Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
58 014 décisions disponibles — page 965/2901
N° TA44-2010045(TA44-2010045)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de La Poste de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 18 mai 2015. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par La Poste, estimant que la requête, enregistrée le 7 octobre 2020, était tardive. Le délai de recours de deux mois, prorogé jusqu'au 24 août 2020 en application de l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais pendant l'état d'urgence sanitaire, était expiré. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées, et les demandes de frais de justice ont été écartées.
N° TA44-2107678(TA44-2107678)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de Maine-et-Loire du 22 juin 2021 rejetant sa demande de regroupement familial. La requérante contestait la prise en compte de ses revenus de 2019 au lieu de ceux de 2020 et 2021. En cours d’instance, Mme C s’est désistée de ses conclusions. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige.
N° TA44-2316411(TA44-2316411)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de visa de long séjour opposé à Mme A épouse B, au titre du regroupement familial. En cours d’instance, le visa a été délivré le 29 novembre 2023, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice.
N° TA44-2112192(TA44-2112192)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel du CHU d'Angers, qui contestait le refus de l'établissement de lui verser l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le tribunal a jugé que le refus de renouvellement de son contrat, motivé par des considérations personnelles, ne constituait pas un motif légitime au sens de l'article 3 du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020. Par conséquent, Mme A ne pouvait être regardée comme involontairement privée d'emploi et n'avait pas droit à l'allocation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail et du décret précité.
N° TA44-2502148(TA44-2502148)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre à l'autorité consulaire française à Bakou et au ministre de l'intérieur de lui délivrer un visa de retour, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit d'aller et venir, vie privée et familiale, intérêt supérieur de ses enfants). Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, car le requérant est à l'origine des difficultés qu'il rencontre et le refus de visa ne justifie pas une intervention à très bref délai. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2414130(TA44-2414130)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, résidant au Maroc, qui contestait un refus de visa de long séjour pour études. La requérante n’a pas respecté l’obligation d’élire domicile sur le territoire français, de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse, conformément à l’article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours citoyens, elle n’a pas régularisé sa situation dans le délai imparti. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2414922(TA44-2414922)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un refus implicite de visa de long séjour pour réunification familiale, après transmission par le tribunal de Dijon. Par ordonnance du 7 février 2025, la présidente a constaté que cette requête était un double d’une autre déjà enregistrée sous le n° 2413076. En application des règles de procédure du code de justice administrative, elle a ordonné la radiation de la requête n° 2414922 du registre et sa jonction à la procédure initiale.
N° TA44-2501106(TA44-2501106)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour à M. C en qualité de conjoint de ressortissante française. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, en raison du délai de plus de six mois écoulé entre la décision implicite et la saisine du juge des référés, et du défaut d'éléments suffisamment précis sur la gravité de l'état anxio-dépressif invoqué par le requérant. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen du doute sérieux sur la légalité, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2419355(TA44-2419355)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le maire d'Herbignac ne s'est pas opposé à la déclaration de travaux de la SAS DERBYDIS pour le réaménagement d'un centre de lavage. Les requérants, propriétaires voisins, n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens soulevés (incompétence, méconnaissance des articles UB 1 à UB 12 du PLU, insuffisance du dossier de déclaration préalable) étant écartés comme non fondés. La condition d'urgence, bien que présumée en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, n'a pas suffi à justifier la suspension. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA44-2500780(TA44-2500780)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire ordonnait le transfert de M. B, ressortissant afghan, aux autorités bulgares pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a retenu que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, le préfet n'ayant pas fait usage de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, compte tenu des risques de défaillances systémiques en Bulgarie et de la vulnérabilité du requérant. Cette solution s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les articles 3 de la convention européenne des droits de l'homme et 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA44-2408032(TA44-2408032)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 6 février 2025, du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en plein contentieux. Le requérant demandait initialement la condamnation du centre hospitalier universitaire d'Angers à lui verser 121 442,82 euros. La solution retenue est un simple constat de désistement, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2414495(TA44-2414495)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le refus de visa de court séjour opposé à sa belle-mère, Mme A D, par les autorités consulaires françaises à Conakry. Le juge a estimé que M. B ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en sa seule qualité de gendre et ne pouvait valablement représenter Mme D, n’étant pas un mandataire habilité au sens des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, a donc été prononcée sans régularisation possible.
