Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2405582(TA93-2405582)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B, ressortissant algérien, à un rendez-vous sous quinze jours pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, M. B justifiant de tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous et d'un risque de perte d'emploi. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'arrêté du 31 mars 2023.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA93-2208397(TA93-2208397)

Refus d'aide médicale d'État (AME) – Désistement d'instance. Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en ordonnance, a donné acte du désistement de M. A, qui n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant est réputé s'être désisté de sa requête dirigée contre la décision de la CPAM de Seine-Saint-Denis du 25 avril 2022.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA93-2209143(TA93-2209143)

Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. B A, qui contestait le refus de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui accorder une aide individuelle à la formation. Le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 décembre 2024.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413852(TA93-2413852)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante tunisienne, pour obtenir une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour "passeport talent". En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a délivré l'attestation sollicitée, valable du 10 octobre 2024 au 9 janvier 2025. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des articles L. 421-7 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2215804(TA93-2215804)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la SAS Alliance Entreprise d’une demande de condamnation de la commune du Raincy au paiement d’intérêts moratoires et d’une indemnité forfaitaire de recouvrement pour le retard de paiement de onze factures, déjà réglées en cours d’instance. La commune soutenait que les factures n’étaient pas exigibles en raison de manquements contractuels de la société. Le tribunal a fait droit à la demande, jugeant que le retard de paiement était constitué et que la société avait droit aux intérêts moratoires à compter du lendemain de l’expiration du délai de paiement, ainsi qu’à l’indemnité forfaitaire de recouvrement, en application des articles L. 2192-10, L. 2192-12, L. 2192-13 et R. 2192-32 du code de la commande publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2412407(TA93-2412407)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée, le juge rappelant que l'intéressée pouvait contester cette décision implicite par d'autres voies de droit.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2412464(TA93-2412464)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A B, ressortissante tunisienne, pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour de dix ans. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, étant dans l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré de multiples tentatives. Le juge a retenu que la demande de titre de séjour relevait de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié. L'État a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2412764(TA93-2412764)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la Société des Grands Projets sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer les causes des désordres affectant un immeuble situé à Livry-Gargan, potentiellement liés au creusement du tunnel de la ligne 16 du métro. Le juge a considéré la demande utile et a désigné un expert avec pour mission de constater les désordres, d’en analyser l’origine et d’évaluer les solutions de réparation. L’expertise se déroulera de manière contradictoire en présence de la société requérante, des propriétaires de l’immeuble et des entreprises impliquées dans les travaux.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409178(TA93-2409178)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A dans un délai de trois semaines pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont la carte de séjour a expiré le 15 juillet 2024, justifiait de l’urgence et de l’utilité de la mesure en raison de l’impossibilité répétée d’obtenir un rendez-vous en ligne. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, s’agissant d’un renouvellement de titre, et a ordonné la convocation sans astreinte. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215816(TA93-2215816)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la SAS Alliance Entreprise d’un litige l’opposant à la commune du Raincy concernant le paiement de travaux de voirie. La société demandait le versement de 9 789,18 euros pour des travaux d’urgence réalisés sans bon de commande, ainsi que des intérêts moratoires et indemnités pour le paiement tardif de dix factures d’un montant total de 165 521,77 euros. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que la réalité des travaux d’urgence n’était pas établie et que les factures n’étaient pas exigibles en raison de manquements contractuels de la société. Cette décision s’appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives générales (CCAP) applicable au marché public de travaux.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2417744(TA93-2417744)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d’un an, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître d’une décision prise par le préfet de police.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2412201(TA93-2412201)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C... épouse B... d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, afin d'obtenir un logement adapté à ses besoins. La commission de médiation l'avait reconnue prioritaire en 2021, et une précédente injonction avec astreinte avait été prononcée en 2022, mais l'offre de logement présentée par le préfet a été refusée par le bailleur. Constatant qu'aucune offre effective n'a été faite dans le délai légal, le juge a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de la requérante, en application des mêmes dispositions législatives.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414542(TA93-2414542)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 septembre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-2 et L. 423-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2412216(TA93-2412216)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du préfet délégué pour la sécurité et la sûreté des plates-formes aéroportuaires de Paris de lui délivrer une habilitation d'accès aux sites sécurisés. Ce refus était motivé par des faits d'usage illicite de stupéfiants, que la requérante ne contestait pas. Le tribunal a estimé que les arguments de Mme B, portant sur les circonstances des faits et les conséquences professionnelles, étaient inopérants. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2412766(TA93-2412766)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à la formation d’agent privé de sécurité. Le refus était fondé sur son implication dans des faits de dégradation, défaut d’assurance et conduite malgré une injonction de restitution du permis, jugés incompatibles avec l’exercice d’une activité de sécurité au sens de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. La requérante n’a soulevé qu’un moyen inopérant, relatif aux circonstances des faits, sans contester leur matérialité ni leur incompatibilité. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2406649(TA93-2406649)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de quinze jours suivant la notification de l'arrêté, conformément aux articles L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413556(TA93-2413556)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A contestant le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler sa carte professionnelle de conducteur de transport public particulier. Le requérant soutenait que les mentions de son casier judiciaire auraient dû être effacées, mais n'a pas prouvé cet effacement. Le tribunal a considéré que le préfet était tenu de refuser la demande en application de l'article R. 3120-8 du code des transports, et que les arguments sur les conséquences personnelles étaient inopérants. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2411995(TA93-2411995)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a ordonné son relogement sous astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025. La solution retenue applique les dispositions précitées, qui imposent au juge d’ordonner le logement dès lors que les conditions de priorité et d’urgence sont réunies et que l’offre fait défaut.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2412003(TA93-2412003)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, qui n'avait pas reçu d'offre de logement dans le délai de six mois. Statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a constaté que l'administration n'avait pas exécuté son obligation. Par une ordonnance du 12 décembre 2024, il a enjoint au préfet d'assurer le logement de M. B..., sous astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2412010(TA93-2412010)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance en urgence, a été saisi par Mme B... sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois. Constatant l'absence d'offre et l'absence d'évolution de sa situation, le tribunal a enjoint au préfet d'assurer son logement. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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