Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2500274(TA44-2500274)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. et Mme A D d'une demande visant à faire exécuter une précédente ordonnance enjoignant au ministre de l'intérieur de réexaminer une demande de visa de long séjour pour réunification familiale. Le ministre ayant opposé un nouveau refus de visa le 16 janvier 2025, le juge a constaté que l'injonction initiale avait reçu exécution et a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de mesures coercitives. L'État a toutefois été condamné à verser 500 euros aux requérants au titre des frais de justice (article L. 761-1 du CJA).
N° TA44-2404659(TA44-2404659)
Le Tribunal administratif de Nantes annule un arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 29 février 2024 obligeant un ressortissant libyen à quitter le territoire français. La juridiction retient une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de séjour de l'intéressé (plus de neuf ans), de son parcours universitaire et de son insertion professionnelle stable. L'annulation implique le réexamen de sa situation par le préfet, qui doit lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont appliqués pour les frais d'avocat.
N° TA44-2500470(TA44-2500470)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de Mme B, qui contestait le refus implicite de visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le ministre de l'intérieur ayant donné instruction de délivrer le visa sollicité, les conclusions à fin de suspension et d'injonction sont devenues sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 550 euros à la requérante.
N° TA44-2418071(TA44-2418071)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, représentante légale d'Alpha Amadou A, qui demandait la délivrance d'un visa de long séjour. Le juge constate qu'un visa avait déjà été délivré le 3 avril 2024, valable jusqu'au 2 juillet 2024, mais que les intéressés ne l'ont pas utilisé, se plaçant ainsi eux-mêmes dans la situation d'urgence invoquée. En l'absence d'urgence caractérisée, la requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2420501(TA44-2420501)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour scolarisation à la jeune F B G, au motif que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a notamment relevé que l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était pas méconnu, compte tenu de l'absence de rupture des liens avec ses parents biologiques et de l'absence de démonstration d'une situation de vulnérabilité particulière.
N° TA44-2420462(TA44-2420462)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande visant à suspendre la décision du président du conseil départemental de la Sarthe du 1er octobre 2024 lui refusant une prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, dès lors que la situation de détresse invoquée par le requérant, mineur non accompagné, relevait d'une procédure d'assistance éducative devant le juge des enfants, et non d'une compétence propre du président du conseil départemental. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 223-2 du code de l'action sociale et des familles et 375-5 du code civil, qui prévoient que seul le juge judiciaire peut ordonner des mesures de protection en cas d'urgence pour un mineur en danger.
N° TA44-2500271(TA44-2500271)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension des décisions de refus de visa de long séjour pour son épouse et son enfant. Le juge a estimé que les conclusions de M. A, qui visaient à obtenir l’annulation de la décision implicite de la commission de recours, ne relevaient pas de la compétence du juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l’ensemble des demandes, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence ou le doute sérieux sur la légalité.
N° TA44-2420447(TA44-2420447)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ayant implicitement rejeté le recours contre le refus de visa de long séjour pour réunification familiale de l'enfant E C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le lien de filiation entre l'enfant et la requérante n'étant pas établi de manière certaine en raison de la production de deux actes de naissance différents. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la réunification familiale.
N° TA44-2416425(TA44-2416425)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 4 octobre 2024 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ainsi que de la décision de retenue de ses documents d'état civil. La requérante, de nationalité guinéenne, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, et a donc rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2420038(TA44-2420038)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur le refus de visa de long séjour opposé à Mme A dans le cadre d'une procédure de regroupement familial. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a donné instruction à l'autorité consulaire de délivrer le visa sollicité, rendant sans objet les conclusions en suspension et en injonction. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros aux requérants au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2420048(TA44-2420048)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. J C et Mme I F, qui contestaient les arrêtés du préfet de Maine-et-Loire ordonnant leur transfert aux autorités espagnoles. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la signataire disposait d'une délégation de signature régulière et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2418042(TA44-2418042)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme A E. Les requérants contestaient ce refus en invoquant une erreur manifeste d’appréciation sur l’identité et le lien marital, ainsi qu’une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d’une discordance entre le lieu de naissance mentionné dans l’acte de mariage délivré par l’OFPRA et celui figurant dans les autres documents d’état civil. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2420574(TA44-2420574)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus de visa d’entrée en France, a constaté que le ministre de l’intérieur avait donné instruction de délivrer le visa sollicité après l’introduction du recours. En application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, les conclusions aux fins de suspension et d’injonction sont devenues sans objet, conduisant à un non-lieu à statuer. L’État a été condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2420587(TA44-2420587)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi par M. et Mme D d’une demande d’injonction visant à obtenir le réexamen de la situation de leur fille mineure pour l’obtention d’un visa, en exécution d’une précédente ordonnance. Le ministre de l’intérieur ayant produit la preuve de la délivrance du visa le 6 janvier 2025, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 550 euros à l’avocat des requérants.
N° TA44-2420629(TA44-2420629)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant la demande de visa de long séjour de M. B, conjoint d'une ressortissante française. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la séparation des époux et de la grossesse de Mme C. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 800 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA44-2500935(TA44-2500935)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre du regroupement familial opposé à Mme B, ressortissante haïtienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en ne justifiant pas de la réalité et de l'intensité de sa vie conjugale ni de répercussions personnelles ou psychologiques suffisamment caractérisées.
N° TA44-2500934(TA44-2500934)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du refus de visa de long séjour opposé à Mme D par l'autorité consulaire française à Tananarive. Le requérant, M. C, n'a pas démontré l'urgence particulière justifiant la saisine du juge avant que la commission de recours contre les refus de visa n'ait statué sur le recours administratif préalable obligatoire, formé le 6 janvier 2025. Le juge a considéré que le délai de deux mois pour la décision de la commission n'était pas expiré et que les éléments invoqués (détresse psychique de l'enfant) ne caractérisaient pas une urgence suffisante. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2420356(TA44-2420356)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant géorgien, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil après le rejet de sa demande d'asile et sa demande de réexamen. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, car fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit ce refus en cas de demande de réexamen. Il a également estimé que l'OFII avait suffisamment motivé sa décision et pris en compte la vulnérabilité du demandeur, conformément aux articles L. 522-1 et L. 522-3 du même code. En conséquence, le tribunal a annulé les conclusions à fin d'annulation et rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA44-2500551(TA44-2500551)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre du regroupement familial pour M. G A. La requérante, Mme C, invoquait l'urgence liée à l'état de santé de son fils, mais le juge a estimé que les éléments nouveaux présentés, notamment une attestation psychologique, ne démontraient pas une aggravation récente de sa situation par rapport à la première requête rejetée le 2 octobre 2024. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2500933(TA44-2500933)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d’une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale à la famille de M. C F, réfugié afghan. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, les requérants ne démontrant pas de risque imminent et grave justifiant une suspension, malgré leur situation précaire en Iran et leur appartenance à la minorité Hazara. La solution retenue se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence caractérisée pour suspendre une décision administrative. Aucun texte spécifique du CESEDA ou de la CEDH n’a été appliqué au fond, l’urgence n’étant pas remplie.