Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2500406(TA44-2500406)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant somalien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, qu'il n'était pas établi que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené par une personne qualifiée, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2500121(TA44-2500121)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. E C, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 3 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et une erreur manifeste d’appréciation. Par un jugement rendu après audience publique, la magistrate désignée a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La requête a été rejetée.
N° TA44-2500405(TA44-2500405)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 12 décembre 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur manifeste d'appréciation liée à un recours pendant contre l'obligation de quitter le territoire, et la méconnaissance des droits de la défense et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 612-7 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2501680(TA44-2501680)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 23 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles dirigées contre l'assignation à résidence, en raison de l'absence d'illégalité de la mesure d'éloignement. Les textes appliqués sont la Convention européenne des droits de l'homme, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2501678(TA44-2501678)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 23 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2113995(TA44-2113995)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur d'accéder à sa demande de naturalisation. Le ministre avait motivé son rejet par l'absence d'autonomie matérielle du requérant, dont les ressources provenaient principalement de l'allocation de solidarité aux personnes âgées. Le tribunal a jugé que cette appréciation, fondée sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, n'était pas entachée d'erreur manifeste. La solution retenue confirme la légalité de la décision ministérielle et rejette l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA44-2111856(TA44-2111856)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme C, demandeurs d'asile azerbaïdjanais, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 13 octobre 2021 refusant de leur rétablir le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Les requérants contestaient notamment le défaut de motivation, l’absence d’un nouvel entretien de vulnérabilité et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a substitué la base légale de la décision en appliquant les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en vigueur au 29 décembre 2019, date de leur acceptation de l’offre de prise en charge. La solution retenue par le jugement, non précisée dans l’extrait, repose sur l’examen des moyens soulevés au regard de ces textes et de la directive 2013/33/UE.
N° TA44-2420377(TA44-2420377)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. En application de l’article 45 du décret du 30 décembre 1993, un recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre de l’intérieur doit être exercé avant tout recours contentieux. Mme B n’a pas justifié avoir formé ce recours, malgré une demande de régularisation restée sans suite. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502030(TA44-2502030)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur le refus implicite de délivrance de visas de long séjour pour deux enfants camerounais, dont le père réside en France sous couvert d'un titre "passeport talent". Le ministre de l'intérieur a fait valoir que les visas sollicités avaient été délivrés le 13 février 2025, ce que le requérant a reconnu. Par conséquent, le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales aux fins de suspension et d'injonction. En revanche, il rejette les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande de frais irrépétibles.
N° TA44-2405630(TA44-2405630)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les éléments fournis (présence de la fratrie en France, activité professionnelle) ne suffisaient pas à caractériser une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA44-2111940(TA44-2111940)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 16 septembre 2021 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la cessation était légalement fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la demande d'asile de M. A avait été placée en procédure accélérée au motif qu'il bénéficiait déjà d'une protection internationale en Italie. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2207865(TA44-2207865)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme A B, de M. C B et de la SAS B Finances dirigées contre la délibération du 23 mai 2022 par laquelle le conseil municipal de Longeville-sur-Mer a autorisé la vente de deux parcelles à un promoteur immobilier. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir, la qualité de contribuable local n’étant pas suffisante en l’absence de dépense publique directe, et la simple intention d’acquérir une parcelle ne conférant pas un intérêt lésé. Par ailleurs, la cession de terrains communaux ne constituant pas un marché public, les règles de publicité et de mise en concurrence du code de la commande publique n’étaient pas applicables.
N° TA44-2501676(TA44-2501676)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. H, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Vendée prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français (portée à trois ans) et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que M. H ne pouvait utilement se prévaloir de l'accord franco-tunisien pour contester la décision, les stipulations invoquées ne s'appliquant pas à sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA44-2501677(TA44-2501677)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 23 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente et irrégulière en France et de l'absence d'attaches stables. La décision d'assignation à résidence a été jugée légale par voie de conséquence. Les moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
N° TA44-2213290(TA44-2213290)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la communauté de communes du Val de Sarthe d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral du 11 août 2022 fixant la fraction de TVA qui lui est attribuée pour 2021, ainsi que d’une demande indemnitaire pour perte de ressources. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, jugeant que le moyen tiré de l’erreur d’appréciation n’était pas fondé et que la loi de finances pour 2020, dont la constitutionnalité ne peut être contestée devant le juge administratif, était applicable. La solution retenue repose sur l’application de l’article 16 de la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 et du code général des collectivités territoriales.
N° TA44-2301678(TA44-2301678)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de la communauté de communes du Val de Sarthe. Celle-ci contestait un arrêté préfectoral du 11 août 2022 fixant la fraction de TVA qui lui était attribuée pour 2021 dans le cadre de la compensation de la suppression de la taxe d'habitation, et demandait réparation de son préjudice financier. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas fondé, et que la contestation de la constitutionnalité de la loi de finances pour 2020 était inopérante. Par conséquent, la demande d'annulation et la demande indemnitaire, fondée sur l'illégalité fautive de l'arrêté, ont été rejetées.
N° TA44-2502431(TA44-2502431)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet du Val-d’Oise classant sans suite une demande de naturalisation, se déclare incompétent territorialement. Il estime que cette décision, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne relève pas de la compétence spéciale du tribunal de Nantes prévue à l’article R. 312-18 du code de justice administrative pour les recours contre les décisions du ministre. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal administratif dans le ressort duquel siège l’autorité ayant pris la décision, soit le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par conséquent, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA44-2200017(TA44-2200017)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante égyptienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 5 octobre 2021 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance de l'insertion professionnelle de Mme C, dont les ressources provenaient principalement de l'étranger. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2200180(TA44-2200180)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, ressortissant irakien, qui contestait le rejet de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence des signataires des décisions, leurs délégations de signature étant valides. Il a également jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande, en raison de l'absence de projet immédiat d'installation en France de M. G, dont la famille et l'activité professionnelle principale se situent en Irak. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2112575(TA44-2112575)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 18 janvier 2021 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer une carte de résidente à Mme A, ressortissante gabonaise, parent d’un enfant français. La décision attaquée a été jugée insuffisamment motivée, en méconnaissance de l’article L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, faute d’énoncé des considérations de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice.