Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2502076(TA44-2502076)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A qui contestait une décision du président du tribunal judiciaire lui interdisant l'accès aux locaux du tribunal. Le juge des référés retient l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître de cette décision, qui est un acte de gestion du service public de la justice judiciaire et n'est pas détachable de son fonctionnement. A titre subsidiaire, il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante pouvant accéder au tribunal pour les audiences la concernant et n'ayant pas saisi le juge dans un délai restreint après avoir eu connaissance de la mesure. Enfin, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que la liberté d'aller et venir ou le droit au recours effectif, n'est caractérisée, la mesure étant proportionnée et nécessaire au bon déroulement des audiences.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2502140(TA44-2502140)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. et Mme F, ressortissants russes, qui sollicitaient une injonction au préfet de la Loire-Atlantique de leur fournir un hébergement d’urgence pour eux-mêmes et leurs deux enfants mineurs. Le juge rappelle que seule une carence caractérisée de l’administration dans la mise en œuvre du droit à l’hébergement d’urgence, prévu aux articles L. 345-2-2 et suivants du code de l’action sociale et des familles, peut constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En l’espèce, la solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’appliquer la procédure contradictoire, au motif que la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou est manifestement mal fondée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA44-2215047(TA44-2215047)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’une requête en annulation du refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise de dette de prime d’activité de 5 040,16 euros. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, sans y donner suite. Par ordonnance du 7 février 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2206012(TA44-2206012)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 17 décembre 2021 par laquelle le directeur départemental du service d'incendie et de secours (SDIS) de la Mayenne avait affecté M. C, sapeur-pompier professionnel, du centre de secours de Mayenne à celui de Laval. La juridiction a jugé que cette décision, entraînant un changement de résidence administrative, n'était pas une mesure d'ordre intérieur et était donc susceptible de recours. L'annulation a été prononcée pour deux motifs : d'une part, l'incompétence de l'auteur de l'acte, le directeur ayant signé en son nom propre sans délégation régulière ; d'autre part, le non-respect de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905, M. C n'ayant pas été informé de son droit à consulter son dossier avant une mesure prise en considération de sa personne.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2413947(TA44-2413947)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, mineur, contestant le refus de visa de long séjour pour études. Le juge a constaté que la requête n’avait pas été déposée par un représentant légal, en méconnaissance des articles R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via Télérecours Citoyen, M. B n’a pas régularisé sa situation dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2201773(TA44-2201773)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 4 juin 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a ajourné à deux ans la demande de naturalisation de Mme C. La juridiction a estimé que le ministre s'est fondé sur un unique rappel à la loi pour des violences présumées sur sa fille, alors que les faits n'ont pas été établis et que l'enquête a été classée sans suite. Cette circonstance ne suffit pas à justifier l'ajournement, constituant une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA44-2215468(TA44-2215468)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’une demande d’annulation du refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise de dette de prime d’activité de 789,23 euros. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions sous un mois, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme A n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement pur et simple et en a donné acte par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

TA44-2417951(TA44-2417951)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un logement de type 2 accessible par la commission de médiation, afin d’enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui attribuer un logement. En défense, le préfet a démontré qu’une offre de logement adaptée avait été proposée et acceptée par le requérant après visite. Constatant que l’obligation de résultat prévue à l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation était désormais satisfaite, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’injonction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2405695(TA44-2405695)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 18 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé légal le retrait de l'attestation de demande d'asile, le droit au séjour de M. A ayant pris fin à la notification du rejet de son recours par la Cour nationale du droit d'asile, conformément aux articles L. 542-1 et L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2500477(TA44-2500477)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par Mme B, M. et Mme D, ressortissants afghans, d’une demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa du 19 novembre 2024, confirmant le refus de visas de long séjour pour demander l’asile en France. Le ministre de l’intérieur a conclu au non-lieu à statuer pour Mme B, ayant donné instruction de lui délivrer un visa, et au rejet des conclusions de M. et Mme D. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions de Mme B, et a rejeté celles de M. et Mme D, faute d’urgence caractérisée et de doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2316796(TA44-2316796)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B et Mme C contestant le refus implicite de visas de long séjour pour réunification familiale. La décision attaquée, qui s’est appropriée les motifs consulaires, a été jugée suffisamment motivée et prise après un examen particulier. Le tribunal a estimé que les demandeurs ne remplissaient pas les conditions de l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, Mme C étant majeure et l’autorité parentale sur l’enfant D F n’étant pas établie. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’intérêt supérieur de l’enfant ont également été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2316464(TA44-2316464)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que la décision de la commission s'étant substituée à celle du consulat, les moyens tirés de l'incompétence du signataire consulaire et du défaut de demande de complément d'information étaient inopérants. Il a également estimé que la décision implicite était suffisamment motivée par référence aux motifs de la décision consulaire, conformément à l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA44-2107678(TA44-2107678)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de Maine-et-Loire du 22 juin 2021 rejetant sa demande de regroupement familial. La requérante contestait la prise en compte de ses revenus de 2019 au lieu de ceux de 2020 et 2021. En cours d’instance, Mme C s’est désistée de ses conclusions. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2316469(TA44-2316469)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B, ressortissante bangladaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’autorité consulaire française à Dacca de lui délivrer un visa de long séjour « dit de retour ». En cours d’instance, le visa ayant été délivré, la requérante s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2316476(TA44-2316476)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours pour excès de pouvoir formés par M. B A et sa fille D A contre les décisions implicites de rejet de la commission de recours, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour D A et C A en tant que membres de la famille d’un réfugié. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 561-2 et L. 434-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. Il a considéré que l’identité et le lien familial n’étaient pas suffisamment établis, et que l’administration n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2316481(TA44-2316481)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de la commission de recours, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour à trois ressortissants somaliens au titre de la réunification familiale d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a examiné les moyens tirés du défaut de motivation, de l'erreur de droit et d'appréciation sur le lien familial, ainsi que de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 561-2.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2107907(TA44-2107907)

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 16 juin 2021 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a constaté qu'un titre de séjour avait été délivré à M. A le 10 septembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. L'État a été condamné à verser 453,60 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2316484(TA44-2316484)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. F, ressortissant français, contestant le refus de visa de long séjour pour son fils mineur G D F. La commission de recours avait rejeté la demande en se fondant sur l'absence de preuve suffisante du lien de filiation. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que les documents d'état civil produits établissaient le lien de filiation et que l'enfant, âgé de moins de 21 ans, n'avait pas à démontrer qu'il était à la charge de son père. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa dans un délai d'un mois, sous astreinte, en application des articles L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 911-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2316814(TA44-2316814)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme A, ressortissante camerounaise, contre le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour visite familiale. Le tribunal a constaté que le visa sollicité avait été délivré par l’autorité consulaire le 5 décembre 2024, après l’introduction de la requête, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 600 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2010045(TA44-2010045)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de La Poste de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 18 mai 2015. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par La Poste, estimant que la requête, enregistrée le 7 octobre 2020, était tardive. Le délai de recours de deux mois, prorogé jusqu'au 24 août 2020 en application de l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais pendant l'état d'urgence sanitaire, était expiré. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées, et les demandes de frais de justice ont été écartées.

Résumé IA