Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2414807(TA44-2414807)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant le refus implicite de délivrance d’un visa de court séjour à sa fille majeure. La juridiction a estimé que M. A ne justifiait pas d’un intérêt personnel lui permettant d’agir en son nom propre, et qu’il ne pouvait pas représenter sa fille, faute d’être un mandataire habilité au sens des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA44-2413749(TA44-2413749)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 6 février 2025, du désistement pur et simple de M. B de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté du maire de la Tranche-sur-Mer refusant un permis de construire. Ce désistement, intervenu en cours d'instance, a mis fin au litige sans qu'il soit statué au fond sur la légalité du refus. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2314764(TA44-2314764)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 4 avril 2023 par lequel le maire de Brem-sur-Mer avait accordé un permis de construire valant permis de démolir pour transformer une maison en restaurant. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté le 8 novembre 2024, à la demande du bénéficiaire, rendant ce retrait définitif. Par ordonnance du 6 février 2025, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par les requérants.
N° TA44-2301606(TA44-2301606)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la société Pro à Pro Distribution Sud d’une demande de provision de 242 euros au titre d’intérêts moratoires et d’une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, dirigée contre le Groupement de coopération sanitaire (GCS) Nord Lorraine. La société requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de son instance. Par une ordonnance du 6 février 2025, la juge des référés a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a été prononcée.
N° TA44-2301777(TA44-2301777)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue par la juge des référés, donne acte du désistement pur et simple de la société Metro FSD France dans le litige l’opposant au Groupement de coopération sanitaire (GCS) Nord Lorraine. La société demandait initialement le versement d’une provision de 102 euros au titre d’intérêts moratoires, assortie de la capitalisation et d’une indemnité forfaitaire, avant de se désister en cours d’instance. Le tribunal, constatant que rien ne s’opposait à ce désistement, l’a accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2104098(TA44-2104098)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du GFR Beauregard contre le refus de permis de construire un préau à Louzes. Le tribunal a jugé que le terrain, situé dans un hameau peu dense et éloigné du bourg, se trouvait en dehors des parties urbanisées de la commune. En application des articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l'urbanisme, le projet n'était pas nécessaire à l'exploitation agricole, car le préau devait servir au stationnement de véhicules utilitaires, sans lien direct avec l'activité agricole. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA44-2104508(TA44-2104508)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de la SCI Saint-Marc et de la SARL Agora Parc, qui sollicitaient la condamnation de la commune de Saint-Nazaire à leur verser 546 077 euros en réparation des préjudices subis suite à l’annulation d’un refus de permis de construire. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par la commune, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, estimant que la créance des requérantes était prescrite. Il a jugé que les droits des sociétés étaient acquis au plus tard le 2 décembre 2014, date du jugement annulant le refus, et que leur demande préalable indemnitaire, adressée le 31 décembre 2020, était tardive. Par conséquent, la requête a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner le bien-fondé des préjudices allégués.
N° TA44-2105928(TA44-2105928)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Free Mobile d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Pouzauges du 30 mars 2021 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’un relais de téléphonie mobile. La société Free Mobile a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé du motif d’opposition fondé sur l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme.
N° TA44-2419221(TA44-2419221)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission médicale de recours amiable de la mutualité sociale agricole lui refusant la majoration pour tierce personne. Statuant par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a estimé que ce litige, relevant du contentieux de la sécurité sociale, ressortit à la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2112963(TA44-2112963)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société TowerCast, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 20 septembre 2021 par lequel le maire de La Flèche lui avait refusé un permis de construire un pylône de radiophonie de 79 mètres. Le tribunal a estimé que le motif de refus tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 2 du règlement de la zone N du plan local d'urbanisme intercommunal était fondé, justifiant légalement la décision. En application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, le juge n'a pas examiné les autres moyens, ce motif suffisant à lui seul pour rejeter la demande. Les conclusions accessoires de la société ont également été rejetées.
N° TA44-2105681(TA44-2105681)
Le Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre) annule l'arrêté du 10 décembre 2020 par lequel le maire de Gennes-Val-de-Loire a refusé un permis de construire à M. et Mme C pour l'extension de leur maison. La solution retenue est fondée sur l'incompétence de la signataire de l'arrêté, la commune n'ayant pas justifié de la délégation de signature de son adjointe. Par ailleurs, le tribunal censure le premier motif du refus (empiètement sur un espace boisé classé), estimant que le maire s'est cru lié par le classement sans exercer son pouvoir d'appréciation sur l'atteinte réelle au boisement, en méconnaissance des articles L. 113-1 et L. 113-2 du code de l'urbanisme.
N° TA44-2500847(TA44-2500847)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour regroupement familial à M. D. La condition d’urgence n’est pas établie, la séparation familiale et les liens avec l’enfant de l’épouse ne suffisant pas à caractériser une urgence particulière. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. La requête est rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2502032(TA44-2502032)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de réunification familiale à l’épouse et au fils d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute d’éléments probants sur la précarité alléguée des intéressés au Bangladesh et malgré la durée de séparation. La requête a été rejetée sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2500885(TA44-2500885)
Refus de visa de long séjour pour mineure scolarisée. Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de l’ambassade de France à Yaoundé. Il estime que l’urgence invoquée (billet d’avion acheté, rentrée imminente, absence d’autre inscription) ne présente pas un caractère particulier justifiant une intervention avant que la commission de recours contre les refus de visa n’ait statué sur le recours préalable obligatoire. La requête est rejetée comme manifestement mal fondée en l’état.
N° TA44-2501888(TA44-2501888)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour opposée à M. A, ressortissant marocain, par l'autorité consulaire française à Casablanca. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour saisir le juge avant la décision sur le recours administratif préalable, n'était pas remplie. Il a relevé que les difficultés de recrutement de l'employeur n'étaient pas suffisamment établies et que l'expérience professionnelle du requérant ne correspondait pas aux exigences de l'offre d'emploi. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2502014(TA44-2502014)
Refus de visa de long séjour pour ascendant de Français. Tribunal Administratif de Nantes, juge des référés. Rejet de la demande de suspension pour défaut de saisine préalable obligatoire de la commission de recours contre les refus de visa (articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). La requête est irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2500780(TA44-2500780)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire ordonnait le transfert de M. B, ressortissant afghan, aux autorités bulgares pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a retenu que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, le préfet n'ayant pas fait usage de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, compte tenu des risques de défaillances systémiques en Bulgarie et de la vulnérabilité du requérant. Cette solution s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les articles 3 de la convention européenne des droits de l'homme et 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA44-2419355(TA44-2419355)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le maire d'Herbignac ne s'est pas opposé à la déclaration de travaux de la SAS DERBYDIS pour le réaménagement d'un centre de lavage. Les requérants, propriétaires voisins, n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens soulevés (incompétence, méconnaissance des articles UB 1 à UB 12 du PLU, insuffisance du dossier de déclaration préalable) étant écartés comme non fondés. La condition d'urgence, bien que présumée en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, n'a pas suffi à justifier la suspension. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA44-2501128(TA44-2501128)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de lui fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier avoir accompli toutes les diligences nécessaires, notamment en saisissant le centre de contacts citoyens (CCC) pour faire constater l'impossibilité technique d'utiliser le téléservice "ANEF", comme le prévoit l'arrêté du 1er août 2023 pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2403308(TA44-2403308)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à la procédure.