions inexistantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, sans examen au fond.
N° TA93-2414882(TA93-2414882)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a assorti cette injonction d’une astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La demande de frais de justice a été rejetée, M. B n’étant pas représenté par un avocat.
N° TA93-2415196(TA93-2415196)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la société Bantleon Invest AG, qui demandait la restitution de retenues à la source sur des dividendes de source française. La société s'est désistée après que l'administration fiscale a prononcé la restitution en cours d'instance. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu'il soit besoin de statuer au fond. Aucun texte fiscal spécifique n'est appliqué dans la solution retenue.
N° TA93-2414394(TA93-2414394)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 2 octobre 2024 par laquelle le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. C, un ressortissant béninois demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas informé le requérant des modalités de refus de ces conditions, en méconnaissance des articles L. 551-10, D. 551-16 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le privant ainsi d'une garantie essentielle. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour vice de procédure.
N° TA93-2413891(TA93-2413891)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauricienne, qui demandait une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née du silence gardé par le préfet pendant quatre-vingt-dix jours, en application des articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision implicite faisant obstacle à la mesure sollicitée, la condition d'absence de contestation sérieuse n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA93-2413867(TA93-2413867)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge d'ordonner au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait donc pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que le juge des référés ne peut ordonner.
N° TA93-2413856(TA93-2413856)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, la mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que le juge des référés ne peut ordonner.
N° TA93-2413835(TA93-2413835)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A C. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières liées à sa situation personnelle, familiale ou professionnelle, au-delà de la précarité administrative et de démarches infructueuses. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA93-2414094(TA93-2414094)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit le refus en cas de demande de réexamen d'asile. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit et que l'évaluation de la vulnérabilité du requérant n'était pas obligatoire dans ce cadre légal.