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Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 20 octobre 2021 par laquelle le préfet de la Sarthe a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas suffisamment établi le caractère inauthentique des actes d'état civil produits par le requérant, en se fondant uniquement sur des rapports d'analyse documentaire sans procéder aux vérifications utiles requises par l'article 47 du code civil. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour erreur d'appréciation, le tribunal estimant que les documents d'état civil présentés par M. A conservaient leur force probante.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure lié à l'absence d'entretien de vulnérabilité, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure d'évaluation de la vulnérabilité, bien que non réalisée avant la décision, n'était pas obligatoire dans le cadre d'une procédure de cessation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1, L. 551-9 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de résident "résident de longue durée UE". Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'absence d'examen sérieux de sa situation. Il a jugé que la décision était légale, en application de l'accord franco-mauritanien du 1er octobre 1992 et de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les revenus du requérant étaient inférieurs au SMIC. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 14 mars 2022 rejetant sa demande de réintégration dans la nationalité française. La requérante soutenait que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a appliqué les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, rappelant que le ministre dispose d'un pouvoir d'appréciation pour accorder ou non la naturalisation. Il a relevé que le rejet était fondé sur l'insuffisance des revenus de Mme A et sa connaissance jugée insuffisante de l'histoire et des règles de vie en société françaises, conformément à l'article 37 du décret. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse des motifs du ministre est présentée.
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 29 mars 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant algérien. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l'article 6.5 de l'accord franco-algérien et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de présence en France, de l'insertion professionnelle et des attaches personnelles du requérant. Il enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence à M. C dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a examiné la requête de conseillers municipaux minoritaires du Pouliguen contestant le règlement intérieur de la commune. Les requérants demandaient l'annulation des délibérations des 8 décembre 2022 et 17 juin 2024, au motif qu'elles ne prévoyaient pas leur droit d'expression sur les supports numériques (Facebook, "Flash infos"), en violation de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions dirigées contre la délibération du 17 juin 2024 étaient tardives et donc irrecevables. Il a également jugé que les requérants ne démontraient pas que le refus d'accès aux supports numériques méconnaissait les dispositions légales applicables.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 14 mai 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique refusait de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant camerounais, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de présence en France du requérant (douze ans) et de ses efforts d'intégration professionnelle, malgré une condamnation pénale. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a annulé l'arrêté du 8 février 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant tchadien, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'ancienneté du séjour en France (neuf ans), de la présence de sa mère et de plusieurs frères et sœurs sur le territoire, ainsi que de son parcours universitaire sérieux. Le tribunal a implicitement fait application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant marocain, contestant le retrait de son titre de séjour "travailleur saisonnier" et le refus de délivrance d'un titre "salarié" assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit, ni erreur d'appréciation, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 19 novembre 2021 refusant le rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que l'OFII n'avait commis aucune erreur de droit ou d'appréciation en refusant le rétablissement, dès lors que M. A avait refusé une proposition d'hébergement le 26 février 2021, ce qui justifiait la suspension initiale des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 744-7 et L. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a rappelé que la décision ministérielle s'était substituée à la décision préfectorale, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que M. B ne justifiait pas d'une assimilation suffisante à la communauté française, notamment en raison de connaissances lacunaires sur l'histoire et la culture françaises, en application des articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 14 janvier 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision conforme aux articles 49 du décret du 30 décembre 1993 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insertion professionnelle encore récente et les ressources insuffisantes de l'intéressée, au regard de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du même décret.
Le Tribunal administratif de Nantes annule le refus du préfet de la Loire-Atlantique de délivrer une carte de résident à un ressortissant malien. Le juge estime que les ressources du requérant, bien qu’insuffisantes en 2018, étaient devenues stables, régulières et suffisantes en 2019 et 2020, conformément à l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision préfectorale est donc entachée d’une erreur d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. D, un ressortissant somalien, pour contester la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 22 décembre 2021 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure pour absence d'entretien de vulnérabilité, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, incluant l'évaluation de vulnérabilité, avait été régulièrement menée. En conséquence, la requête a été rejetée, sur le fondement des articles L. 521-1, L. 551-9 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet de la Mayenne le 25 mars 2022. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 10 novembre 2021 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté la demande de regroupement familial de Mme B, ressortissante turque. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en ne prenant pas en compte l'intérêt supérieur de son enfant en bas âge. En conséquence, il a enjoint au préfet d'admettre Mme B au bénéfice du regroupement familial.
Refus de carte de résident longue durée. Le Tribunal administratif de Nantes rejette le recours de M. A, ressortissant congolais, contre la décision du préfet de la Sarthe. Le juge estime que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance des ressources du demandeur, condition prévue à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la famille B d'une demande d'indemnisation pour le préjudice subi du fait de refus illégaux de visas de long séjour, annulés par un précédent jugement du 18 juin 2020. La responsabilité de l'État a été engagée en raison de la faute commise par l'administration, qui a maintenu ces refus entre juillet 2019 et mars 2021. Le tribunal a rejeté la demande d'indemnisation du préjudice matériel, faute de justificatifs probants pour la période concernée. En revanche, il a accordé une somme de 1 500 euros à chacun des quatre membres de la famille (M. et Mme B et leurs deux enfants) en réparation de leur préjudice moral et des troubles dans leurs conditions d'existence.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C contestant le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation française. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signature de la décision ayant été régulièrement déléguée. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance des articles 21-23 et 21-27 du code civil, le refus étant fondé sur l'opportunité prévue à l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre pouvait légalement se fonder sur des faits de violence ayant donné lieu à un rappel à la loi, sans erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour du 6 avril 2022. Le requérant invoquait un vice d'incompétence, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire étant régulièrement habilité, et a jugé que le préfet avait pu légalement refuser d'examiner la demande sur le fondement de l'article L. 425-9 du CESEDA en l'absence d'éléments médicaux nouveaux.