Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2420394(TA44-2420394)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'établissement public foncier de Loire-Atlantique. Le juge a ordonné une expertise préventive pour constater l'état des immeubles riverains (parcelle BP 60) avant des travaux de démolition et de réhabilitation prévus par la commune de Saffré, estimant la mesure utile. En revanche, la demande visant à imposer à l'expert la rédaction d'un pré-rapport a été rejetée, le juge rappelant que cette modalité relève de la libre appréciation de l'expert dans le respect du contradictoire.
N° TA44-2500069(TA44-2500069)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme F visant à suspendre la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) du 22 août 2024. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour à ses deux enfants au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison du manque de diligence de la requérante et de l'absence de preuves suffisantes établissant une situation de précarité ou de risque imminent pour les enfants. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit concernant l'article L.561-5 du CESEDA, ou de la méconnaissance de l'article 8 de la CESDH, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA44-2315035(TA44-2315035)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de la situation. Il a substitué la base légale de la décision de refus de séjour, fondée sur l'article 3 de l'accord franco-tunisien plutôt que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers, et a jugé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions applicables.
N° TA44-2303076(TA44-2303076)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre) concerne un recours en plein contentieux formé par M. C B et sa concubine contre trois refus de remise gracieuse de trop-perçus de prime d'activité, émis par la commission de recours amiable de la CAF de Loire-Atlantique le 17 janvier 2023. Le tribunal rappelle que, selon l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, la remise gracieuse d'un indu n'est pas un droit et peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fraude ou fausse déclaration. En tant que juge de plein contentieux, il doit examiner lui-même si la situation de précarité et la bonne foi des requérants justifient une remise totale ou partielle des dettes, sans se limiter aux vices propres de la décision attaquée. La solution finale n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal statue sur le bien-fondé de la demande de remise gracieuse au regard des circonstances de fait.
N° TA44-2311857(TA44-2311857)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. D C, ressortissant camerounais, contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que son état de santé nécessitait des soins indisponibles au Cameroun, et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que le préfet avait suffisamment motivé ses décisions et que les éléments fournis ne démontraient pas l'indisponibilité des soins dans son pays d'origine ni une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux conclusions d'injonction ni aux frais d'instance.
N° TA44-2305354(TA44-2305354)
date de la présente décision, dans une situation de précarité telle qu'elle justifierait une remise supplémentaire de ses dettes. En outre, s'il soutient être de bonne foi, il n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il a fourni à la CAF toutes les informations nécessaires au calcul de ses droits ou qu'il a signalé les changements intervenus dans sa situation. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à demander la remise totale des sommes restant à sa charge. DÉCIDE : Article 1er : La requête de M. B est rejetée. Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la caisse d'allocations familiales de la Loire-Atlantique.
N° TA44-2300587(TA44-2300587)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d'un recours contre une décision de la commission de recours amiable de la CAF de Loire-Atlantique, qui n'avait accordé qu'une remise partielle de 35,06 euros sur un trop-perçu de prime d'activité de 140,24 euros. Le requérant invoquait sa bonne foi et une erreur de calcul de son quotient familial. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné si une remise supplémentaire était justifiée. Il a rejeté la demande, estimant que M. B ne justifiait pas d'une situation de précarité l'empêchant de rembourser le solde de 105,18 euros, et ce malgré sa bonne foi alléguée. La décision s'appuie sur les articles L. 842-1, L. 843-1, L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA44-2406913(TA44-2406913)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant tadjik, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 29 février 2024. Cet arrêté refusait de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et fixait le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA44-2319145(TA44-2319145)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette l'opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la MSA de Loire-Atlantique-Vendée pour le recouvrement d'un trop-perçu de prime d'activité de 863,84 euros. La requérante n'a pas contesté utilement la régularité ou le bien-fondé de la contrainte, se bornant à invoquer sa bonne foi et avoir déclaré son changement de domicile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, relatifs au recouvrement des indus par contrainte. En conséquence, la requête est rejetée.
