Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2201473(TA44-2201473)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la commune de La Guérinière d’une demande de condamnation de la SAS Les Moulins au paiement de 293 029,98 euros TTC au titre du solde de la redevance due pour l’année 2014, dans le cadre d’une convention de délégation de service public. La commune s’est désistée de son instance en cours de procédure, désistement auquel la SAS Les Moulins ne s’est pas opposée. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans statuer sur le fond du litige. Aucune condamnation n’a été prononcée au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2213290(TA44-2213290)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la communauté de communes du Val de Sarthe d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral du 11 août 2022 fixant la fraction de TVA qui lui est attribuée pour 2021, ainsi que d’une demande indemnitaire pour perte de ressources. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, jugeant que le moyen tiré de l’erreur d’appréciation n’était pas fondé et que la loi de finances pour 2020, dont la constitutionnalité ne peut être contestée devant le juge administratif, était applicable. La solution retenue repose sur l’application de l’article 16 de la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 et du code général des collectivités territoriales.

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DécisionAutorisationREJETE

TA44-2405630(TA44-2405630)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les éléments fournis (présence de la fratrie en France, activité professionnelle) ne suffisaient pas à caractériser une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2502150(TA44-2502150)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l’arrêté du 7 janvier 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a assigné à résidence M. B, ressortissant tunisien, pour une durée d’un an renouvelable. Le juge estime qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, absence d’examen particulier, méconnaissance du contradictoire, erreur de droit au regard de l’article L. 731-3 du CESEDA, disproportion, atteinte aux libertés) n’est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence. La requête est rejetée, et les frais sont laissés à la charge du requérant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2502102(TA44-2502102)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Sarthe refusant à M. B l’habilitation pour publier des annonces judiciaires et légales via son service de presse en ligne "Angers Info" pour 2025. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (erreur de droit sur un seuil quantitatif non prévu par les textes, erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans examiner la condition d’urgence. La requête est rejetée, et les frais de justice restent à la charge du requérant.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA44-2502431(TA44-2502431)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet du Val-d’Oise classant sans suite une demande de naturalisation, se déclare incompétent territorialement. Il estime que cette décision, fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne relève pas de la compétence spéciale du tribunal de Nantes prévue à l’article R. 312-18 du code de justice administrative pour les recours contre les décisions du ministre. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal administratif dans le ressort duquel siège l’autorité ayant pris la décision, soit le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par conséquent, le dossier est transmis à cette juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2113995(TA44-2113995)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur d'accéder à sa demande de naturalisation. Le ministre avait motivé son rejet par l'absence d'autonomie matérielle du requérant, dont les ressources provenaient principalement de l'allocation de solidarité aux personnes âgées. Le tribunal a jugé que cette appréciation, fondée sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, n'était pas entachée d'erreur manifeste. La solution retenue confirme la légalité de la décision ministérielle et rejette l'ensemble des conclusions de M. B.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207686(TA44-2207686)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme A B, de M. C B et de la SAS B Finances, qui demandaient l'annulation de la délibération du conseil municipal de Longeville-sur-Mer autorisant la vente de deux parcelles à un promoteur immobilier. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car la qualité de contribuable local ne leur conférait pas un tel intérêt en l'absence de dépense publique directe, et que leur simple intérêt potentiel pour l'acquisition des parcelles était insuffisant. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation ont été déclarées irrecevables, et les demandes fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2114259(TA44-2114259)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation du refus de délivrance d'un certificat de résidence pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que la requérante ne remplissait pas les conditions pour obtenir un titre de séjour en qualité de "visiteur" (article 7-a de l'accord franco-algérien), faute de visa long séjour et de ressources suffisantes. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 6-5 de l'accord et article 8 de la CEDH), compte tenu de la brièveté de son séjour et de la présence de trois de ses enfants en Algérie.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2114244(TA44-2114244)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 21 septembre 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil d'une famille nigériane demandeuse d'asile. La juridiction retient que l'OFII n'a pas établi un refus d'hébergement de la part des requérants, ceux-ci ayant justifié leur absence par un refus d'accès au train pour cause de bagages volumineux. En conséquence, la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, privant la famille de six mois de ressources et d'hébergement. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement les conditions matérielles d'accueil dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2207865(TA44-2207865)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme A B, de M. C B et de la SAS B Finances dirigées contre la délibération du 23 mai 2022 par laquelle le conseil municipal de Longeville-sur-Mer a autorisé la vente de deux parcelles à un promoteur immobilier. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir, la qualité de contribuable local n’étant pas suffisante en l’absence de dépense publique directe, et la simple intention d’acquérir une parcelle ne conférant pas un intérêt lésé. Par ailleurs, la cession de terrains communaux ne constituant pas un marché public, les règles de publicité et de mise en concurrence du code de la commande publique n’étaient pas applicables.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2114122(TA44-2114122)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. E, un ressortissant somalien demandeur d'asile, contestant la suspension de ses conditions matérielles d'accueil par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation, et les vices de procédure liés à l'entretien de vulnérabilité et à l'information préalable. La décision a été jugée légalement fondée sur les articles L. 744-1 et L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par M. E des exigences des autorités chargées de l'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2114127(TA44-2114127)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F C, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et les vices de procédure relatifs à l'entretien de vulnérabilité et à l'information préalable. Il a jugé que la décision de l'OFII était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2114243(TA44-2114243)

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus du préfet de la Sarthe de lui délivrer un titre de séjour en qualité de jeune majeur confié à l'aide sociale à l'enfance. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que les documents d'état civil produits ne permettaient pas d'établir l'identité du requérant avec certitude. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité du refus de titre de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2111994(TA44-2111994)

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 21 septembre 2021 par laquelle le préfet de la Sarthe avait déclaré irrecevable la demande de regroupement familial de M. C pour son épouse et son fils, au motif que l'épouse résidait irrégulièrement en France. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant, en imposant une séparation de la famille. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2114211(TA44-2114211)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, un ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et le défaut d'entretien de vulnérabilité. La décision a été jugée légalement fondée sur l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du dépôt tardif de la demande d'asile par M. C.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2114168(TA44-2114168)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 26 mars 2021 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision était légale au regard des textes applicables. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2112322(TA44-2112322)

Le Tribunal administratif de Nannes a annulé l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 3 mars 2021 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant camerounais. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en ne prenant pas en compte l'intérêt supérieur de sa fille, née en 2020, à laquelle il contribuait matériellement et affectivement malgré ses faibles ressources. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2112740(TA44-2112740)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant malgache, qui contestait le refus de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la décision du sous-préfet de Saint-Nazaire était suffisamment motivée et fondée sur l'article R. 411-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'épouse étant en situation irrégulière. Les moyens soulevés, notamment l'erreur de fait et le défaut d'examen au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. La requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2112575(TA44-2112575)

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 18 janvier 2021 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer une carte de résidente à Mme A, ressortissante gabonaise, parent d’un enfant français. La décision attaquée a été jugée insuffisamment motivée, en méconnaissance de l’article L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, faute d’énoncé des considérations de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice.

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