Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2500651(TA44-2500651)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de M. et Mme A visant à suspendre le refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à Mme A. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a donné instruction aux autorités consulaires de délivrer le visa sollicité, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. Par conséquent, le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et a condamné l'État à verser 550 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA44-2501092(TA44-2501092)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante syrienne, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un visa provisoire pour honorer un rendez-vous en préfecture dans le cadre d'une procédure de changement de statut. Le juge a estimé que la condition d'urgence, qui doit être appréciée objectivement et dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas un risque de perte de son droit au séjour ni une atteinte grave à sa vie privée et familiale, son mariage étant déjà célébré. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2202684(TA44-2202684)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 30 avril 2021 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle s'était substituée à la décision préfectorale initiale, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance et l'irrégularité des revenus du requérant, et que le moyen tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant. La décision s'appuie sur les articles 21-15 et 27 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2500957(TA44-2500957)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de long séjour opposée à Mme C épouse B par les autorités consulaires françaises à Dakar. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour saisir le juge des référés avant que la commission de recours contre les refus de visa n'ait statué sur le recours préalable obligatoire, n'était pas remplie. Il a relevé que la requérante n'établissait ni la réalité ni l'intensité de la vie commune après deux années de mariage. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2404906(TA44-2404906)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante vietnamienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "entrepreneur/profession libérale" assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la requérante ne justifiait pas de revenus suffisants et stables, ni de la viabilité économique de son entreprise, conditions requises par l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité et les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA44-2412226(TA44-2412226)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de départ volontaire de trente jours, fixation du pays de destination et interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs au droit d'asile, et de l'absence d'examen de la situation personnelle. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'établir un risque réel et actuel de persécutions en Turquie. Enfin, l'interdiction de retour a été validée, le préfet ayant suffisamment motivé sa décision au regard des critères des articles L. 612-8 et L. 612-10 du CESEDA.
N° TA44-2404448(TA44-2404448)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Sarthe. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, notamment ceux tirés de l'illégalité du refus de séjour et de la violation de l'article 8, ont également été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA44-2404342(TA44-2404342)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Loire-Atlantique le 8 décembre 2023. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, l'erreur d'appréciation au regard de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA44-2200012(TA44-2200012)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que Mme A ne justifiait pas d'un niveau de maîtrise de la langue française suffisant (niveau B1 requis), sur le fondement des articles 21-24 du code civil et 37 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Les arguments de la requérante, notamment son âge et sa méconnaissance de l'outil informatique, n'ont pas été retenus pour contredire sérieusement ce motif.
N° TA44-2418809(TA44-2418809)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Sarthe rejetant la demande de titre de séjour étudiant de M. C et refusant de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée en raison du refus de renouvellement du titre de séjour, privant le requérant de la possibilité de travailler. Cependant, il a estimé qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée.
N° TA44-2418616(TA44-2418616)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de Nantes Métropole. Cette expertise vise à évaluer la gêne subie par le salon de coiffure "ANY LAURE COIFFURE" en raison des travaux d'aménagement de la nouvelle ligne 8 de transport et de renouvellement des réseaux, prévus de 2025 à 2027. Un expert a été désigné pour suivre le chantier, décrire les nuisances et leurs conséquences sur l'activité économique, afin d'éclairer une éventuelle indemnisation amiable.
N° TA44-2202061(TA44-2202061)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La décision implicite du ministre de l'intérieur, née du silence gardé sur son recours administratif, s'est substituée à la décision préfectorale initiale, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite était inopérant, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs. Enfin, l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le niveau de connaissance de l'histoire et des valeurs de la République française par Mme A était insuffisant, justifiant l'ajournement sur le fondement des articles 21-15 et 21-24 du code civil.
N° TA44-2418606(TA44-2418606)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de Nantes Métropole. Cette expertise vise à évaluer la gêne subie par l'établissement "COUTURE SUR MESURE NOZHA" en raison des travaux d'aménagement de la ligne 8 de transport et de renouvellement des réseaux, prévus de 2025 à 2027. L'expert désigné devra décrire précisément la nature, la durée et l'importance des nuisances, ainsi que leurs conséquences sur l'activité économique du professionnel, afin d'éclairer la commission de règlement amiable. La solution retenue est l'utilité de la mesure pour faciliter une éventuelle indemnisation.
N° TA44-2418610(TA44-2418610)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur demande de Nantes Métropole, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à évaluer la gêne occasionnée à la boulangerie "BOULANGERIE JEAN" par les travaux d'aménagement de la nouvelle ligne 8 de transport et de renouvellement des réseaux, prévus de 2025 à 2027. L'expert désigné devra décrire précisément la nature, la durée et l'importance des nuisances, ainsi que leurs conséquences sur l'activité économique du commerce, afin d'éclairer la commission de règlement amiable.
N° TA44-2110728(TA44-2110728)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le degré d'insertion professionnelle du requérant, au regard de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret n°93-1362.
N° TA44-2418594(TA44-2418594)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de Nantes Métropole. Cette expertise vise à évaluer la gêne subie par l'établissement "MONDIAL COIFFURE" en raison des travaux d'aménagement de la nouvelle ligne 8 de transport et de renouvellement des réseaux, prévus de 2025 à 2027. Un expert est désigné pour constater, décrire et quantifier les nuisances, leurs causes et leurs conséquences sur l'activité économique du professionnel. La mission de l'expert est contradictoire et doit permettre d'éclairer la commission de règlement amiable sur les responsabilités et préjudices éventuels.
N° TA44-2110796(TA44-2110796)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci étant substituée par la décision ministérielle. Sur la légalité externe, les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation ont été écartés. Au fond, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande, compte tenu de l'absence de revenus stables et suffisants de l'intéressée, condition requise pour l'acquisition de la nationalité française. La décision s'appuie sur les articles 21-15 et suivants du code civil.
N° TA44-2418600(TA44-2418600)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de Nantes Métropole. Cette mesure vise à évaluer la gêne occasionnée à l'établissement "LA PAGODE" par les travaux d'aménagement de la nouvelle ligne 8 de transport et de renouvellement des réseaux, prévus de 2025 à 2027. L'expert désigné devra décrire précisément la nature, la durée et l'importance des nuisances, ainsi que leurs conséquences sur l'activité économique du professionnel, afin d'éclairer la commission de règlement amiable.
N° TA44-2418592(TA44-2418592)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur demande de Nantes Métropole, a ordonné une mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette expertise vise à évaluer la gêne subie par la "PHARMACIE MANGIN" en raison des travaux d'aménagement de la nouvelle ligne 8 de transport et de renouvellement des réseaux, prévus de 2025 à 2027. L'expert désigné devra décrire précisément la nature, la durée et l'importance des nuisances, ainsi que leurs conséquences sur l'activité économique de l'officine, afin d'éclairer la commission de règlement amiable.
N° TA44-2418593(TA44-2418593)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de Nantes Métropole sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à évaluer la gêne subie par l'établissement "OASIS EXPRESS" en raison des travaux d'aménagement de la nouvelle ligne 8 de transport et de renouvellement des réseaux, prévus de 2025 à 2027. L'expert désigné devra décrire précisément les causes, la durée et l'importance des nuisances, ainsi que leurs conséquences sur l'activité économique du professionnel, afin d'éclairer la commission de règlement amiable.