Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2502368(TA44-2502368)
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 14 février 2025, a constaté que la requête de M. B, visant à contester une décision du ministre de l'intérieur ajournant sa demande de naturalisation, était un double d'une requête précédemment enregistrée sous un autre numéro. En application des règles de procédure du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la radiation de cette seconde requête du registre du greffe pour qu'elle soit jointe à la première instance déjà en cours. La solution retenue est donc une mesure de gestion procédurale visant à éviter un doublon, sans statuer sur le fond du litige relatif à la naturalisation.
N° TA44-2318116(TA44-2318116)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 5 octobre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé de délivrer un visa de court séjour à Mme B, ressortissante guinéenne. Le tribunal estime que l'administration n'a pas établi de risque avéré de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, compte tenu de l'âge de la requérante (76 ans) et de ses attaches familiales et patrimoniales en Guinée. La décision est donc entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen et 32 du règlement (CE) n° 810/2009.
N° TA44-2318242(TA44-2318242)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 24 octobre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé la délivrance de visas de long séjour à la famille de M. H B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur l'inauthenticité des actes d'état civil en raison de variations dans les dates de naissance, était entaché d'une erreur d'appréciation. Il a estimé que les documents produits et les éléments de possession d'état établissaient suffisamment les identités et les liens familiaux, et que les variations constatées étaient explicables par le contexte de la demande d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA44-2413443(TA44-2413443)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait un arrêté du sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye suspendant son permis de conduire pour six mois. Cette décision fait suite au rejet de son référé suspension, notifié le 27 septembre 2024, pour absence de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, M. A n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA44-2317733(TA44-2317733)
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné le recours de M. B et de son épouse française contre le refus de délivrance d’un visa d’établissement. Postérieurement à la requête, un visa de court séjour a été délivré à M. B, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais d’instance.
N° TA44-2317951(TA44-2317951)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 8 novembre 2023 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision refusait à Mme E C et à ses trois enfants la délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale d’un réfugié. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les actes de naissance produits n'étaient pas conformes au droit guinéen et en considérant que la réunification familiale partielle n'était pas justifiée par l'intérêt des enfants. La solution retenue se fonde sur les articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA44-2318252(TA44-2318252)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme D, épouse d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a finalement donné instruction de délivrer le visa, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 200 euros à l’avocat des requérants au titre des frais d’instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA44-2502349(TA44-2502349)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de visa de long séjour en qualité de salarié opposé à M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie. Il a relevé que le requérant avait lui-même contribué à la situation d’urgence en cessant son activité professionnelle en Tunisie, et que sa situation personnelle ne démontrait pas une précarité suffisamment grave et immédiate. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2317977(TA44-2317977)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A contestant le refus de visa de long séjour pour sa nièce mineure D F, au motif qu'elle ne remplissait pas les critères pour un visa de scolarisation et que les ressources de Mme A étaient insuffisantes. Le tribunal a rappelé que l'intérêt supérieur de l'enfant, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, implique qu'un visa ne peut être refusé pour un simple défaut de ressources si l'enfant doit rejoindre un titulaire de l'autorité parentale, sauf si les conditions d'accueil sont contraires à son intérêt. La décision de la commission de recours a été annulée, car elle n'a pas suffisamment examiné si les conditions d'accueil de l'enfant en France étaient réellement contraires à son intérêt, en se fondant uniquement sur les revenus fiscaux sans considérer l'ensemble des ressources et le logement.
N° TA44-2318101(TA44-2318101)
Refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à une enfant mineure par l’autorité consulaire française à Kinshasa, confirmé par la commission de recours. Le Tribunal administratif de Nantes constate que le visa a été délivré en cours d’instance, déclare les conclusions en annulation et injonction sans objet, et condamne l’État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais d’instance.
N° TA44-2501396(TA44-2501396)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. C, un ressortissant palestinien, contre la décision de l'OFII du 14 janvier 2025 refusant de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux demandes de réexamen d'asile. Il a considéré que la situation de vulnérabilité alléguée par M. C ne faisait pas obstacle à l'application de ces dispositions. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux conclusions d'injonction ou de frais.
N° TA44-2501186(TA44-2501186)
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de M. B F contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 16 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de six mois et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'examen de sa situation personnelle (traitement médical par valium), la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'illégalité de la décision d'éloignement en raison d'une demande de titre de séjour en cours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait, et que les atteintes à la vie privée et familiale n'étaient pas disproportionnées au regard de la situation de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des arrêtés contestés sur le fondement des articles L. 611-1, L.
N° TA44-2501244(TA44-2501244)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. Thomas A, qui contestait une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) prise par le ministre de l'intérieur le 17 décembre 2024. Le tribunal a jugé que l'absence d'information préalable du procureur de la République, invoquée par le requérant, est sans incidence sur la légalité de la décision, cette information ne constituant pas une procédure obligatoire. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation et du caractère disproportionné de la mesure n'était pas fondé, sans plus de précisions dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure.
N° TA44-2501313(TA44-2501313)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par Mme C, ressortissante turque accompagnée de ses enfants, contre une décision de l'OFII du 17 janvier 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'entretien de vulnérabilité et une erreur manifeste d'appréciation de sa situation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2501393(TA44-2501393)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme C B et de M. G J, qui contestaient les arrêtés du préfet de Maine-et-Loire ordonnant leur transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de leurs demandes d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'irrégularité de l'entretien individuel (article 5 du règlement UE n° 604/2013), du défaut d'habilitation pour la consultation du fichier Visabio (article R. 142-4 du CESEDA), et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que les requérants n'établissaient pas l'existence de défaillances systémiques en Espagne justifiant l'application de la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement Dublin. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA44-2501394(TA44-2501394)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 7 janvier 2025 par lequel le préfet de Maine-et-Loire ordonnait le transfert de Mme G C alias B E, ressortissante turque, aux autorités croates. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas bénéficié d'un entretien individuel conforme aux exigences de confidentialité et de qualification prévues à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, et que sa situation personnelle et celle de ses enfants, marquée par une vulnérabilité et des traitements dégradants subis en Croatie, n'avait pas fait l'objet d'un examen sérieux. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme C une attestation de demande d'asile et de réexaminer sa situation. La décision se fonde sur les articles 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2501417(TA44-2501417)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé suspension d'une décision de préemption urbain prise le 9 janvier 2025 par le président de la communauté d'agglomération Les Sables d'Olonne Agglomération. Les requérants, acquéreurs évincés, contestaient la compétence de l'agglomération, la motivation insuffisante de la décision et l'absence de projet d'intérêt général, invoquant les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 210-1 et L. 213-1 du code de l'urbanisme. La juridiction a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de la compétence conservée par l'agglomération sur les zones concernées et de la motivation suffisante de l'acte.
N° TA44-2501227(TA44-2501227)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 24 octobre 2024 par laquelle le directeur de l'Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) du centre hospitalier du Mans avait suspendu une élève infirmière de troisième année pour inaptitude psychologique. La suspension a été ordonnée au motif que la condition d'urgence était remplie, la décision interrompant le parcours éducatif et aggravant l'état psychologique de l'étudiante. Surtout, le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'administration n'ayant pas produit l'expertise psychologique sur laquelle elle se fondait pour établir l'inaptitude, en méconnaissance du principe du contradictoire. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
N° TA44-2500344(TA44-2500344)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, notamment l'entretien individuel et l'information prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, avait été régulière. Il a également écarté les moyens tirés de l'existence de défaillances systémiques en Espagne et de l'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA44-2500047(TA44-2500047)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme G et M. C, qui contestaient les arrêtés du 6 décembre 2024 du préfet de Maine-et-Loire ordonnant leur transfert aux autorités allemandes en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'information et d'entretien individuel, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE et 3 de la CEDH. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions de transfert.