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Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 9 août 2023 rejetant la demande de naturalisation de la requérante. Le juge a estimé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en retenant le motif d'une reconnaissance de paternité frauduleuse, sans pouvoir justifier cette qualification par les éléments du dossier, notamment le jugement civil qui avait annulé cette reconnaissance. La décision a été prise en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'indemnisation d'un détenu pour un calcul erroné de sa rémunération de travail en atelier pénitentiaire. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une faute en rémunérant le requérant en deçà du taux horaire minimum légal, fixé à 45% du SMIC par l'article D. 432-1 du code de procédure pénale. En conséquence, il a condamné l'État à verser la somme réclamée de 46,09 euros en réparation du préjudice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision du ministre de l'Intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation et a rappelé son large pouvoir d'appréciation, notamment pour apprécier l'intégration et l'autonomie matérielle du requérant. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un détenu contestant son transfert vers un autre établissement pénitentiaire. Le tribunal a jugé que cette décision d'affectation constitue une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne porte pas atteinte aux libertés ou droits fondamentaux du requérant. Cette solution s'appuie sur la jurisprudence relative au code pénitentiaire et au code de justice administrative concernant la nature des décisions pénitentiaires.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son licenciement par l'Institut Régional d'Administration de Nantes. La juridiction a estimé que les irrégularités de procédure invoquées, notamment concernant la convocation et la composition de la commission consultative paritaire, n'étaient pas établies ou étaient insuffisantes pour entacher la décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatifs aux agents contractuels de l'État.
**Sujet principal** : Demande de révision d'une pension civile de retraite pour qu'elle soit liquidée sur la base d'un échelon supérieur acquis pendant une période de maintien en fonction au-delà de la limite d'âge. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que les services accomplis après la limite d'âge, bien que pris en compte pour la durée d'assurance, ne peuvent servir de base au calcul du traitement indiciaire de référence pour la liquidation de la pension, sauf dispositions législatives contraires expresses. **Textes appliqués** : Articles L. 556-1 et L. 556-5 du code général de la fonction publique, et articles L. 10, L. 13 et L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal rappelle que l'article L. 26 bis de ce dernier code limite expressément la prise en compte de ces services à la seule durée des services.
Le **Tribunal Administratif de Nantes** a statué sur une demande de révision d'une pension civile de retraite pour invalidité. Le sujet principal était le calcul du montant de la rente viagère d'invalidité et son cumul avec la pension de retraite. La juridiction a **rejeté la requête** de la fonctionnaire, en jugeant que le plafond légal prévu par l'article L. 30 ter du code des pensions civiles et militaires de retraite s'appliquait. Elle a ainsi confirmé la légalité de la décision administrative qui avait procédé à une réduction proportionnelle des prestations pour respecter ce plafond.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté de révocation d'un professeur certifié. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le recours. Il écarte le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, estimant qu'elle disposait d'une délégation de signature régulière. Il juge également que la sanction de révocation est proportionnée à la gravité des faits reprochés, à savoir une condamnation pénale pour des propositions sexuelles à une mineure, ce qui est incompatible avec les exigences de la fonction d'enseignant. **Textes appliqués** : Décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 (délégations de signature), code de l'éducation (article L. 111-3-1) et code général de la fonction publique (articles L. 121-1, L. 530-1 et L. 533-1).
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de visas au titre de la réunification familiale pour des membres de la famille d'une bénéficiaire de protection subsidiaire. Le tribunal a constaté que les requérantes, invitées à confirmer le maintien de leurs conclusions, ne l'ont pas fait dans le délai imparti. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a donné acte de leur désistement d'office, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'un visa de réunification familiale. Le tribunal a annulé la décision de la commission de recours, estimant que le refus de visa, fondé sur les articles L. 434-3, L. 434-4 et L. 561-5 du CESEDA, méconnaissait le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Il a jugé que l'identité et la filiation de la requérante étaient établies par un jugement guinéen et que l'administration n'avait pas contesté son isolement dans le pays d'origine.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. B... A..., qui contestait le refus de délivrance d'un visa long séjour étudiant. La juridiction a estimé que la décision de la commission de recours était suffisamment motivée, que la composition de cette commission était régulière, et que la situation personnelle du requérant avait été examinée. Elle a appliqué les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et de l'instruction interministérielle du 4 juillet 2019 relative aux visas pour études.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête visant à annuler le refus de visa de long séjour pour réunification familiale d'un enfant mineur. Le juge a considéré que la commission de recours contre les décisions de refus de visa n'avait pas commis d'erreur de droit en estimant que la réunification familiale partielle, en l'espèce, n'était pas justifiée par l'intérêt de l'enfant au regard de l'article L. 434-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision implicite de rejet a été substituée par une décision explicite du 25 avril 2024, contre laquelle le recours était en réalité dirigé.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler le refus de son visa de court séjour pour la France. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision initiale du consulat, celle-ci ayant été remplacée par la décision expresse du sous-directeur des visas du 15 février 2024, qui constitue désormais le seul acte attaquable. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui organise le recours administratif préalable obligatoire.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite d'un recours contre le refus d'un visa de long séjour pour réunification familiale. Le tribunal a jugé que la décision implicite de la commission de recours, intervenue dans le délai légal, reprenait valablement les motifs du refus consulaire initial, sans qu'il soit établi que cette procédure était irrégulière ou que le refus méconnaissait le droit au respect de la vie familiale. La décision s'appuie sur les articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite d'un visa long séjour pour réunification familiale d'un enfant présenté comme la fille d'une bénéficiaire de protection subsidiaire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de refus, fondée sur l'absence de preuves probantes de l'identité et de la filiation de l'enfant, n'était pas entachée d'erreur de droit ou d'appréciation. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles D. 312-8-1 et L. 561-2, ainsi que le code civil.
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d'un visa de court séjour pour une ressortissante irakienne souhaitant visiter son fils en France. Le tribunal a jugé irrecevable l'action du fils (le demandeur accueillant) pour défaut d'intérêt à agir, mais a rejeté l'exception d'irrecevabilité soulevée contre la requérante principale. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant qu'elle était insuffisamment motivée au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration, et a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de visa. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles D. 312-3 et D. 312-8-1) et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de visas de réunification familiale pour les enfants d'un réfugié. Le tribunal a jugé que la commission de recours avait légalement repris le motif du refus consulaire, considérant que la réunification familiale partielle n'était pas justifiée par l'intérêt supérieur des enfants. La décision s'appuie sur les articles D. 312-8-1 et L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé le refus de visa opposé à un ressortissant marocain, car le motif initial (un signalement SIS par l'Italie) était matériellement inexact. Le tribunal a toutefois procédé à la substitution de motifs demandée par le ministre de l'intérieur, en retenant que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes pour son séjour et présentait un risque de détournement du visa à des fins migratoires. La décision de rejet du visa est ainsi légalement justifiée sur ces nouveaux fondements, tirés du code frontières Schengen et du code communautaire des visas.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de visa d'établissement (long séjour) pour une ressortissante algérienne, épouse d'un Français. Le tribunal a annulé la décision attaquée du 6 mai 2024, au motif que le sous-directeur des visas du ministère de l'intérieur était incompétent pour statuer sur le recours administratif préalable. En effet, pour un visa de long séjour (assimilé ici à un visa d'établissement pour un ressortissant algérien), la compétence revient exclusivement à la commission de recours visée à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus de visas de réunification familiale pour la compagne et les enfants d'un bénéficiaire de protection subsidiaire résidant en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision implicite de la commission de recours, qui s'est substituée aux refus consulaires initiaux, était légale. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article D. 312-3, pour fonder sa décision.