Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209068(TA44-2209068)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à trois ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle, qui se substituait à celle de la préfète, était suffisamment motivée et ne souffrait d'aucun défaut d'examen. Il a estimé que le ministre pouvait légalement se fonder sur une condamnation pour défaut d'assurance automobile, faits jugés d'une certaine gravité et pas suffisamment anciens, pour ajourner la demande sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, en application de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2418478(TA44-2418478)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour dépôt d'une demande d'asile à M. C. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des risques encourus en Afghanistan et en Iran, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2102469(TA44-2102469)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. A qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2020. Le requérant invoquait la vacance de son immeuble, mais n'a pas démontré avoir accompli les diligences nécessaires pour le mettre en location. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 1389 du code général des impôts, le dégrèvement pour vacance est subordonné à la preuve que celle-ci est indépendante de la volonté du contribuable et affecte un bien destiné à la location. En l'espèce, M. A n'a pas établi que la vacance était justifiée par une perspective locative, ce qui a conduit au rejet de sa requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2418466(TA44-2418466)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa de court séjour opposée à Mme B, ressortissante tunisienne. La requérante invoquait l’urgence médicale et un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment pour insuffisance de motivation, absence de risque migratoire et violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2100771(TA44-2100771)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de la SAS MSA Systèmes visant à obtenir la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2020. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer pour l'année 2019, un dégrèvement ayant déjà été accordé. Pour les années 2017 et 2018, le tribunal a jugé la requête irrecevable, la réclamation préalable ayant été présentée après le délai fixé par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Enfin, la demande pour l'année 2020 a été rejetée comme irrecevable car la réclamation était prématurée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2204976(TA44-2204976)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a jugé que le ministre pouvait légalement prendre en compte l'insertion professionnelle et la stabilité des ressources dans le cadre de son pouvoir d'appréciation, et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501811(TA44-2501811)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de communication du dossier de gestion du centre municipal de santé. Le juge a estimé que la simple transmission de pièces et de courriels, sans formuler de conclusions précises, ne constituait pas une requête valable au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'affaire par ordonnance, en application du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2419422(TA44-2419422)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B contestant une délibération du conseil municipal de Saint-Hilaire-de-Riez du 14 octobre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions précises ni moyens de droit, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Mme B n'ayant pas régularisé sa requête dans le délai de recours contentieux, le tribunal a prononcé son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2502529(TA44-2502529)

Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 2 121,72 euros TTC. Conformément aux articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative, ces frais ont été mis à la charge de Nantes Métropole. La décision ordonne le versement direct de cette somme à l’expert, M. B.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA44-2501735(TA44-2501735)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa refusant un visa de long séjour à M. C en qualité de conjoint de Français. Le ministre de l'intérieur ayant délivré le visa sollicité le 6 février 2025, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction sont devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser une somme globale de 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501039(TA44-2501039)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 15 janvier 2025 refusant un visa de long séjour "de retour" à Mme C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant volontairement quitté le territoire français alors que sa demande de titre de séjour était en cours, et n'établissant pas de circonstances particulières justifiant une urgence. En l'absence d'urgence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2405554(TA44-2405554)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les moyens tirés de l’irrégularité de la procédure devant l’OFII et de la méconnaissance des articles L. 425-9 du CESEDA et 8 de la CEDH n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2404569(TA44-2404569)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant syrien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 21 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que le requérant, ayant sollicité le renouvellement de son titre, ne pouvait ignorer le risque d'une mesure d'éloignement en cas de refus. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de l'Union européenne et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2404423(TA44-2404423)

Refus de titre de séjour étudiant. Tribunal administratif de Nantes. Rejet de la requête de M. A, ressortissant togolais, contre l’arrêté préfectoral du 21 février 2024. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugé inopérant à l’encontre d’un refus de titre de séjour étudiant, faute d’intégration ou de vie privée et familiale établie en France.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2404274(TA44-2404274)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme G, ressortissante brésilienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière, écartant le moyen d'incompétence. Il a également estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, qui reposent sur ce refus légal, ont été jugées valides.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2007588(TA44-2007588)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SAS BSN Medical et la société allemande BSN Medical GmbH pour contester des rappels de retenue à la source sur des distributions de dividendes effectuées en 2013. Les requérantes invoquaient une violation de la liberté de circulation des capitaux (articles 63 et 65 TFUE) et de la liberté d'établissement (article 49 TFUE), ainsi qu'une méconnaissance de la convention fiscale franco-allemande du 21 juillet 1959. Le tribunal a rejeté les deux requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'application de l'article 119 bis du code général des impôts et de la convention fiscale bilatérale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2104942(TA44-2104942)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2014 et 2015, contestant le refus de déduction de certaines charges liées à son activité de loueur de meublé professionnel. En cours d’instance, l’administration a accordé un dégrèvement partiel, rendant sans objet les conclusions correspondantes. Sur le fond, le tribunal a jugé que M. C, dont l’imposition a été établie d’office faute de déclaration, supporte la charge de la preuve. Il a estimé que les charges litigieuses n’étaient pas justifiées comme ayant été exposées dans l’intérêt direct de l’entreprise, conformément à l’article 39 du code général des impôts, et a rejeté le surplus de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2312675(TA44-2312675)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 28 août 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le Pakistan comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), l'erreur manifeste d'appréciation, et les risques de persécution (article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme). La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2205317(TA44-2205317)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait commis ni erreur de droit, ni erreur de fait, ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence d'insertion professionnelle suffisante et stable de l'intéressée, malgré ses efforts. Les moyens tirés de la violation du principe d'égalité, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'administration un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2204548(TA44-2204548)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 16 mars 2022 refusant sa naturalisation. Le ministre s'était fondé sur le maintien de liens forts avec le Maroc, en raison de l'emploi de M. B à la Banque Chaabi, filiale d'une société marocaine. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de son large pouvoir discrétionnaire en matière de naturalisation, et que ce motif était légal au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

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