Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2214150(TA93-2214150)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme D d’une demande d’indemnisation de 155 054,64 euros en réparation des préjudices résultant de l’illégalité fautive des décisions implicites de refus de renouvellement de leurs titres de séjour, annulées par un jugement du 19 mars 2019. Les requérants invoquent des pertes de revenus, des préjudices matériels et moraux, ainsi que des troubles dans leurs conditions d’existence. Le préfet de la Seine-Saint-Denis conteste le lien de causalité et l’existence de préjudices réparables. Le tribunal a examiné l’affaire au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du code de justice administrative. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2302346(TA93-2302346)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 27 décembre 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait classé sans suite la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur une appréciation du droit au séjour et non sur le caractère incomplet du dossier, constituait un refus de titre de séjour faisant grief. La solution retenue repose sur la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet ayant commis une erreur de droit en exigeant la régularité du séjour d'un parent pour l'admission exceptionnelle au séjour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2210955(TA93-2210955)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 1er juillet 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d'enregistrer la demande d'asile de M. C... en procédure normale. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas informé les autorités maltaises de la prolongation du délai de transfert de six mois, en méconnaissance de l'article 9 du règlement (CE) n° 1560/2003. En conséquence, la responsabilité de l'examen de la demande d'asile a été transférée à la France en application de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2402972(TA93-2402972)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. C, ressortissant égyptien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 1er mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a d'abord admis provisoirement M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, le juge a requalifié la mesure d'éloignement en une décision de remise aux autorités italiennes, sur le fondement de l'article L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-italien de réadmission. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après une audience publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2304263(TA93-2304263)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait le refus implicite de lui délivrer une carte de résident de dix ans, révélé par l'obtention d'une carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que M. B ne justifiait pas d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans, condition requise par l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'obtention de la carte de résident. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été implicitement rejeté.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2301062(TA93-2301062)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 octobre 2022. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation. Il a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en estimant que la demande de M. B... ne répondait pas à des considérations humanitaires ou à des motifs exceptionnels au sens de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a également été considérée comme ne méconnaissant pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2309670(TA93-2309670)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d’accorder le regroupement familial à M. C... pour son épouse. Le préfet avait motivé son refus par l’insalubrité du logement, mais M. C... a prouvé avoir effectué les travaux nécessaires. Le tribunal estime que la décision méconnaît l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet d’accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 100 euros à M. C... au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2311048(TA93-2311048)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 8 août 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme D, ressortissante comorienne, au motif que ce classement, fondé sur l'absence de présentation de l'enfant français, était entaché d'une erreur de droit. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait refuser d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé au seul motif que le dossier était incomplet, sauf en cas de caractère abusif ou dilatoire, ce qui n'était pas établi. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-9, R. 431-11 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme D dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2412112(TA93-2412112)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme C..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné son relogement sous astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2412189(TA93-2412189)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a ordonné son relogement. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2412192(TA93-2412192)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a été saisi par M. A... sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La commission de médiation avait reconnu le demandeur comme prioritaire pour un logement d'urgence, mais aucune offre ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois. Le tribunal a constaté que l'administration n'avait pas exécuté cette décision et a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A.... Cette injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417670(TA93-2417670)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant péruvien, qui contestait un refus d'entrée sur le territoire français et son maintien en zone d'attente à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Bobigny avait déjà mis fin au maintien en zone d'attente, privant d'effet la décision de refus d'entrée. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417666(TA93-2417666)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C B, ressortissante hondurienne, qui contestait les décisions de refus d'entrée sur le territoire français et de maintien en zone d'attente. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors qu'une ordonnance du juge des libertés et de la détention avait déjà privé d'effet ces décisions en refusant de prolonger le maintien en zone d'attente. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2412201(TA93-2412201)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C... épouse B... d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, afin d'obtenir un logement adapté à ses besoins. La commission de médiation l'avait reconnue prioritaire en 2021, et une précédente injonction avec astreinte avait été prononcée en 2022, mais l'offre de logement présentée par le préfet a été refusée par le bailleur. Constatant qu'aucune offre effective n'a été faite dans le délai légal, le juge a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de la requérante, en application des mêmes dispositions législatives.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413556(TA93-2413556)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A contestant le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler sa carte professionnelle de conducteur de transport public particulier. Le requérant soutenait que les mentions de son casier judiciaire auraient dû être effacées, mais n'a pas prouvé cet effacement. Le tribunal a considéré que le préfet était tenu de refuser la demande en application de l'article R. 3120-8 du code des transports, et que les arguments sur les conséquences personnelles étaient inopérants. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2112343(TA93-2112343)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Extime Duty Free Paris, qui sollicitait la restitution partielle de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) acquittée au titre de 2019. La société soutenait que les redevances versées à Aéroports de Paris incluaient des droits incorporels déductibles de la valeur ajoutée, conformément à l'article 1586 sexies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait à la société requérante, qui n'a pas démontré le caractère exagéré de l'imposition. Il a rappelé que les loyers afférents à des biens corporels pris en location pour plus de six mois ne sont pas déductibles du chiffre d'affaires pour le calcul de la CVAE. En conséquence, la requête a été rejetée.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2412083(TA93-2412083)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence par ordonnance, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. A..., reconnu prioritaire et devant être logé d’urgence par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414542(TA93-2414542)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 septembre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-2 et L. 423-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2412084(TA93-2412084)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme D..., reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence par la commission de médiation le 25 octobre 2023. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2412086(TA93-2412086)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

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