Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

58 014 décisions disponibles — page 990/2901

DécisionPlein contentieuxANNULE

TA44-2206990(TA44-2206990)

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B D et M. D d’un recours contre le refus du président du conseil départemental de la Mayenne de renouveler la prise en charge des frais de séjour de leur mère en EHPAD, au motif que le reste à charge était couvert par leur contribution alimentaire. En tant que juge de plein contentieux, le tribunal rappelle qu’il lui appartient d’examiner les droits de l’intéressée à l’aide sociale en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait. La décision se fonde sur les articles L. 113-1, L. 231-4, L. 131-4 et L. 132-6 du code de l’action sociale et des familles.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2204756(TA44-2204756)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise gracieuse sur un trop-perçu de prime d'activité de 2 283,72 euros. Le juge a rappelé que la remise de dette n'est pas un droit et qu'il lui appartient d'examiner si la situation de précarité et la bonne foi du débiteur la justifient. En l'espèce, M. B n'a pas fourni d'éléments suffisants sur ses ressources et charges pour démontrer sa précarité actuelle. La décision est fondée sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2113407(TA44-2113407)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 16 000 euros pour des conditions de détention indignes à la maison d'arrêt du Mans entre juin et octobre 2018. Le requérant invoquait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, des procédures disciplinaires irrégulières et des transferts préjudiciables. Le tribunal a estimé que les conditions de détention n'étaient pas constitutives d'une atteinte à la dignité humaine engageant la responsabilité de l'État, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les articles D. 349 à D. 351 du code de procédure pénale et les principes relatifs à l'appréciation des conditions de détention.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2102505(TA44-2102505)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’une opposition à une contrainte émise par la CAF de Loire-Atlantique pour le recouvrement d’un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d’année 2018 (152,45 €). La requérante contestait le bien-fondé de la dette, l’attribuant à une erreur de la CAF. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme A ne justifiait pas de son droit au revenu de solidarité active pour les mois de novembre et décembre 2018, condition requise pour l’attribution de la prime. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur le décret n° 2018-1150 du 14 décembre 2018.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2213908(TA44-2213908)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 25 mai 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et qu'aucun nouvel entretien de vulnérabilité n'était requis préalablement à cette décision. Il a également jugé que Mme C avait été informée des modalités de cessation des conditions d'accueil et que la matérialité des faits reprochés était établie. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par l'OFII, en application des articles L. 551-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2210965(TA44-2210965)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 27 juin 2022 confirmant l'ajournement à deux ans de la demande de naturalisation de Mme B. Le ministre s'était fondé sur une condamnation pour défaut d'assurance datant de 2016, mais le juge estime que ces faits anciens et isolés ne justifient pas un tel ajournement, constituant une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2210403(TA44-2210403)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante libanaise, qui contestait le refus du ministre de l’intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le moyen tiré du défaut de motivation du rejet du recours gracieux était inopérant. Sur le fond, il a estimé que le ministre n’avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d’appréciation, dès lors que Mme A résidait en Arabie Saoudite depuis 1994, que sa famille y vivait et qu’elle ne démontrait pas que le centre de ses intérêts privés se situait en France, en application des articles 21-16 et 21-26 du code civil.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2210325(TA44-2210325)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 1er juin 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour "vie privée et familiale" de M. B, ressortissant nigérian. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en opposant la tardiveté de la demande, fondée sur l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans tenir compte de la circonstance nouvelle invoquée (naissance d'un enfant en France). La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale, avec injonction de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2210534(TA44-2210534)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante guinéenne, qui contestait la décision de l'OFII du 9 juin 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de vulnérabilité, et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans méconnaître la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ni la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2210227(TA44-2210227)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 2 juin 2022 déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que M. A, résidant en Inde et consultant pour un opérateur public indien, ne remplissait pas la condition de résidence en France prévue à l'article 21-16 du code civil, faute de démontrer que son activité présentait un intérêt particulier pour l'économie ou la culture française au sens de l'article 21-26 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209951(TA44-2209951)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le rejet de sa demande de réintégration dans la nationalité française. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du préfet de police de Paris, car celle-ci a été substituée par la décision du ministre de l’intérieur du 28 juillet 2022, qui a prononcé un ajournement de deux ans de la demande. Sur le fond, le tribunal a rappelé que le ministre dispose d’un large pouvoir d’appréciation en matière de naturalisation et de réintégration, conformément aux articles 24-1 et 21-15 du code civil ainsi qu’à l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet des requêtes de M. B.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209885(TA44-2209885)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le ministre avait motivé son rejet par l'absence de résidence stable en France et l'absence de projet d'installation à court terme, malgré l'exercice par M. A d'une activité professionnelle au Pakistan reconnue d'intérêt pour la culture française. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-16 et 21-26 du code civil, car l'intéressé ne justifiait d'aucun lien personnel ou projet professionnel concret en France. La demande d'annulation et les conclusions à fin d'injonction ont donc été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2209883(TA44-2209883)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur l'absence de ressources suffisantes et stables, malgré une amélioration récente de sa situation professionnelle. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, eu égard à son large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2209390(TA44-2209390)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 17 février 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a déclaré irrecevable la demande de titre de séjour pour raisons de santé de Mme A, ressortissante érythréenne. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait opposer le seul motif de tardiveté du délai de trois mois prévu à l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la demande de Mme A reposait sur une circonstance de fait nouvelle, à savoir un suivi médical pour un cancer attesté par un certificat médical. La solution retenue est fondée sur les articles L. 431-2 et D. 431-7 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2209388(TA44-2209388)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 3 mai 2022 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire avait déclaré irrecevable la demande de titre de séjour de M. A, un ressortissant guinéen. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas opposer à M. A, qui n'était plus demandeur d'asile après le rejet définitif de sa demande, le délai prévu à l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue après avoir soulevé d'office le moyen tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2209159(TA44-2209159)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 28 février 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que le requérant avait bien été informé dans une langue qu'il comprend des modalités de cessation. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 551-10 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2317629(TA44-2317629)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 28 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours de Mme A, ressortissante béninoise, contre un refus de visa long séjour en qualité d'enfant de ressortissant français. L'annulation est prononcée pour vice de procédure, l'administration n'ayant pas démontré que la commission s'était réunie dans une composition régulière conformément à l'arrêté du 4 décembre 2009. Le tribunal enjoint à la commission de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2406185(TA44-2406185)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Vendée refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait examiné sa situation personnelle. Il a estimé que le comportement de M. B constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement des articles L. 432-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision n'a pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2406913(TA44-2406913)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant tadjik, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 29 février 2024. Cet arrêté refusait de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et fixait le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2207912(TA44-2207912)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, un demandeur d'asile soudanais, qui contestait la décision de l'OFII du 27 avril 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'absence d'un nouvel entretien de vulnérabilité avant cette décision n'était pas exigée par les textes. Il a également estimé que le non-respect par M. B d'une mesure de transfert vers l'Italie, responsable de sa demande d'asile, justifiait la fin de l'accueil, et que ses problèmes de santé ne démontraient pas une vulnérabilité particulière. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA