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Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a considéré que le ministre de l'intérieur n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur une condamnation pour conduite sous stupéfiants en 2016, eu égard à la gravité et au caractère récent des faits. La décision explicite du 26 octobre 2022 s'est substituée à la décision implicite initiale. Les textes appliqués sont l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 7 septembre 2022, qui avait ajourné à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard de l'article 27 du code civil, le ministre ayant précisé que l'absence d'activité professionnelle et de ressources suffisantes et stables de la requérante justifiait cet ajournement. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le défaut d'insertion professionnelle de Mme B..., et non sur un handicap ou une maladie de son conjoint. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de circulaires non publiées a été écarté comme inopérant.