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Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant après renvoi du Conseil d'État, a examiné les demandes de la société Sogefimur tendant à la décharge des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2018, 2019 et 2020. La société contestait la légalité des délibérations de la communauté urbaine Angers Loire Métropole fixant les taux de la taxe, invoquant une méconnaissance de l'article 1520 du code général des impôts et une disproportion entre le coût du service et les recettes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant la délivrance d’un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à la requérante une carte de résidente de dix ans, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions par ordonnance. Il a en revanche condamné l’État à verser 500 euros à l’avocate de Mme A au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Ce jugement du Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) rejette la requête de M. et Mme A et de leur enfant, qui contestaient le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour à M. B A au titre de la réunification familiale. Le tribunal écarte comme inopérant le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission, dès lors que la décision attaquée était implicite. Il juge également que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'est pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, après avoir admis provisoirement les requérants à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester un arrêté du 9 juillet 2024 par lequel la maire de Nantes avait retiré une décision tacite de non-opposition à des travaux de pose de fenêtres de toit et s’y était opposée. En cours d’instance, la commune a pris deux nouveaux arrêtés le 30 janvier 2025 retirant la décision contestée et ne s’opposant plus aux travaux. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et a condamné la commune à verser 750 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A C épouse B, qui contestait la durée d’un visa délivré par les autorités consulaires françaises à Abidjan. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen de droit ni argumentation, et n’a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de M. A, médecin anesthésiste-réanimateur, contestant sa suspension de fonctions cliniques au CHU de Nantes. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la décision attaquée ne prive pas l’intéressé de sa rémunération et que les éléments invoqués (inoccupation, isolement, atteinte à la réputation) ne suffisent pas à caractériser une urgence justifiant une suspension. La requête est rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une admission au séjour en qualité de salarié, cette matière étant régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été jugé légal.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, agent contractuel de la chambre régionale d'agriculture des Pays de la Loire, qui demandait le paiement d'heures supplémentaires pour 2018 et 2019 ainsi qu'une indemnité pour travail dissimulé. Le tribunal a jugé que M. A, en tant que responsable du pôle gestion, relevait du statut du personnel administratif des chambres d'agriculture, un établissement public, et non du code du travail. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime et le statut du personnel administratif des chambres d'agriculture.
Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser Mme L, son époux et leurs cinq enfants pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence résultant du refus illégal de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale. Cette illégalité, constatée par un jugement antérieur du même tribunal, a prolongé leur séparation de trente mois. Le tribunal a accordé 2 500 euros à chaque requérant pour ces préjudices, ainsi que 293,80 euros pour des frais de transferts d'argent justifiés. La demande d'indemnisation au titre des allocations familiales a été rejetée, faute de lien direct avec la faute de l'administration. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester un arrêté du préfet de la Vendée du 28 novembre 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. En cours d'instance, le préfet a convoqué l'intéressée le 29 avril 2025 pour lui délivrer un titre de séjour d'un an mention "vie privée et familiale", retirant implicitement l'arrêté attaqué. Le tribunal constate, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre des frais d'instance sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’une demande de rectification d’une erreur matérielle affectant son identité dans un jugement rendu par le tribunal judiciaire de Nantes. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a rappelé que, en application de l’article 462 du code de procédure civile, seule l’autorité judiciaire peut connaître d’une telle demande de rectification. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 23 mai 2022 par laquelle la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes a confirmé une sanction de dix jours de cellule disciplinaire infligée à M. A, détenu. Le tribunal retient que la composition de la commission de discipline était irrégulière, faute pour l’administration de justifier de l’habilitation du second assesseur extérieur, en méconnaissance des articles R. 57-7-6 et R. 57-7-8 du code de procédure pénale. Cette irrégularité a privé le requérant d’une garantie essentielle, entraînant l’annulation de la sanction sans qu’il soit besoin d’examiner l’autre moyen. L’État est condamné à verser 1 200 euros à l’avocate de M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B et M. C contestant l'opposition du maire de Trignac à leurs travaux déclarés pour un abri de voiture. Les requérants n'ont pas assorti leur moyen tiré d'une prétendue absence de solution claire des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et leurs autres arguments (absence de solution amiable, interrogations d'administrés) étaient inopérants. La requête ne comportant que des moyens inopérants ou manifestement non assortis de précisions suffisantes, elle a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A D pour contester le refus de délivrance d’un visa de long séjour en qualité d’étudiant. La requête initiale visait une décision implicite de la commission de recours, mais une décision expresse du 7 mars 2024 s’y est substituée, entraînant un non-lieu à statuer sur la première procédure. Sur le fond, le tribunal a examiné la légalité de la décision expresse au regard des dispositions de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le jugement a été rendu après une audience publique.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur de classer sans suite sa demande de naturalisation. La décision initiale du 6 septembre 2022, motivée par l'absence de production des originaux de son acte de naissance et de son acte de mariage, a été jugée légalement fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen sérieux et d'erreur d'appréciation, estimant que la requérante n'avait pas déféré à la mise en demeure dans un délai de neuf mois.
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 22 août 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a ajourné à deux ans la demande de naturalisation de Mme A, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux. Le tribunal estime que le ministre a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des infractions routières anciennes (2005 et 2010), sans tenir compte de leur ancienneté et de l'absence de faits récents. Il enjoint au ministre de réexaminer la demande de naturalisation dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 11 octobre 2022 prononçant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le fait que le père de l'enfant de Mme B réside à l'étranger, ce qui ne permettait pas de considérer que l'ensemble de ses attaches familiales étaient établies en France. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation pour accorder ou ajourner une naturalisation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F et autres, qui demandaient l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France refusant la délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était réputée motivée par les motifs des décisions consulaires initiales, conformément à l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le moyen tiré du défaut de motivation était infondé. Il a également jugé que les requérants n'établissaient pas le lien familial avec la réunifiante, ni la possession d'état, et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 561-2 du même code. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de l'intéressé, qui ne déclarait aucun revenu entre 2018 et 2021 et vivait de prestations sociales pour subvenir aux besoins de sa famille de huit personnes. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la naturalisation.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, professeur agrégé, qui demandait d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Nantes de le rétablir dans ses droits à rémunération. Le juge estime que la demande est mal dirigée, car la décision de suspension de rémunération a été prise par la présidente de Nantes Université, et non par le rectorat, et qu'il appartenait à l'intéressé de contester cette décision. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 relatif au statut des professeurs agrégés.