Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2113993(TA44-2113993)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord rappelé que la décision ministérielle se substituait à celle du préfet, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Sur la légalité externe, le moyen tiré du défaut de motivation a été écarté, M. B n'ayant pas demandé la communication des motifs de la décision implicite conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, sur la légalité interne, le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les articles 21-24 et 21-25 du code civil, ainsi que sur l'article 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, relatifs au contrôle de l'assimilation du demandeur.
N° TA44-2113943(TA44-2113943)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 1er avril 2021 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique refusait de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire à M. A dans un délai de deux mois.
N° TA44-2114009(TA44-2114009)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan demandeur d'asile, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'OFII n'était pas tenu de réaliser un nouvel entretien de vulnérabilité (article L. 744-6 du CESEDA) lors de la demande de rétablissement, et que le requérant avait déjà bénéficié d'un tel entretien initial. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2113823(TA44-2113823)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, un ressortissant guinéen demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 18 novembre 2021 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée, que la procédure contradictoire a été respectée (M. A ayant été invité à présenter ses observations), et que l'évaluation de sa vulnérabilité a été réalisée lors de l'entretien initial. Il juge également que le non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile justifie la cessation des conditions matérielles d'accueil, sans erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2501828(TA44-2501828)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 1 176,09 euros TTC, sur le fondement des articles R. 621-11, R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative. Ces frais ont été mis à la charge de la commune Les Bois d’Anjou, en application de l’article R. 621-13 du même code. La décision, rendue en matière de plein contentieux, précise que l’ordonnance est exécutoire dès son prononcé.
N° TA44-2111789(TA44-2111789)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, qui contestait la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 19 août 2021 déclarant irrecevable sa demande de titre de séjour pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que la procédure d’information prévue par les articles R. 311-37 et R. 311-38 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile avait été respectée. Il a également estimé que la demande, formulée plus de trois mois après la demande d’asile, méconnaissait l’article L. 431-2 du même code, sans que l’état de santé du requérant ne justifie un délai supplémentaire. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. C.
N° TA44-2113689(TA44-2113689)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’autoriser le regroupement familial pour son épouse et leurs enfants. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a estimé que le refus était légalement fondé sur l’insuffisance des ressources et l’absence de logement normal, conformément à l’article L. 411-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont également été écartés.
N° TA44-2114003(TA44-2114003)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Les moyens tirés de l’erreur manifeste d’appréciation et de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme ont été écartés comme inopérants, la décision n’ayant ni pour objet ni pour effet d’éloigner l’intéressé. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2114001(TA44-2114001)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C, un ressortissant guinéen demandeur d'asile, pour contester la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 5 juillet 2021 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, les vices de procédure, et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de l'OFII. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA44-2114004(TA44-2114004)
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 14 avril 2021 par laquelle le préfet de la Sarthe a refusé de délivrer une carte de résident « longue durée – UE » à M. A, ressortissant afghan. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d’appréciation en considérant que l’intéressé ne justifiait pas de ressources suffisantes et stables au sens de l’article L. 314-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, alors que M. A percevait des salaires réguliers depuis plusieurs années. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident demandée dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA44-2500019(TA44-2500019)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant le recours contre les refus de visas de long séjour pour sept membres de la famille d'une réfugiée somalienne. Le juge a estimé que les moyens tirés de l'erreur d'appréciation sur le lien de filiation et l'identité des demandeurs, ainsi que de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la durée de la séparation familiale. Il a été enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer les demandes dans un délai d'un mois.
N° TA44-2411372(TA44-2411372)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait le dégrèvement d'une taxe d'habitation sur les résidences secondaires de 640 euros pour 2023. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste de la requête, car l'administration fiscale avait déjà accordé le dégrèvement le 7 juin 2024, avant l'introduction de la requête le 23 juillet 2024. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. La requête étant dépourvue d'objet dès son dépôt, elle a été rejetée sans examen au fond.
N° TA44-2500958(TA44-2500958)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à l’enfant A D. La requérante, Mme C, invoquait l’urgence liée à la séparation prolongée et à la détresse psychologique de son fils. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car Mme C a contribué à cette situation par son manque de diligences et que la détresse de l’enfant n’est pas suffisamment établie. La requête est rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2501765(TA44-2501765)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé de la commune de Divatte-sur-Loire, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à ses assureurs de poursuivre l'exécution d'un marché public d'assurances "Dommages aux biens" jusqu'au 31 décembre 2025. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la commune ne justifiant pas des démarches qu'elle aurait engagées depuis plusieurs mois pour trouver un nouvel assureur. En conséquence, la requête est rejetée.
N° TA44-2501775(TA44-2501775)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus des autorités consulaires à Addis-Abeba de délivrer des visas de long séjour pour réunification familiale à l'épouse et aux trois enfants d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du parcours migratoire du requérant, de l'absence de preuves suffisantes des liens familiaux et des conditions de vie des demandeurs en Éthiopie. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience.
N° TA44-2501780(TA44-2501780)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale à la fille de Mme B C, réfugiée nigériane. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du parcours migratoire de la requérante, de l'absence de preuves suffisantes de liens avec sa fille et des risques non établis pour celle-ci. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2500163(TA44-2500163)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2500033(TA44-2500033)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le préfet de la Loire-Atlantique a convoqué l'intéressé le 31 janvier 2025, rendant les conclusions de la requête sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les demandes principales. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 550 euros à M. A au titre des frais exposés.
N° TA44-2212156(TA44-2212156)
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A, de nationalité burkinabé, contestant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a considéré que la décision explicite du 19 octobre 2023 du ministre de l'intérieur s'était substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'ajournement fondé sur l'article 21-24 du code civil.
N° TA44-2500164(TA44-2500164)
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné les recours de Mme B, une ressortissante étrangère, contre deux arrêtés du préfet de la Vendée. Le premier, du 12 novembre 2024, lui refusait un titre de séjour étudiant, l'obligeait à quitter le territoire et l'astreignait à des obligations de présentation. Le second, du 20 décembre 2024, l'assignait à résidence pour 45 jours. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 422-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales.