Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2419498(TA44-2419498)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Lidy Fraud, qui contestait l'utilisation de la civilité "Madame" dans des courriers administratifs, la jugeant insultante. La juridiction a estimé que les conclusions de la requérante, qui demandaient "réparation", n'étaient ni assorties de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, ni chiffrées. En application des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA44-2414136(TA44-2414136)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Maritime déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre de l'intérieur, comme l'exige l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Malgré une demande de régularisation, elle n'a pas fourni la copie de la décision ministérielle ni la preuve du dépôt de ce recours. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA44-2317951(TA44-2317951)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 8 novembre 2023 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision refusait à Mme E C et à ses trois enfants la délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale d’un réfugié. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les actes de naissance produits n'étaient pas conformes au droit guinéen et en considérant que la réunification familiale partielle n'était pas justifiée par l'intérêt des enfants. La solution retenue se fonde sur les articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA44-2411640(TA44-2411640)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester des retraits de points sur son permis de conduire suite à de multiples infractions entre 2017 et 2022, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Par un mémoire du 28 janvier 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 14 février 2025. Aucune autre mesure n'a été prononcée, notamment sur les frais de justice.
N° TA44-2410988(TA44-2410988)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 14 février 2025, du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, constatant qu'aucun obstacle ne s'y opposait.
N° TA44-2318242(TA44-2318242)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 24 octobre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé la délivrance de visas de long séjour à la famille de M. H B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur l'inauthenticité des actes d'état civil en raison de variations dans les dates de naissance, était entaché d'une erreur d'appréciation. Il a estimé que les documents produits et les éléments de possession d'état établissaient suffisamment les identités et les liens familiaux, et que les variations constatées étaient explicables par le contexte de la demande d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA44-2315878(TA44-2315878)
Refus de visa de long séjour pour M. B par le consulat français à Dakar. Le Tribunal administratif de Nantes constate un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et injonction, le visa ayant été délivré le 31 décembre 2024. L'ordonnance applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'Etat est condamné à verser 800 euros à l'avocat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA44-2315187(TA44-2315187)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur classant sans suite sa demande de naturalisation. En cours d’instance, le ministre a fait valoir que M. B avait été naturalisé par décret du 6 août 2024, rendant le litige sans objet. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant.
N° TA44-2502353(TA44-2502353)
Refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa. La condition d'urgence n'est pas établie, les éléments fournis (attestations, échanges non datés) étant insuffisants pour démontrer une situation de danger grave et immédiat pour la requérante de 23 ans, d'autant que le recours a été introduit sept mois après la décision contestée.
N° TA44-2318116(TA44-2318116)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 5 octobre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé de délivrer un visa de court séjour à Mme B, ressortissante guinéenne. Le tribunal estime que l'administration n'a pas établi de risque avéré de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, compte tenu de l'âge de la requérante (76 ans) et de ses attaches familiales et patrimoniales en Guinée. La décision est donc entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen et 32 du règlement (CE) n° 810/2009.
N° TA44-2502230(TA44-2502230)
Compétence judiciaire. Décision du Tribunal administratif de Nantes du 14 février 2025. La requête de M. A contestant la décision de préemption de la SAFER des Pays-de-la-Loire est rejetée pour incompétence de la juridiction administrative. En application de l'article L. 143-8 du code rural et de la pêche maritime, le contentieux relatif au droit de préemption des SAFER relève de la compétence exclusive des tribunaux de l'ordre judiciaire.
N° TA44-2500915(TA44-2500915)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 24 décembre 2024 par laquelle la préfète de la Mayenne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de l'intéressé, dont le contrat de travail était suspendu, ne présentait pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
N° TA44-2500804(TA44-2500804)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 octobre 2024 de la commission de recours contre les refus de visa. Cette décision confirmait le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme C E et au jeune F E, ressortissants afghans. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment tirés de la méconnaissance des articles L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA44-2213635(TA44-2213635)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Loire-Atlantique d’accorder le concours de la force publique pour exécuter son expulsion locative. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a constaté le désistement d’office et en a donné acte par ordonnance.
N° TA44-2317977(TA44-2317977)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A contestant le refus de visa de long séjour pour sa nièce mineure D F, au motif qu'elle ne remplissait pas les critères pour un visa de scolarisation et que les ressources de Mme A étaient insuffisantes. Le tribunal a rappelé que l'intérêt supérieur de l'enfant, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, implique qu'un visa ne peut être refusé pour un simple défaut de ressources si l'enfant doit rejoindre un titulaire de l'autorité parentale, sauf si les conditions d'accueil sont contraires à son intérêt. La décision de la commission de recours a été annulée, car elle n'a pas suffisamment examiné si les conditions d'accueil de l'enfant en France étaient réellement contraires à son intérêt, en se fondant uniquement sur les revenus fiscaux sans considérer l'ensemble des ressources et le logement.
N° TA44-2205736(TA44-2205736)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire constatant qu'elle n'était plus autorisée à se maintenir sur le territoire français au titre de l'asile. La juridiction a jugé que cet arrêté, purement informatif et dépourvu de caractère décisoire, ne constituait pas une décision faisant grief et ne pouvait donc faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été déclarée manifestement irrecevable.
N° TA44-2205630(TA44-2205630)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire constatant qu'elle n'était plus autorisée à se maintenir sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que cet arrêté, purement informatif et dépourvu de caractère décisoire, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
N° TA44-2205475(TA44-2205475)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B pour contester un refus de titre de séjour du préfet de Maine-et-Loire. En cours d'instance, le préfet a délivré une carte de séjour temporaire à la requérante, ce qui a implicitement retiré la décision attaquée. Le tribunal constate que les conclusions en annulation et injonction sont devenues sans objet et qu'il n'y a pas lieu d'y statuer. Il rejette également la demande de frais de justice, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA44-2502285(TA44-2502285)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour les enfants B et C, sollicités au titre de la réunification familiale. Les requérants, ressortissants guinéens, invoquaient l'urgence liée à la séparation familiale, aux risques d'excision pour l'enfant B et aux conditions de vie en Guinée. Le juge a estimé que ces éléments n'étaient pas suffisamment étayés par des preuves probantes, notamment concernant les risques allégués et l'imminence du danger, et que la condition d'urgence n'était pas remplie. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2318101(TA44-2318101)
Refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à une enfant mineure par l’autorité consulaire française à Kinshasa, confirmé par la commission de recours. Le Tribunal administratif de Nantes constate que le visa a été délivré en cours d’instance, déclare les conclusions en annulation et injonction sans objet, et condamne l’État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais d’instance.