Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2113568(TA44-2113568)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, un ressortissant soudanais, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 23 décembre 2020 lui suspendant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, du vice de procédure et de l'erreur de fait. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la suspension prononcée par l'OFII. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 744-6 et L. 744-7, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
N° TA44-2505240(TA44-2505240)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B. Celle-ci contestait le refus de visa de long séjour en tant qu'ascendant à charge, opposé par les autorités consulaires à Dakar. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, notamment au regard de la situation financière de sa fille résidant en France. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2505239(TA44-2505239)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Hérault refusant la reconstitution partielle des points du permis de conduire de M. B. Le requérant invoquait un doute sérieux sur la légalité de la décision en raison de l'irrégularité de la notification de la lettre 48SI à son ancienne adresse. Le juge a estimé que ce moyen n'était pas, en l'état de l'instruction, de nature à créer un tel doute, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2114123(TA44-2114123)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme C, ressortissante congolaise, contestant deux décisions du préfet de la Loire-Atlantique : la première du 17 février 2021 déclarant irrecevable sa demande de titre de séjour pour raisons de santé, et la seconde du 6 décembre 2021 refusant d’enregistrer une nouvelle demande. Le tribunal a jugé que la décision d’irrecevabilité était fondée sur l’absence de présentation de la demande dans le délai de trois mois suivant le rejet de sa demande d’asile, conformément à l’article L. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que le refus d’enregistrement était légal en raison de l’autorité de la chose décidée attachée à la première décision. Les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire et l’erreur manifeste d’appréciation, ont été écartés.
N° TA44-2503064(TA44-2503064)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, concerne la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa de long séjour au titre de l'asile opposés à Mme C B, M. D A et leur jeune fille, ressortissants afghans. Les requérants, anciens journalistes, invoquent l'urgence liée à leur situation de vulnérabilité et aux risques de persécutions en cas de retour en Afghanistan, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision pour défaut de motivation et erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a admis l'intervention du Syndicat national des journalistes et du Syndicat des avocats de France. La solution retenue par le juge des référés n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui permet la suspension d'une décision administrative sur demande justifiée par l'urgence et un doute sérieux quant à sa légalité.
N° TA44-2317900(TA44-2317900)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement de M. B concernant ses demandes d’annulation de la décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire et d’injonction de recréditer des points. Le requérant s’est désisté de ces conclusions, ne maintenant que sa demande de frais de justice sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de condamner l’État à verser une somme à M. B. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2312325(TA44-2312325)
Requête de M. D et Mme B contestant le rejet de leur demande de prime "MaPrimeRenov" par l'Agence nationale de l'habitat. Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple des requérants, intervenu par mémoire du 20 décembre 2024. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'est appliqué au-delà du constat du désistement.
N° TA44-2212497(TA44-2212497)
Le Tribunal administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 26 mars 2025, du désistement pur et simple du centre de santé mentale angevin (CESAME) de sa requête. Cette requête visait à obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs et assureurs pour des désordres affectant la toiture et le réseau d'eau chaude sanitaire d'un bâtiment de pédopsychiatrie à Angers. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n'a donc été prononcée.
N° TA44-2205109(TA44-2205109)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester un refus de titre de séjour du 1er avril 2022. Postérieurement à la requête, le préfet de Maine-et-Loire a délivré une carte de séjour temporaire à l'intéressé le 24 décembre 2024, retirant implicitement la décision attaquée. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il rejette la demande de frais de justice, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit en l'espèce.
N° TA44-2503852(TA44-2503852)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d’expertise à la demande de Nantes Métropole. Cette expertise vise à évaluer la réalité et l’importance des gênes subies par l’établissement PROGIDENT en raison des travaux d’aménagement d’un axe cyclable reliant la Gare au quartier Bottière Chénaie à Nantes. L’expert désigné devra notamment décrire les causes, la durée et les conséquences des nuisances sur l’activité économique du professionnel riverain. La mission de l’expert est contradictoire et doit permettre d’éclairer la commission de règlement amiable sur les préjudices et responsabilités encourus.
