Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionREJETE

TA44-2503461(TA44-2503461)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, motivée par l'absence de demande d'asile dans le délai de 90 jours sans motif légitime, était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen sérieux. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que l'entretien de vulnérabilité avait été valablement mené. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2208495(TA44-2208495)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. et Mme C. Ces derniers contestaient la remise en cause de la réduction d'impôt sur le revenu dont ils avaient bénéficié au titre de l'année 2014 pour des investissements réalisés en Martinique via des SCI, au motif que le produit des souscriptions n'avait pas été investi dans le délai de dix-huit mois prévu par l'article 199 undecies C du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la conclusion de conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée ne constituait pas un investissement au sens de ce texte, et que les requérants n'avaient pas justifié de l'emploi des fonds dans le délai imparti. La demande de décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu, des pénalités et des intérêts de retard a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2204879(TA44-2204879)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. C qui contestait la remise en cause d'une réduction d'impôt sur le revenu au titre de l'article 199 undecies C du code général des impôts pour un investissement locatif en Martinique. Le juge a estimé que le produit de la souscription n'avait pas été intégralement investi dans le délai de dix-huit mois suivant la clôture de celle-ci, comme l'exige le IV de cet article. La simple signature de conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée avec la société Procodom n'a pas été considérée comme un investissement suffisant, faute de justifier de l'affectation des fonds à l'acquisition ou à la construction effective des logements. En conséquence, la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et les pénalités correspondantes ont été maintenues.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2404515(TA44-2404515)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la remise en cause d’une réduction d’impôt sur le revenu au titre de l’article 199 undecies C du code général des impôts pour des investissements réalisés en Martinade via des SCI. L’administration avait estimé que le produit des souscriptions n’avait pas été investi dans le délai de dix-huit mois suivant la clôture de la souscription, condition prévue au IV de cet article. Le tribunal a jugé que les conventions de maîtrise d’ouvrage déléguée conclues par les SCI ne constituaient pas un investissement ferme et irrévocable au sens de la loi, et que le délai n’avait donc pas été respecté. La solution retenue confirme le bien-fondé du rehaussement et des pénalités appliquées.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2503462(TA44-2503462)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B E, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 17 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a également rejeté sa demande subsidiaire d'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence du 18 février 2025. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2501166(TA44-2501166)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A contestant la décision du préfet de Mayotte d'ajourner à un an sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé des moyens de droit, et la requérante n'a pas régularisé sa demande dans le délai de recours contentieux. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2113192(TA44-2113192)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, propriétaire, qui demandait la condamnation du département de la Mayenne à lui verser directement une somme de 3 360 euros correspondant à une aide du Fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour ses locataires. Le tribunal a jugé que les faits invoqués étaient manifestement insusceptibles de fonder une telle condamnation, car la demande d'aide devait émaner des locataires et non du propriétaire, et qu'aucune demande n'avait été déposée en ce sens. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la compétence de la juridiction administrative soulevée en défense.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2102584(TA44-2102584)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. B, qui contestait l'évaluation par l'administration fiscale de l'avantage en nature consenti à son ex-épouse via la mise à disposition gratuite d'un logement indivis. Le tribunal a jugé que l'avantage devait être évalué par référence au loyer que le contribuable aurait pu tirer du bien en le louant à un tiers, et non par sa valeur locative cadastrale. M. B n'ayant pas apporté de preuves suffisantes (comme des estimations comparatives) pour démontrer que le montant retenu par l'administration (9 443 euros) était sous-évalué, sa demande de réduction d'impôt sur le revenu pour 2017 a été rejetée. La décision s'appuie sur l'article 156 du code général des impôts.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2008738(TA44-2008738)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de la SAS Elivia visant à obtenir la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 et 2019 concernant son établissement industriel à Châteauneuf-sur-Sarthe. La société contestait l'application de l'article 1518 B du code général des impôts pour le calcul de l'assiette foncière et l'inclusion de certains biens d'équipement et mobiliers dans l'imposition. Le tribunal a constaté que la demande pour 2019 était devenue sans objet suite à un dégrèvement, et a donné acte du désistement de la société sur ce point. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de la requête, considérant que les moyens soulevés par la SAS Elivia n'étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2404704(TA44-2404704)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2016. Les requérants soutenaient avoir respecté le délai de dix-huit mois pour investir le produit de leur souscription dans des SCI en Martinique, en se prévalant de conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée signées en septembre 2015. Le tribunal a jugé que ces conventions ne constituaient pas un investissement ferme et irrévocable dans la construction de logements, comme l'exige l'article 199 undecies C du code général des impôts, et que l'administration avait donc à bon droit remis en cause la réduction d'impôt. La solution retenue confirme la position de l'administration fiscale sur la nécessité d'un engagement concret dans les délais impartis.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2404708(TA44-2404708)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2016. Le litige portait sur la condition de délai de dix-huit mois pour investir le produit de souscriptions dans le cadre du dispositif de l'article 199 undecies C du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les conventions de maîtrise d'ouvrage déléguée conclues avec la société Procodom ne constituaient pas un investissement ferme et irrévocable au sens de la loi, car elles ne garantissaient pas la réalisation des constructions dans le délai imparti. Les textes appliqués sont l'article 199 undecies C du code général des impôts et les lois de finances pour 2014 et 2015.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2405441(TA44-2405441)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient la remise en cause d’une réduction d’impôt sur le revenu au titre de l’année 2016 pour des investissements réalisés en Martinique via des SCI. Les requérants soutenaient notamment que le délai de 18 mois pour investir les fonds, prévu à l’article 199 undecies C du code général des impôts, avait été respecté dès la signature de conventions de maîtrise d’ouvrage déléguée en 2015. Le tribunal a jugé que l’administration avait établi la régularité de la notification de la réponse aux observations et que le droit de reprise n’était pas prescrit. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions supplémentaires et des pénalités, en application des articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 199 undecies C du code général des impôts.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2505677(TA44-2505677)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 12 février 2025 refusant un visa de court séjour à M. A, ressortissant togolais. Le requérant invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité du refus fondé sur une menace pour l’ordre public liée à un arrêté d’expulsion de 1986. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute de précisions suffisantes sur la situation personnelle de l’intéressé, et a rejeté la requête sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2401580(TA44-2401580)

Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement pur et simple de M. G, Mme K, M. et Mme B, et M. et Mme I de leur requête en annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Villeneuve-en-Retz. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance constate ce désistement et clôt l’instance. Les conclusions des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2108296(TA44-2108296)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Massmark et Co, qui contestait le refus de l’administration de lui octroyer les aides du fonds de solidarité pour les mois de janvier à avril 2021. Le tribunal a jugé que la société, dont l’activité principale n’était pas interdite d’accueil du public au sens de l’article 3-19 du décret n°2020-371, ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de l’aide au titre de janvier 2021. Pour les mois de février à avril, le tribunal a estimé que la société ne justifiait pas d’une perte de chiffre d’affaires suffisante pour être éligible aux aides prévues par les articles 3-22, 3-24 et 3-26 du même décret. Les autres moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur des décisions et l’illégalité de la foire aux questions, ont été écartés comme infondés.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2409995(TA44-2409995)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B A, qui contestait le refus de naturalisation du préfet de police de Paris et du ministre de l'intérieur. Le juge a constaté que la requête, présentée par un avocat, n'avait pas été transmise via l'application électronique obligatoire "Télérecours", en méconnaissance des articles R. 414-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée à l'avocat, celle-ci n'a pas été effectuée dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2501809(TA44-2501809)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, représenté par sa tutrice, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 29 novembre 2024 confirmant l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le tribunal a appliqué les articles 21-23 et 21-27 du code civil, constatant que le requérant ne remplissait pas la condition de bonnes vie et mœurs en raison de ses multiples condamnations pénales (notamment pour vols, usage de stupéfiants et conduite en état alcoolique). La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que les moyens soulevés par M. B étaient manifestement infondés ou inopérants au regard des textes applicables.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2408174(TA44-2408174)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 24 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2408479(TA44-2408479)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de douze mois et une assignation à résidence. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a estimé que son entrée récente en France et l'absence de liens familiaux intenses et stables ne justifiaient pas une protection de sa vie privée et familiale. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA44-2504899(TA44-2504899)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre installés sur une dépendance du domaine public de la Communauté de communes de Grand Lieu. La juridiction a retenu que l'occupation illicite, caractérisée par des branchements sauvages et l'absence d'installations sanitaires, créait un risque grave pour la sécurité et la salubrité publiques, justifiant l'urgence et l'utilité de la mesure. Les occupants ont été enjoints de libérer les lieux sous un délai d'une semaine, faute de quoi la collectivité pourra procéder d'office à l'expulsion avec le concours de la force publique. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

Résumé IA