Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2406629(TA93-2406629)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 mai 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'assignant à résidence à Aubervilliers pour un an. Le juge a constaté que la requête, dirigée contre une décision fondée sur l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne contenait aucun exposé des faits et moyens dans le délai de recours, et n'avait pas été régularisée. En application de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
N° TA93-2401585(TA93-2401585)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B contestant une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a constaté que l'arrêté attaqué, daté du 2 février 2024 par le préfet de la Seine-Saint-Denis, était inexistant, la décision réelle ayant été prise par le préfet de police de Paris le 9 décembre 2023. La requête, enregistrée le 3 février 2024, était tardive car introduite au-delà du délai de recours de quarante-huit heures prévu par les articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées comme manifestement irrecevables.
N° TA93-2414984(TA93-2414984)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d’attribuer un logement à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée à ses besoins n’avait été faite dans le délai légal, le tribunal a enjoint le préfet d’y procéder sous astreinte de 500 euros par jour de retard, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l’habitation, excluant le recours aux articles généraux L. 911-1 et L. 911-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2415058(TA93-2415058)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance sur le fondement du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B. La requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence par la commission de médiation, n’avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai imparti. Le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable jusqu’à la liquidation définitive.
N° TA93-2404403(TA93-2404403)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté du 2 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que l'arrêté attaqué portait en réalité sur un placement en rétention administrative, et non sur une obligation de quitter le territoire, rendant la contestation dirigée contre des décisions inexistantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, sans examen au fond.
N° TA93-2404400(TA93-2404400)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté du 1er avril 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que l'arrêté attaqué concernait en réalité uniquement le placement de l'intéressé en rétention administrative, et non les mesures d'éloignement qu'il croyait contester, rendant sa requête dirigée contre des décisions inexistantes. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction complémentaire.
N° TA93-2405241(TA93-2405241)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a constaté que l'arrêté attaqué, daté du 17 avril 2024, ne portait pas sur une obligation de quitter le territoire français mais uniquement sur un placement en rétention administrative de quarante-huit heures. La requête a donc été considérée comme dirigée contre des décisions inexistantes. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2409454(TA93-2409454)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a relevé que l'arrêté attaqué, daté du 3 juillet 2024 par le préfet de la Seine-Saint-Denis, était en réalité inexistant, car la décision avait été édictée par le préfet de police de Paris le 3 octobre 2023. À supposer que les conclusions aient visé cet arrêté du 3 octobre 2023, la requête, enregistrée le 12 juillet 2024, était tardive, le délai de recours de quarante-huit heures étant expiré. En application des articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA93-2415196(TA93-2415196)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la société Bantleon Invest AG, qui demandait la restitution de retenues à la source sur des dividendes de source française. La société s'est désistée après que l'administration fiscale a prononcé la restitution en cours d'instance. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu'il soit besoin de statuer au fond. Aucun texte fiscal spécifique n'est appliqué dans la solution retenue.
N° TA93-2405930(TA93-2405930)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A C, ressortissante haïtienne, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa vie privée et familiale, et de l'état de santé de sa fille nécessitant sa présence comme aidante. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas en compte la situation particulière de la fille de Mme A C, atteinte de troubles autistiques sévères nécessitant une aide quotidienne que seule sa mère pouvait lui apporter. La solution retenue s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA93-2401547(TA93-2401547)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait sa vie privée et familiale, étant mariée à un ressortissant turc titulaire d'un titre de séjour et mère de trois enfants scolarisés en France. Le tribunal a estimé que les éléments produits ne démontraient pas un séjour habituel en France ni une insertion sociale ou professionnelle suffisante, et que la cellule familiale pouvait se reconstituer en Turquie. La décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, concluant à l'absence d'atteinte disproportionnée ou d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA93-2315574(TA93-2315574)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A B, ressortissant brésilien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que M. A B justifiait de motifs exceptionnels, notamment sa résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, son parcours universitaire et ses attaches familiales en Espagne avec des membres de sa famille de nationalité espagnole. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A B dans un délai de deux mois.
N° TA93-2405878(TA93-2405878)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était légale, car l'époux de la requérante, ressortissant hongrois, remplissait les conditions de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour exercer une activité professionnelle en France. En conséquence, les autres décisions (obligation de quitter le territoire, interdiction de circulation) ont été jugées légales, et les moyens soulevés par Mme A ont été écartés.
N° TA93-2409919(TA93-2409919)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Société des Grands Projets sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette demande visait à désigner un expert pour constater l'état des bâtis situés à proximité du chantier de la ligne 17 Nord, avant le début des travaux de creusement de tunnel. La solution retenue ordonne une expertise contradictoire pour dresser un état des lieux initial, identifier les immeubles susceptibles d'être affectés, et prévoit la possibilité de poursuivre la mission pour constater d'éventuels dommages pendant la durée des travaux.
N° TA93-2405921(TA93-2405921)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur de fait concernant sa vie familiale, n'étaient pas fondés. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA93-2403668(TA93-2403668)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 15 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a relevé que l'arrêté litigieux avait en réalité été édicté par le préfet des Hauts-de-Seine le 22 juillet 2023 et notifié le même jour. La requête, enregistrée le 16 mars 2024, était tardive car introduite au-delà du délai de recours de quarante-huit heures prévu par les articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2405609(TA93-2405609)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 15 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA93-2417609(TA93-2417609)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais. Ce dernier demandait la réouverture de l'instruction de sa demande de changement de titre de séjour et la délivrance d'un document de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une situation d'urgence caractérisée ni d'une illégalité manifeste, conditions nécessaires à l'application de cette procédure d'urgence. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2301035(TA93-2301035)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation du refus de permis de visite pour son frère incarcéré à la maison d'arrêt de Villepinte. Le tribunal a estimé que le refus était justifié par des motifs de bon ordre et de sécurité, en application de l'article L. 341-7 du code pénitentiaire, compte tenu des condamnations des deux frères pour des faits liés aux stupéfiants. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été écarté, faute pour le requérant d'établir qu'il était le seul à pouvoir rendre visite à son frère.
N° TA93-2314058(TA93-2314058)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence d'insertion professionnelle et de la menace pour l'ordre public.