N° TA44-2503832(TA44-2503832)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une mesure d’expertise à la demande de Nantes Métropole sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette expertise vise à évaluer la gêne subie par l’établissement CAFE LE PRINTEMPS en raison des travaux d’aménagement d’un axe cyclable reliant la Gare au quartier Bottière Chénaie. L’expert désigné devra décrire précisément la nature, la durée et l’importance des nuisances, ainsi que leurs conséquences sur l’activité économique du professionnel concerné. La mesure a été jugée utile pour éclairer la commission de règlement amiable dans le cadre d’une éventuelle indemnisation.
N° TA44-2114020(TA44-2114020)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant moldave, qui contestait deux décisions du préfet de la Loire-Atlantique (15 avril 2021 et 9 novembre 2022) déclarant irrecevables ses demandes de titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la décision du 15 avril 2021 était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que les moyens soulevés (vice de procédure, défaut d’examen, erreur de droit et erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions d’annulation et des demandes d’injonction, sur le fondement des articles L. 311-6 et R. 431-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que du décret du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets.
N° TA44-2504995(TA44-2504995)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension des décisions de refus de visa de long séjour opposées à Mme E A et ses enfants. Les requérants, M. F A et Mme G D, n'ont pas justifié d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, condition nécessaire pour obtenir une suspension. Le juge a notamment relevé que les requérants avaient saisi le tribunal plus de six mois après les décisions contestées, contribuant ainsi eux-mêmes à la situation d'urgence alléguée. Par conséquent, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2406381(TA44-2406381)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement de M. A, réfugié guinéen, qui contestait le refus implicite de visa de long séjour pour son fils B A au titre de la réunification familiale. Le visa ayant été délivré le 23 octobre 2024, le requérant s'est désisté de ses conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté ce désistement et rejeté les conclusions restantes au titre des frais de justice.
N° TA44-2502794(TA44-2502794)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par M. A d’une contestation d’un refus de remise de dette sur un trop-perçu d’aide personnalisée au logement (APL) de 510 euros, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, la requête a été transmise au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent car le siège de la caisse d’allocations familiales de l’Essonne, auteur de la décision attaquée, se situe à Évry-Courcouronnes (Essonne).
N° TA44-2504568(TA44-2504568)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par M. A B d’une demande d’annulation d’une décision du préfet du Val-d’Oise classant sans suite sa demande de naturalisation, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que cette décision, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, n’entre pas dans le champ des recours prévus à l’article R. 312-18 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal de Nantes pour les seules décisions du ministre. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel siège l’autorité ayant pris la décision, soit le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par ordonnance du 25 mars 2025, le dossier a été transmis à cette juridiction.
N° TA44-2505033(TA44-2505033)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) rejetant le recours contre le refus consulaire de délivrer un visa long séjour à Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation du couple étant récente (mariage en juillet 2023) et le requérant n'établissant pas que l'état de santé de son épouse nécessitait une présence continue ou qu'elle était dépourvue d'accompagnement médical au Sénégal. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA44-2318053(TA44-2318053)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A et son épouse d’un recours contre le refus de visa de long séjour pour conjoint de Français. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales après avoir obtenu un visa de court séjour. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA44-2502388(TA44-2502388)
Permis de construire – Désistement – Tribunal administratif de Nantes – Ordonnance du 25 mars 2025. La requérante, Mme C, contestait un permis de construire délivré par le maire d'Héric. Elle s'est désistée purement et simplement de son recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'intervention volontaire de Mme A est devenue sans objet, et sa demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA44-2318085(TA44-2318085)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France de lui délivrer un visa de long séjour pour études. La décision consulaire de refus, motivée par l'existence de motifs sérieux établissant que la requérante séjournerait en France à d'autres fins que celles déclarées, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la directive 2016/801 et du code de l'éducation, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en se fondant sur le caractère non sérieux du projet d'études. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.