Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2200180(TA44-2200180)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, ressortissant irakien, qui contestait le rejet de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence des signataires des décisions, leurs délégations de signature étant valides. Il a également jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande, en raison de l'absence de projet immédiat d'installation en France de M. G, dont la famille et l'activité professionnelle principale se situent en Irak. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2402125(TA44-2402125)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant géorgien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, signée par une autorité compétente, et que la procédure médicale prévue à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été régulièrement suivie. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA44-2200017(TA44-2200017)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante égyptienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 5 octobre 2021 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance de l'insertion professionnelle de Mme C, dont les ressources provenaient principalement de l'étranger. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2405622(TA44-2405622)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante de la République démocratique du Congo, qui contestait un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 28 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales précitées.
N° TA44-2212572(TA44-2212572)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Variopool BV, qui demandait la condamnation de La Roche-sur-Yon Agglomération à lui verser 64 580,53 euros au titre du solde d’un marché de travaux résilié. Le tribunal a jugé que la résiliation pour faute était fondée, la société n’ayant pas produit l’attestation nominative d’assurance décennale requise, et que la procédure de résiliation avait été régulièrement précédée d’une mise en demeure. Il a également estimé que les pénalités de retard avaient été correctement imputées et que la société n’établissait pas la réalisation des études d’exécution avant la résiliation. La demande a été rejetée, et la société Variopool a été condamnée à verser 2 000 euros à La Roche-sur-Yon Agglomération au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2405305(TA44-2405305)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. D C contestant plusieurs arrêtés préfectoraux du 15 janvier 2024 (retrait de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, assignation à résidence) et du 14 février 2024 (nouvelle assignation à résidence). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'erreur de droit, l'erreur manifeste d'appréciation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2113995(TA44-2113995)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur d'accéder à sa demande de naturalisation. Le ministre avait motivé son rejet par l'absence d'autonomie matérielle du requérant, dont les ressources provenaient principalement de l'allocation de solidarité aux personnes âgées. Le tribunal a jugé que cette appréciation, fondée sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, n'était pas entachée d'erreur manifeste. La solution retenue confirme la légalité de la décision ministérielle et rejette l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA44-2403256(TA44-2403256)
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre) a examiné les requêtes de M. D C contestant plusieurs arrêtés de la préfète de la Mayenne du 15 janvier 2024 (retrait de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de trois ans, assignation à résidence) et du 14 février 2024 (nouvelle assignation à résidence). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'erreur de droit, l'erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2111856(TA44-2111856)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme C, demandeurs d'asile azerbaïdjanais, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 13 octobre 2021 refusant de leur rétablir le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Les requérants contestaient notamment le défaut de motivation, l’absence d’un nouvel entretien de vulnérabilité et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a substitué la base légale de la décision en appliquant les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en vigueur au 29 décembre 2019, date de leur acceptation de l’offre de prise en charge. La solution retenue par le jugement, non précisée dans l’extrait, repose sur l’examen des moyens soulevés au regard de ces textes et de la directive 2013/33/UE.
N° TA44-2502367(TA44-2502367)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus des autorités consulaires françaises à Addis-Abeba de délivrer un visa de long séjour au titre de la réunification familiale à l'épouse et à la fille d'un réfugié soudanais. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour les requérants de justifier de manière suffisamment circonstanciée de leur situation de précarité en Éthiopie et de l'existence de liens familiaux établis avec le réfugié.
N° TA44-2501073(TA44-2501073)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. B. Il a rejeté comme portées devant une juridiction incompétente les conclusions tendant au rétablissement des droits à l'allocation chômage, ce litige relevant des juridictions judiciaires en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. En revanche, le juge a ordonné à France Travail de communiquer à M. B le détail des calculs et des chiffres retenus pour déterminer ses droits, jugeant cette mesure utile et urgente pour permettre à l'intéressé d'exercer un éventuel recours avant l'expiration du délai de prescription. La demande d'astreinte a été rejetée.
N° TA44-2502800(TA44-2502800)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposée à l'épouse de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir apporté des précisions suffisantes sur la situation précaire de son épouse au Pakistan ou sur un risque d'éloignement vers l'Afghanistan. En conséquence, l'ordonnance rejette la requête sans examiner le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2502632(TA44-2502632)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa du 5 décembre 2024, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour études à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de son dépôt tardif de la requête et de la possibilité de reporter son stage. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2319067(TA44-2319067)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de visa de long séjour pour études. La juridiction a relevé que la décision implicite initiale de la commission de recours avait été remplacée par une décision explicite postérieure, rendant les moyens dirigés contre la première inopérants. Le tribunal a ensuite rejeté les conclusions dirigées contre la décision explicite du 23 janvier 2024, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA44-2502761(TA44-2502761)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de long séjour pour études prise par les autorités consulaires françaises à Conakry le 4 février 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'avait pas démontré une urgence particulière justifiant de saisir le juge avant que la commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) n'ait statué sur son recours administratif préalable obligatoire, formé le 9 février 2025. Les circonstances invoquées, telles que le début imminent de la formation et les frais engagés, ont été jugées insuffisantes pour caractériser une telle urgence. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2317400(TA44-2317400)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C, ressortissants algériens, contestant le refus de visa de court séjour pour visite familiale. La décision du sous-directeur des visas, fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, a été jugée légale. Le tribunal a estimé que les requérants n'établissaient pas suffisamment leurs attaches familiales et matérielles en Algérie, ni le respect d'un visa antérieur. La solution s'appuie sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code communautaire des visas) et la convention d'application de l'accord de Schengen.
N° TA44-2502513(TA44-2502513)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France, qui avait confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour les enfants de M. A, réfugié congolais. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il relève que le requérant n'a obtenu l'autorité parentale que tardivement, que les conditions de vie difficiles alléguées des enfants ne sont pas établies par des pièces, et que les risques d'atteinte à leur intégrité ne sont pas justifiés. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2502921(TA44-2502921)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé liberté de M. A, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de long séjour de retour par le consulat général de France à Rabat. Le juge des référés constate que les conclusions tendant à l’annulation de la décision ne relèvent pas de son office. Surtout, il estime que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’est pas remplie, la séparation d’avec sa fille résultant principalement du séjour prolongé et volontaire de l’intéressé au Maroc. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2114848(TA44-2114848)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, adjointe administrative au centre hospitalier du Mans, contestant la sanction d'exclusion temporaire de trois jours qui lui a été infligée pour violation du secret professionnel. Le tribunal a estimé que la matérialité des faits reprochés, à savoir la divulgation d'informations sur l'hospitalisation d'une collègue, n'était pas suffisamment établie par l'administration, notamment en raison du doute persistant sur la révélation du motif médical. En conséquence, le tribunal a annulé la décision de sanction et la décision de rejet du recours gracieux, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Cette solution s'appuie sur les articles 29 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et 81 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, ainsi que sur l'article L. 1110-4 du code de la santé publique.
N° TA44-2501790(TA44-2501790)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme A, réfugiés afghans, d’une demande de suspension du refus implicite de visa de long séjour pour leur fille mineure, au titre de la réunification familiale. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a demandé aux autorités consulaires de délivrer le visa sollicité, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction, devenues sans objet. Il a condamné l’État à verser 800 euros à l’avocat des requérants au titre des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.