Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2406797(TA44-2406797)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 27 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de l'erreur de droit au regard des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le CESEDA.
N° TA44-2407186(TA44-2407186)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante angolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 19 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment son état de santé nécessitant des soins indisponibles en Angola et une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé la décision préfectorale prise sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2316741(TA44-2316741)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus de visa de long séjour pour son fils adoptif D B au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence de jugement d'exequatur du jugement d'adoption guinéen, le rendant inopposable en France. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une irrégularité de composition de la commission, la feuille de présence attestant d'une composition conforme à l'arrêté du 4 décembre 2009. Il a également jugé que le motif de refus était légal, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la réunification familiale des réfugiés.
N° TA44-2209161(TA44-2209161)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'entretien de vulnérabilité avait été valablement réalisé par un agent habilité. Il a également estimé que l'administration avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, sans commettre d'erreur de droit. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 522-1, L. 522-2 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2317540(TA44-2317540)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour de Mme A G au titre de la réunification familiale avec son père, réfugié. Le tribunal a estimé que la commission s'était approprié les motifs du refus consulaire, notamment l'absence de preuve du lien familial allégué, sans les examiner valablement. La solution retenue repose sur une application des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa demandé dans un délai d'un mois.
N° TA44-2420094(TA44-2420094)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, rendue en matière de plein contentieux, accorde une allocation provisionnelle de 1 186,43 euros à l'expert désigné, M. B A. Cette somme, à valoir sur ses honoraires et débours futurs, est mise à la charge de Nantes Métropole sur le fondement de l'article R.621-12 du code de justice administrative.
N° TA44-2209952(TA44-2209952)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, qui contestait le rejet de sa demande de réintégration dans la nationalité française. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du préfet de police de Paris, car celle-ci a été remplacée par la décision du ministre de l'intérieur du 28 juillet 2022. Cette décision ministérielle, qui a ajourné à deux ans la demande de Mme B, a été validée par le tribunal, lequel a considéré que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des requêtes, fondé sur les articles 24-1 et 21-15 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2420095(TA44-2420095)
Le Tribunal Administratif de Nantes a accordé une allocation provisionnelle de 943,25 euros à l'expert M. B A, à valoir sur ses honoraires et débours futurs. Cette décision, prise sur le fondement de l'article R.621-12 du code de justice administrative, met cette somme à la charge de Nantes Métropole. La solution retenue est l'octroi d'une avance financière à l'expert avant la taxation définitive de ses frais.
N° TA44-2209162(TA44-2209162)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant gabonais, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que l'intéressé ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré une certaine intégration professionnelle. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA44-2209971(TA44-2209971)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le ministre de l'intérieur, saisi du recours administratif préalable obligatoire, avait classé sans suite la demande en raison du défaut de production de pièces complémentaires, en application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a jugé que cette décision ministérielle s'était substituée à la décision préfectorale initiale, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, il a estimé que le classement sans suite était légal, faute pour la requérante d'avoir fourni les documents demandés, et a rejeté l'ensemble des conclusions.
N° TA44-2404919(TA44-2404919)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. D E, qui contestait d'une part l'irrecevabilité de sa demande de titre de séjour pour raison de santé et d'autre part l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision du préfet de la Loire-Atlantique était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas démontré que sa pathologie nécessitait une prise en charge médicale indisponible en Guinée. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 425-10 et L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. E, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2209163(TA44-2209163)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 14 mars 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et le vice de procédure, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de l'OFII.
N° TA44-2406494(TA44-2406494)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a substitué à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, initialement visé, l'article 9 de la convention franco-mauritanienne du 1er octobre 1992 comme base légale du refus. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B A, confirmant la légalité des décisions contestées.
N° TA44-2315383(TA44-2315383)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, fondés sur l'illégalité du refus de séjour, ont également été écartés.
N° TA44-2418307(TA44-2418307)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A, mère isolée de six enfants, afin d’obtenir une injonction à l’encontre du préfet de la Loire-Atlantique pour lui attribuer un logement adapté (type 5-6), conformément à une décision de la commission de médiation du 5 mars 2024. Le tribunal a fait droit à sa demande, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, constatant qu’aucune offre de logement n’avait été faite dans le délai de six mois. Il a enjoint au préfet de proposer un logement dans un délai d’un mois, sous astreinte de 300 euros par mois de retard.
N° TA44-2315763(TA44-2315763)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule l'arrêté du 29 septembre 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante argentine, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de la requérante, notamment en mentionnant à tort qu'elle était divorcée alors que la procédure était en cours, et en omettant d'évaluer les violences conjugales alléguées. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour est annulée pour défaut d'examen, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de trois mois.
N° TA44-2210534(TA44-2210534)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante guinéenne, qui contestait la décision de l'OFII du 9 juin 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de vulnérabilité, et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans méconnaître la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ni la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA44-2210227(TA44-2210227)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 2 juin 2022 déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que M. A, résidant en Inde et consultant pour un opérateur public indien, ne remplissait pas la condition de résidence en France prévue à l'article 21-16 du code civil, faute de démontrer que son activité présentait un intérêt particulier pour l'économie ou la culture française au sens de l'article 21-26 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA44-2316791(TA44-2316791)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 23 août 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa a rejeté le recours de M. B, ressortissant tunisien marié à une Française, contre un refus de visa de long séjour. Le tribunal estime que l'administration n'a pas établi par un faisceau d'indices suffisamment précis et concordants le caractère frauduleux ou complaisant du mariage, seule circonstance permettant de refuser le visa en application de l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA44-2406913(TA44-2406913)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant tadjik, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 29 février 2024. Cet arrêté refusait de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et fixait le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.