Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2319043(TA44-2319043)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester un titre de perception de 12 477 euros émis au titre de la taxe d’aménagement. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête le 17 janvier 2025. Par ordonnance du 6 février 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant éteinte par le désistement.
N° TA44-2400750(TA44-2400750)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. B un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale", retirant implicitement l’arrêté attaqué. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Il a condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de M. B au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA44-2414495(TA44-2414495)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le refus de visa de court séjour opposé à sa belle-mère, Mme A D, par les autorités consulaires françaises à Conakry. Le juge a estimé que M. B ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en sa seule qualité de gendre et ne pouvait valablement représenter Mme D, n’étant pas un mandataire habilité au sens des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, a donc été prononcée sans régularisation possible.
N° TA44-2416558(TA44-2416558)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus de naturalisation du préfet de la Haute-Savoie. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre de l’intérieur, conformément à l’article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Malgré une demande de régularisation, Mme A n’a pas fourni la décision ministérielle ni la preuve du dépôt de ce recours. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette donc la demande sans examen au fond.
N° TA44-2419221(TA44-2419221)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission médicale de recours amiable de la mutualité sociale agricole lui refusant la majoration pour tierce personne. Statuant par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a estimé que ce litige, relevant du contentieux de la sécurité sociale, ressortit à la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2403308(TA44-2403308)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à la procédure.
N° TA44-2501114(TA44-2501114)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné les demandes de suspension de décisions implicites de rejet de la commission de recours contre les refus de visa, concernant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour Mme E D et sa fille, Mme H C F. Le juge a rejeté les requêtes, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la séparation familiale invoquée résultait en partie de leur propre décision de retourner en Afghanistan après un séjour en Iran, et que les éléments produits ne démontraient pas une situation d'urgence particulière justifiant une suspension. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la réunification familiale.
N° TA44-2501255(TA44-2501255)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa de long séjour à Mme A. La requérante, ressortissante afghane, invoquait l'urgence liée à la séparation imminente d'avec sa mère et sa fratrie, titulaires de visas pour la France, et un doute sérieux sur la légalité du refus. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, sans examiner les moyens au fond. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502151(TA44-2502151)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 1 591,27 euros TTC. Cette somme a été mise à la charge de Nantes Métropole, conformément aux articles R. 621-11, R. 761-4, R. 761-5 et R. 621-13 du code de justice administrative. La décision ordonne le versement direct à l’expert et précise son caractère exécutoire dès son prononcé.
N° TA44-2407145(TA44-2407145)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme Manac'h d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Nazaire du 4 décembre 2023 s'opposant à leur déclaration préalable de travaux. Par un mémoire du 25 novembre 2024, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 6 février 2025, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA44-2412474(TA44-2412474)
Retrait d'agrément d'assistante familiale par le département de Maine-et-Loire. Le tribunal administratif de Nantes constate le désistement d'office de la requérante, faute pour elle d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de son référé suspension. La décision applique les articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative.
N° TA44-2105602(TA44-2105602)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le retrait de son agrément d'assistante maternelle par le président du conseil départemental de la Vendée. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Il a également estimé que, sur le fond, le retrait était justifié par des manquements graves et répétés aux obligations de déclaration prévues par le code de l'action sociale et des familles, notamment l'article R. 421-39. La décision s'appuie sur les articles L. 421-3, L. 421-6 et R. 421-26 du même code.
N° TA44-2501828(TA44-2501828)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 1 176,09 euros TTC, sur le fondement des articles R. 621-11, R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative. Ces frais ont été mis à la charge de la commune Les Bois d’Anjou, en application de l’article R. 621-13 du même code. La décision, rendue en matière de plein contentieux, précise que l’ordonnance est exécutoire dès son prononcé.
N° TA44-2200221(TA44-2200221)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Donada, titulaire du lot n°2 "gros œuvre" d'un marché public de travaux pour la commune de Couëron, afin de contester le montant des pénalités de retard appliquées dans le décompte général. La société requérante soutenait que les retards n'étaient pas imputables et que les pénalités étaient excessives. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société Donada, jugeant que les pénalités étaient fondées sur les stipulations du CCAG Travaux et que la commune avait respecté la procédure contractuelle de notification. La solution retenue est le rejet de la requête, avec condamnation de la société Donada à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA44-2113993(TA44-2113993)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord rappelé que la décision ministérielle se substituait à celle du préfet, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Sur la légalité externe, le moyen tiré du défaut de motivation a été écarté, M. B n'ayant pas demandé la communication des motifs de la décision implicite conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, sur la légalité interne, le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les articles 21-24 et 21-25 du code civil, ainsi que sur l'article 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, relatifs au contrôle de l'assimilation du demandeur.
N° TA44-2113823(TA44-2113823)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, un ressortissant guinéen demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 18 novembre 2021 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée, que la procédure contradictoire a été respectée (M. A ayant été invité à présenter ses observations), et que l'évaluation de sa vulnérabilité a été réalisée lors de l'entretien initial. Il juge également que le non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile justifie la cessation des conditions matérielles d'accueil, sans erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2209415(TA44-2209415)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête du conseil régional de l'ordre des architectes des Pays de la Loire, qui demandait l'annulation d'un contrat de maîtrise d'œuvre conclu entre la commune d'Erdre en Anjou et la société Auxilium Ingénierie. Le tribunal a jugé que le conseil régional ne justifiait pas d'un intérêt suffisamment direct et certain pour contester la validité de ce contrat, la seule attribution d'un marché à un opérateur économique ne lésant pas les intérêts collectifs de la profession d'architecte. La requête a donc été déclarée irrecevable. Le conseil régional a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA44-2113943(TA44-2113943)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 1er avril 2021 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique refusait de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire à M. A dans un délai de deux mois.
N° TA44-2114009(TA44-2114009)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan demandeur d'asile, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'OFII n'était pas tenu de réaliser un nouvel entretien de vulnérabilité (article L. 744-6 du CESEDA) lors de la demande de rétablissement, et que le requérant avait déjà bénéficié d'un tel entretien initial. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2111520(TA44-2111520)
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre) a examiné la requête de Mme B, ressortissante azerbaïdjanaise, contestant la décision implicite du préfet de la Loire-Atlantique de classer sans suite sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a relevé que le préfet avait demandé des pièces complémentaires, dont l'acte de naissance avec filiation, et que Mme B n'y avait pas répondu, rendant son dossier incomplet. En application des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence de l'administration vaut alors refus implicite d'enregistrement, lequel ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable et rejetée.