Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
58 014 décisions disponibles — page 942/2901
N° TA44-2318101(TA44-2318101)
Refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à une enfant mineure par l’autorité consulaire française à Kinshasa, confirmé par la commission de recours. Le Tribunal administratif de Nantes constate que le visa a été délivré en cours d’instance, déclare les conclusions en annulation et injonction sans objet, et condamne l’État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais d’instance.
N° TA44-2502210(TA44-2502210)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour Mme A et l’enfant B. Les requérants invoquaient l’urgence liée à la séparation familiale et à la dégradation de leur santé, mais le juge a estimé que les pièces fournies, notamment l’absence d’éléments médicaux suffisants, ne démontraient pas un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2318116(TA44-2318116)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 5 octobre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé de délivrer un visa de court séjour à Mme B, ressortissante guinéenne. Le tribunal estime que l'administration n'a pas établi de risque avéré de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, compte tenu de l'âge de la requérante (76 ans) et de ses attaches familiales et patrimoniales en Guinée. La décision est donc entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen et 32 du règlement (CE) n° 810/2009.
N° TA44-2318242(TA44-2318242)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 24 octobre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé la délivrance de visas de long séjour à la famille de M. H B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur l'inauthenticité des actes d'état civil en raison de variations dans les dates de naissance, était entaché d'une erreur d'appréciation. Il a estimé que les documents produits et les éléments de possession d'état établissaient suffisamment les identités et les liens familiaux, et que les variations constatées étaient explicables par le contexte de la demande d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA44-2502230(TA44-2502230)
Compétence judiciaire. Décision du Tribunal administratif de Nantes du 14 février 2025. La requête de M. A contestant la décision de préemption de la SAFER des Pays-de-la-Loire est rejetée pour incompétence de la juridiction administrative. En application de l'article L. 143-8 du code rural et de la pêche maritime, le contentieux relatif au droit de préemption des SAFER relève de la compétence exclusive des tribunaux de l'ordre judiciaire.
N° TA44-2500804(TA44-2500804)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 octobre 2024 de la commission de recours contre les refus de visa. Cette décision confirmait le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme C E et au jeune F E, ressortissants afghans. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment tirés de la méconnaissance des articles L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA44-2500913(TA44-2500913)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un référé suspension par M. A, ressortissant azerbaïdjanais, contre un refus de renouvellement de titre de séjour pris par le préfet de l’Isère. Le juge des référés a soulevé d’office un moyen tiré de l’incompétence territoriale du tribunal, en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, au profit du Tribunal Administratif de Grenoble. La solution retenue est donc un rejet de la requête pour incompétence, sans examen des moyens de fond ou de l’urgence.
N° TA44-2500914(TA44-2500914)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique pour ordonner l'expulsion d'une famille de demandeurs d'asile déboutés, se maintenant sans droit dans un logement géré par l'association Saint-Benoit Labre à Saint-Herblain. La requête préfectorale a été rejetée au motif que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préfet ayant attendu près de huit mois après la mise en demeure pour agir, et n'ayant pas démontré de manière actualisée la saturation du dispositif d'hébergement. Le juge a également considéré que l'expulsion porterait une atteinte disproportionnée à l'intérêt supérieur des enfants, protégé par l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, et au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2318040(TA44-2318040)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiante. La commission s'était appropriée le motif consulaire selon lequel il existait des motifs sérieux de croire que Mme B séjournerait en France à d'autres fins que celles pour lesquelles elle demandait le visa. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant que la décision comportait l'énoncé des considérations de fait suffisantes, et a jugé que les autres moyens, notamment ceux fondés sur la directive (UE) 2016/801 et le code de l'éducation, n'étaient pas fondés.
N° TA44-2108986(TA44-2108986)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la société Rivard d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de l’inspecteur du travail d’autoriser le licenciement d’une salariée protégée. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 23 décembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 14 février 2025, mettant ainsi fin à l’instance sans examen au fond.
N° TA44-2502707(TA44-2502707)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 2 042,09 euros TTC. Ces frais sont mis à la charge de Nantes Métropole, conformément aux articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative. La décision ordonne le versement direct de cette somme à l’expert, M. P.
N° TA44-2502285(TA44-2502285)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour les enfants B et C, sollicités au titre de la réunification familiale. Les requérants, ressortissants guinéens, invoquaient l'urgence liée à la séparation familiale, aux risques d'excision pour l'enfant B et aux conditions de vie en Guinée. Le juge a estimé que ces éléments n'étaient pas suffisamment étayés par des preuves probantes, notamment concernant les risques allégués et l'imminence du danger, et que la condition d'urgence n'était pas remplie. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2205475(TA44-2205475)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B pour contester un refus de titre de séjour du préfet de Maine-et-Loire. En cours d'instance, le préfet a délivré une carte de séjour temporaire à la requérante, ce qui a implicitement retiré la décision attaquée. Le tribunal constate que les conclusions en annulation et injonction sont devenues sans objet et qu'il n'y a pas lieu d'y statuer. Il rejette également la demande de frais de justice, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA44-2205630(TA44-2205630)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire constatant qu'elle n'était plus autorisée à se maintenir sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que cet arrêté, purement informatif et dépourvu de caractère décisoire, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
N° TA44-2205736(TA44-2205736)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire constatant qu'elle n'était plus autorisée à se maintenir sur le territoire français au titre de l'asile. La juridiction a jugé que cet arrêté, purement informatif et dépourvu de caractère décisoire, ne constituait pas une décision faisant grief et ne pouvait donc faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été déclarée manifestement irrecevable.
N° TA44-2213635(TA44-2213635)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Loire-Atlantique d’accorder le concours de la force publique pour exécuter son expulsion locative. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a constaté le désistement d’office et en a donné acte par ordonnance.
N° TA44-2502347(TA44-2502347)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour regroupement familial à Mme B A. Les requérants invoquaient l’urgence liée à la situation humanitaire de Mme A, proche d’accoucher, et l’impact psychologique et financier de la séparation. Le juge a estimé que les éléments produits, notamment une lettre d’une amie et des justificatifs financiers insuffisants, ne démontraient pas une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2316089(TA44-2316089)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté, par une ordonnance du 14 février 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B A. Ce dernier contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de l'autorité consulaire française à Rabat de lui délivrer un visa de long séjour étudiant. Le tribunal a relevé que le visa sollicité avait été délivré le 10 octobre 2024, rendant les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais exposés.
N° TA44-2500851(TA44-2500851)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. B. Ce dernier contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour par l'autorité consulaire française à Casablanca. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a demandé le retrait de cette décision, rendant sans objet les conclusions en suspension et en injonction. Le tribunal a condamné l'État à verser 550 euros à M. B au titre des frais d'instance.
N° TA44-2318196(TA44-2318196)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision consulaire du 2 octobre 2023 lui refusant un visa de long séjour. Par un mémoire du 3 janvier 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 février 2025. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.