N° TA44-2317635(TA44-2317635)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 26 octobre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté la demande de visa de long séjour de M. D C, présentée au titre de la réunification familiale avec son épouse, Mme E, bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les documents d'état civil produits n'étaient pas probants, alors que les éléments de possession d'état et les documents établis par l'OFPRA permettaient d'établir l'identité du demandeur et son lien familial. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 561-2, L. 561-4 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 311-1 du code civil.
N° TA44-2317629(TA44-2317629)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 28 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours de Mme A, ressortissante béninoise, contre un refus de visa long séjour en qualité d'enfant de ressortissant français. L'annulation est prononcée pour vice de procédure, l'administration n'ayant pas démontré que la commission s'était réunie dans une composition régulière conformément à l'arrêté du 4 décembre 2009. Le tribunal enjoint à la commission de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais d'instance.
N° TA44-2317546(TA44-2317546)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité d'ascendant non à charge d'un ressortissant français. Le tribunal a estimé que les autorités consulaires pouvaient légalement fonder leur refus sur l'insuffisance de ressources de M. B pour subvenir à ses frais durant un séjour de plus de trois mois, en application de l'article 7 a) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que la décision attaquée n'est entachée ni d'erreur d'appréciation ni de méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2209382(TA44-2209382)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, un ressortissant soudanais demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 mars 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'information préalable et l'absence d'examen de vulnérabilité. Il a jugé que la décision était légale au regard des articles L. 551-10 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2209952(TA44-2209952)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, qui contestait le rejet de sa demande de réintégration dans la nationalité française. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du préfet de police de Paris, car celle-ci a été remplacée par la décision du ministre de l'intérieur du 28 juillet 2022. Cette décision ministérielle, qui a ajourné à deux ans la demande de Mme B, a été validée par le tribunal, lequel a considéré que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des requêtes, fondé sur les articles 24-1 et 21-15 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2316804(TA44-2316804)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme D D contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France. Cette décision confirmait le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour en qualité de visiteur à Mme D D, ressortissante camerounaise. Le tribunal a estimé que la commission s’était approprié les motifs du refus consulaire, tirés de l’absence de preuve de ressources suffisantes et d’une assurance maladie adéquate, conformément aux articles L. 311-1 et L. 426-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
N° TA44-2102505(TA44-2102505)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’une opposition à une contrainte émise par la CAF de Loire-Atlantique pour le recouvrement d’un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d’année 2018 (152,45 €). La requérante contestait le bien-fondé de la dette, l’attribuant à une erreur de la CAF. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme A ne justifiait pas de son droit au revenu de solidarité active pour les mois de novembre et décembre 2018, condition requise pour l’attribution de la prime. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur le décret n° 2018-1150 du 14 décembre 2018.
N° TA44-2207578(TA44-2207578)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'avis du collège de médecins de l'OFII n'était pas entaché d'irrégularité. Il a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA44-2113407(TA44-2113407)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 16 000 euros pour des conditions de détention indignes à la maison d'arrêt du Mans entre juin et octobre 2018. Le requérant invoquait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, des procédures disciplinaires irrégulières et des transferts préjudiciables. Le tribunal a estimé que les conditions de détention n'étaient pas constitutives d'une atteinte à la dignité humaine engageant la responsabilité de l'État, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les articles D. 349 à D. 351 du code de procédure pénale et les principes relatifs à l'appréciation des conditions de détention.
N° TA44-2212986(TA44-2212986)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, un ressortissant guinéen demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'OFII du 23 août 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et l'absence d'examen de vulnérabilité. Il a jugé que la décision était légale et fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 551-16 et D. 551-18. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2204756(TA44-2204756)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise gracieuse sur un trop-perçu de prime d'activité de 2 283,72 euros. Le juge a rappelé que la remise de dette n'est pas un droit et qu'il lui appartient d'examiner si la situation de précarité et la bonne foi du débiteur la justifient. En l'espèce, M. B n'a pas fourni d'éléments suffisants sur ses ressources et charges pour démontrer sa précarité actuelle. La décision est fondée sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.