N° TA44-2104508(TA44-2104508)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de la SCI Saint-Marc et de la SARL Agora Parc, qui sollicitaient la condamnation de la commune de Saint-Nazaire à leur verser 546 077 euros en réparation des préjudices subis suite à l’annulation d’un refus de permis de construire. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par la commune, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, estimant que la créance des requérantes était prescrite. Il a jugé que les droits des sociétés étaient acquis au plus tard le 2 décembre 2014, date du jugement annulant le refus, et que leur demande préalable indemnitaire, adressée le 31 décembre 2020, était tardive. Par conséquent, la requête a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner le bien-fondé des préjudices allégués.
N° TA44-2501128(TA44-2501128)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de lui fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier avoir accompli toutes les diligences nécessaires, notamment en saisissant le centre de contacts citoyens (CCC) pour faire constater l'impossibilité technique d'utiliser le téléservice "ANEF", comme le prévoit l'arrêté du 1er août 2023 pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2402969(TA44-2402969)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société JHM Group, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 septembre 2023 par lequel le maire de Mûrs-Erigné a refusé de lui délivrer un permis d'aménager pour la création de 5 lots à bâtir. Le tribunal a examiné les trois motifs de refus invoqués par la commune, tirés de l'atteinte à la présence arborée reconnue par le PLUi au titre de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme, de l'atteinte au caractère du mur en schiste et de l'insécurité des accès. Après avoir analysé les moyens de la requérante, le tribunal a jugé que ces motifs n'étaient pas entachés d'erreur d'appréciation et a donc confirmé la légalité de la décision de refus.
N° TA44-2104098(TA44-2104098)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du GFR Beauregard contre le refus de permis de construire un préau à Louzes. Le tribunal a jugé que le terrain, situé dans un hameau peu dense et éloigné du bourg, se trouvait en dehors des parties urbanisées de la commune. En application des articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l'urbanisme, le projet n'était pas nécessaire à l'exploitation agricole, car le préau devait servir au stationnement de véhicules utilitaires, sans lien direct avec l'activité agricole. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA44-2314764(TA44-2314764)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 4 avril 2023 par lequel le maire de Brem-sur-Mer avait accordé un permis de construire valant permis de démolir pour transformer une maison en restaurant. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté le 8 novembre 2024, à la demande du bénéficiaire, rendant ce retrait définitif. Par ordonnance du 6 février 2025, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par les requérants.
N° TA44-2309621(TA44-2309621)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SCI Vitre Lizée de deux requêtes contestant, respectivement, une taxe d'aménagement de 33 084 euros et une redevance d'archéologie préventive de 1 724 euros. En cours d'instance, l'administration a retiré les titres de perception initiaux et accordé l'abattement de 50% prévu à l'article L. 331-12 du code de l'urbanisme. Par une ordonnance du 6 février 2025, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes de décharge, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions accessoires des requérantes.
N° TA44-2307725(TA44-2307725)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 6 février 2025, du désistement pur et simple de la SAS L'Escale du Perthuis. La société contestait le refus du préfet de la Vendée de lui conserver l'usage d'un chemin piétonnier comme sortie de secours. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2500842(TA44-2500842)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 7 janvier 2025 par laquelle l'OFII a refusé à Mme D et sa fille le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que l'OFII n'a pas procédé à un examen individuel et préalable de la vulnérabilité de la requérante, en méconnaissance des articles L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 20 de la directive 2013/33/UE. La décision est entachée d'une erreur de droit, l'administration s'étant estimée en situation de compétence liée. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme D dans un délai de cinq jours.