Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2501439(TA44-2501439)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour regroupement familial à Mme D. Les requérants invoquaient l’urgence liée à leur séparation familiale, mais le juge a estimé qu’ils n’apportaient pas d’éléments suffisants sur les conditions de vie de l’épouse en République démocratique du Congo pour caractériser une urgence justifiant une suspension. La condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2500038(TA44-2500038)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 20 décembre 2024 l'assignant à résidence dans le département de Loire-Atlantique pour 45 jours. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de sa vulnérabilité. Il juge que la décision est suffisamment motivée au regard des articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et que les modalités de présentation ne sont pas disproportionnées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA44-2415659(TA44-2415659)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Loire-Atlantique. La requête était manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé des moyens de droit ni conclusions, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le délai de recours contentieux étant expiré sans régularisation, le président a ordonné le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2500905(TA44-2500905)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B et M. E pour incompétence de la juridiction administrative. Les requérants contestaient le refus de la MDPH de la Vendée d’accorder un parcours de scolarisation et l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé pour leur fils. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ces litiges relèvent de la compétence du juge judiciaire. Le tribunal transmet donc le dossier au tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA44-2500040(TA44-2500040)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du 20 décembre 2024 du préfet de Maine-et-Loire l'assignant à résidence dans le département de Loire-Atlantique pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de vulnérabilité. Il a jugé que l'assignation à résidence était légalement fondée sur les articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que l'exécution de la décision de transfert vers l'Espagne demeurait une perspective raisonnable. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA44-2501048(TA44-2501048)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de deux décisions implicites de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France. Ces décisions confirmaient le refus des autorités consulaires à Douala de délivrer des visas de long séjour au titre du regroupement familial à deux enfants camerounais de la requérante. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, les éléments invoqués (situation sécuritaire au Cameroun, violences sexuelles alléguées) ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation des enfants ou au droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Par conséquent, les requêtes ont été rejetées comme manifestement mal fondées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des décisions.
N° TA44-2410654(TA44-2410654)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Free mobile d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 14 mai 2024 par laquelle la maire de Neuville-sur-Sarthe s’est opposée à ses travaux déclarés pour l’implantation d’une station-relais de téléphonie mobile. Par un mémoire enregistré le 29 octobre 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 29 janvier 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
N° TA44-2417145(TA44-2417145)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet du Haut-Rhin ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que le recours contentieux avait été introduit après l'expiration du délai de deux mois suivant la connaissance acquise de la décision de rejet du recours administratif préalable obligatoire, conformément à l'article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2420473(TA44-2420473)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête du préfet de la Vendée qui demandait l'expulsion d'une famille de demandeurs d'asile déboutés de leur demande. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préfet ne justifiant pas de manière actualisée de la saturation du dispositif d'hébergement, et que le délai de deux mois entre la mise en demeure et la requête relativisait l'urgence alléguée. Il a également retenu l'existence de circonstances exceptionnelles liées à la présence de deux enfants mineurs, dont l'un présente un état de santé psychologique fragile, et à l'état de santé de la mère, tous deux suivis par un psychiatre, faisant obstacle à une expulsion sans solution d'hébergement alternative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2420474(TA44-2420474)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Vendée, a ordonné à M. B et Mme E, déboutés définitivement de l’asile, de libérer le logement dédié aux demandeurs d’asile qu’ils occupent à Fontenay-le-Comte. La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’urgence et de l’absence de contestation sérieuse, le contrat de séjour étant lié à l’instruction de leur demande d’asile désormais rejetée. Le tribunal a accordé un délai de trois mois aux occupants pour quitter les lieux, rejetant la demande de délai de neuf mois et celle de l’État au titre des frais de justice.
N° TA44-2420500(TA44-2420500)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire d'Angers du 2 décembre 2024 prononçant une exclusion de deux ans avec sursis d'un an à l'encontre de M. B, adjoint technique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'apportait pas de justifications suffisantes sur sa situation financière, malgré l'absence de traitement. En l'absence d'urgence, la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la sanction.
N° TA44-2500049(TA44-2500049)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités suisses, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Il a jugé que la décision était légalement fondée sur ce règlement et sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'avait été commise dans l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.
N° TA44-2412634(TA44-2412634)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant libyen, qui contestait un arrêté du préfet de Loire-Atlantique lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, estimant que la délégation de signature était régulière. Les autres moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation, ont été rejetés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA44-2500066(TA44-2500066)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant le recours gracieux de Mme D épouse C, ainsi que de la décision 48 SI invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a considéré que la requête au fond était irrecevable, faute pour la requérante d'avoir introduit son recours dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision 48 SI, et n'a pas établi la réalité d'un recours gracieux préalable. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées n'ont pas été examinées au fond. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA44-2501566(TA44-2501566)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par transmission du tribunal de Dijon, se déclare incompétent pour connaître du recours de M. A B contre un arrêté préfectoral d’éloignement. En application des articles R. 351-3, R. 922-4 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant a été placé en rétention administrative au centre du Mesnil-Amelot n°2, situé dans le ressort du tribunal administratif de Melun. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction, seule compétente pour statuer sur le litige.
N° TA44-2501384(TA44-2501384)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 4 décembre 2024. Les requérants, une famille afghane résidant en Iran, sollicitaient un visa pour demander l'asile en France. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les documents généraux produits ne suffisant pas à établir les risques personnels et actuels de persécution ou de renvoi vers l'Afghanistan.
N° TA44-2501256(TA44-2501256)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, ressortissante afghane, contestant le refus consulaire de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute d’éléments suffisamment étayés sur sa précarité en Iran et sur une menace imminente d’expulsion vers l’Afghanistan. La demande a été rejetée sans audience, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2501233(TA44-2501233)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, qui avait rejeté le recours de Mme D et M. B. Les requérants contestaient le refus de visa de travail pour Mme D, embauchée comme garde d'enfant à domicile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments invoqués (état de santé de la mère de l'épouse de M. B, difficultés familiales et de recrutement) ne caractérisant pas une atteinte grave et immédiate justifiant une suspension. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2500295(TA44-2500295)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 décembre 2024 par laquelle l'autorité consulaire française à Casablanca a refusé de délivrer un visa de long séjour à M. C, ressortissant marocain, en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments invoqués par le requérant (notamment un rendez-vous en préfecture et une promesse d'embauche reportée) ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2501230(TA44-2501230)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 17 décembre 2024 refusant un visa de long séjour en qualité de mineur scolarisé à la fille de M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une urgence particulière justifiant la saisine du juge avant que la commission de recours n’ait statué. Il a relevé que les frais de scolarité engagés n’étaient pas établis comme irrécupérables et que la poursuite d’études en français était possible en Argentine. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.