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Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours confirmant le refus de visas long séjour "talent" pour l'épouse et la fille de M. A..., au motif que la condition d'urgence n'est pas remplie. Le juge estime que les éléments invoqués (atteinte à la vie privée et familiale, séparation) sont insuffisants pour démontrer un préjudice grave et immédiat, d'autant que des visites familiales au Sénégal restent possibles. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution d’un refus de visa de réunification familiale opposé à Mme A..., épouse d’un réfugié. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants ayant contribué eux-mêmes à la prolongation de leur séparation en déposant tardivement leur demande, et n’ayant pas démontré de menace grave et immédiate pour la situation de l’intéressée en Iran. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus de visa de long séjour « passeport-talent » opposé à Mme A... par le consulat général de France à Lagos. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant elle-même contribué à la situation d'urgence en signant un contrat de travail et en prenant des engagements avant l'obtention de son visa, sans démontrer de précarité financière ou de difficultés de recrutement pour l'entreprise. En outre, le recours préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa était toujours pendant, sans qu'une urgence particulière ne justifie la saisine anticipée du juge des référés. La requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de réunification familiale à une ressortissante afghane. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une situation de précarité ou de menace actuelle et personnelle en Afghanistan. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la délivrance d'un visa de long séjour pour son époux, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation du couple étant récente et la requérante ayant saisi le tribunal tardivement, sans justifier de circonstances particulières. Il a également relevé que la situation d'urgence invoquée résultait en partie du comportement de la requérante. La demande a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... A... contestant la décision de l'OFII du 14 avril 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait bien examiné sa situation personnelle. Il a également estimé que la procédure était régulière, le requérant ayant bénéficié d'un entretien de vulnérabilité comme en attestait sa signature. Enfin, la décision de l'OFII était fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ayant dissimulé avoir déjà obtenu une protection internationale en Espagne, ce qui constitue un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le ministre avait fondé son rejet sur l'absence de loyalisme du postulant en raison de son appartenance à la mouvance radicale de l'opposition congolaise, impliquée dans des troubles à l'ordre public. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur une note blanche des services de renseignement, et ce malgré l'intégration et l'engagement professionnel du requérant. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l’État à indemniser M. A... et sa famille pour le préjudice résultant du refus illégal de délivrance de visas de long séjour en qualité de membres de famille de réfugié. Cette illégalité, constatée par un précédent jugement du 25 avril 2022, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. La période d’indemnisation court du 30 janvier 2021 au 27 mai 2022, date de délivrance des visas. L’État a été condamné à verser 46,57 euros au titre du préjudice matériel et 6 300 euros au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence, sur le fondement des principes de la responsabilité pour faute.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... D..., ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de la Sarthe de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur la demande de la SARL AB+SERVICE, en liquidation judiciaire, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2014 à 2016. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé un dégrèvement partiel de 572 euros pour l'impôt sur les sociétés et de 271 euros pour la TVA, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur ces montants. Pour le surplus des conclusions, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la société ne justifiait pas de la réalité des charges et factures omises qu'elle invoquait pour réduire ses bases imposables. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 38 pour la définition du bénéfice imposable.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... qui contestait le rehaussement de sa plus-value immobilière réalisée en 2015 lors de la vente d’un bien à Nantes. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à la rectification des revenus fonciers, faute de réclamation préalable dans les délais de l’article R. 196-1 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a estimé que le requérant ne justifiait pas du montant des travaux allégués pour majorer le prix d’acquisition en application de l’article 150 VB du code général des impôts. La demande de décharge de la taxe sur les plus-values élevées a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du syndicat des compagnies aériennes autonomes. Celle-ci contestait l'arrêté préfectoral désignant des membres de l'organisation « Les entreprises du voyage Centre Ouest » comme représentants des organisations professionnelles du transport aérien au sein de la commission consultative économique de l'aéroport de Nantes-Atlantique. Le tribunal a jugé que les représentants d'organisations professionnelles du transport aérien ne se limitent pas aux seuls acteurs opérant des aéronefs, ces derniers étant déjà représentés en tant qu'usagers aéronautiques. La solution s'appuie sur l'article R. 224-3 du code de l'aviation civile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme Kamagate, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par le directeur général de l'OFII sur le recours préalable obligatoire, était légale. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'absence d'examen de la vulnérabilité, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de la Sarthe d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation et l’erreur d’appréciation. Il a jugé que le préfet avait légalement motivé sa décision, fondée sur l’insuffisance des ressources du demandeur au regard de l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue confirme la légalité du refus de regroupement familial.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 12 avril 2021 suspendant ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect des exigences des autorités d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et non entachée d'un défaut d'examen. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 744-6 et L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas fondés, sans plus de précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 6 janvier 2022 par laquelle le préfet de la Sarthe a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante bolivienne mariée à un Français. Le tribunal estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée de sa résidence en France et de l’ancienneté de sa communauté de vie avec son époux. En revanche, il rejette la demande d’injonction de délivrance d’un titre de séjour, la requérante ayant acquis la nationalité espagnole et n’étant donc plus tenue d’en détenir un en application de l’article L. 231-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme D..., bénéficiaire de la protection subsidiaire, afin d'obtenir réparation des préjudices subis du fait du refus illégal de délivrance de visas de long séjour pour ses deux enfants, annulé par un jugement du 3 mai 2019. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de l'illégalité du refus initial et du retard dans l'exécution du jugement ordonnant la délivrance des visas. La période d'indemnisation a été fixée du 19 mars 2018 au 3 juillet 2019, date de délivrance effective des visas. Toutefois, la demande d'indemnisation pour perte de prestations sociales a été rejetée, faute de lien de causalité direct avec les fautes commises.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... qui contestait la remise en cause de réductions d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre des années 2014 et 2015, pour un montant total de 20 112 euros. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales et que l'administration n'avait pas méconnu l'article L. 76 B du même code. Il a également estimé que l'administration avait pu légalement se fonder sur la notion de "programme immobilier" pour apprécier le seuil d'agrément de deux millions d'euros prévu à l'article 199 undecies A du code général des impôts, et que la doctrine administrative invoquée par le requérant n'était pas applicable. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de la société Tracpol SP Zoo, une société polonaise, qui contestait des rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et de taxe sur la formation professionnelle continue, assortis de pénalités pour activité occulte. La société soutenait que la procédure de vérification était irrégulière, notamment pour défaut d'information du responsable de son établissement stable en France, et contestait le bien-fondé des impositions en niant l'existence d'un tel établissement. Le tribunal a jugé que l'administration avait régulièrement notifié les actes au représentant légal de la société, que l'existence d'un établissement stable en France était établie par l'exercice d'une activité professionnelle non déclarée, et que la pénalité de 80 % pour activité occulte était justifiée. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, sur le fondement des articles L. 47, L. 76, L. 174 et L. 256 du livre des procédures fiscales, ainsi que de l'article 1728 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de la société Trans Pol Frigo SP Zoo, qui contestait des cotisations supplémentaires de participation des employeurs à l’effort de construction et à la formation professionnelle continue pour 2014-2016. La société, de droit polonais, soutenait notamment que la procédure de vérification était irrégulière faute d’avoir informé le responsable de son prétendu établissement stable en France, et que l’administration ne prouvait pas l’existence de cet établissement stable justifiant son assujettissement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et les pénalités de 80 % pour activité occulte. La décision s’appuie sur les articles L. 47, L. 76, L. 176, L. 256 et R. 256-8 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l’article 1728 du code général des impôts.