Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2408239(TA44-2408239)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 25 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la récente entrée en France de l’intéressé et de l’absence d’attaches familiales stables. Les moyens soulevés contre les décisions fixant le pays de destination, le délai de départ volontaire et l’obligation de présentation ont été écartés par voie de conséquence ou comme non fondés. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais d’instance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2404446(TA44-2404446)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2020 en raison d'une erreur de son cabinet comptable sur la déclaration d'une moins-value. La juridiction a jugé la requête irrecevable car la réclamation préalable de M. B, formulée le 20 janvier 2024, était tardive. En application de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, le délai de réclamation expirait le 31 décembre 2023, la cotisation ayant été mise en recouvrement le 31 décembre 2021. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2405334(TA44-2405334)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A C, ressortissant comorien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 8 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la décision de refus de titre de séjour suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A C, sans qu'il soit fait droit à ses demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 423-23) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2420247(TA44-2420247)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et des défaillances systémiques en Italie, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert en application du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2200923(TA44-2200923)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 27 octobre 2021 ajournant à deux ans la demande de naturalisation de Mme A épouse B, ressortissante guinéenne. Le ministre s'était fondé sur le fait qu'elle avait aidé au séjour irrégulier de son époux, mais le tribunal a jugé que cet élément n'était pas établi, les deux conjoints étant hébergés par une association. Cette erreur a conduit à une erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et a condamné l'État à verser 1 300 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2405162(TA44-2405162)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "entrepreneur/profession libérale" assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais a considéré que la requérante, malgré son parcours d'études et son activité professionnelle naissante, ne justifiait pas d'une intégration suffisante pour faire obstacle à la mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA44-2500042(TA44-2500042)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner l'expulsion de M. B C A d'un logement dédié aux demandeurs d'asile. Le tribunal a fait droit à la demande du préfet, considérant que le maintien de M. B C A, débouté de l'asile depuis une décision de la CNDA du 25 mars 2024, faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation du dispositif d'hébergement. La solution retenue est l'expulsion sans délai, avec le concours de la force publique si nécessaire, et l'autorisation de débarrasser les biens meubles aux frais et risques de l'intéressé. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions relatives au droit d'asile et à l'hébergement des demandeurs d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2501228(TA44-2501228)

Refus de visa. Tribunal Administratif de Nantes. Rejet de la requête en référé liberté. Le juge a estimé que l'achat d'un billet d'avion non remboursable et un départ prévu dans plusieurs mois ne caractérisaient pas une situation d'urgence justifiant une intervention sous 48 heures, condition nécessaire à l'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501238(TA44-2501238)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur du 17 décembre 2024 imposant à M. A une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence d'éléments suffisants démontrant la dangerosité particulière de l'intéressé au regard des articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de l'assignation à résidence pour trois mois. L'État a été condamné à verser 1 500 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400634(TA44-2400634)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de visa de long séjour pour Mme G B. En cours d'instance, le visa a été délivré le 22 février 2024, rendant les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions par ordonnance. Il a en revanche condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate des requérants au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA44-2400686(TA44-2400686)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant un refus de visa de long séjour pour études. La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 30 janvier 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2400919(TA44-2400919)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour pour l’enfant Henriette C, confirmé par la commission de recours le 21 décembre 2023. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a indiqué que le visa avait été délivré le 31 décembre 2024, rendant la décision attaquée caduque. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais d’instance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2500043(TA44-2500043)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Loire-Atlantique, a ordonné l'expulsion de M. B A du logement pour demandeurs d'asile qu'il occupait indûment. La condition d'urgence a été reconnue, le maintien de l'intéressé faisant obstacle à l'accueil de nouveaux arrivants et compromettant le bon service public d'hébergement. Le tribunal a écarté la contestation sérieuse soulevée par M. A, le rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA le 29 avril 2024 mettant fin à son droit au maintien dans le logement. La décision se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA44-2500041(TA44-2500041)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par la CNDA, de libérer sans délai le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'il occupe indûment à Saint-Nazaire. La juridiction a autorisé le préfet de la Loire-Atlantique à procéder à son expulsion avec le concours de la force publique et à faire enlever ses biens meubles aux frais et risques de l'intéressé. La solution retenue se fonde sur l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de la saturation du dispositif national d'accueil dans le département (99,5 % d'occupation) et de l'absence de titre de séjour ou de circonstances exceptionnelles (état de santé non établi par des documents récents) justifiant un maintien dans les lieux.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2104596(TA44-2104596)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la SARL Menuiserie Mellerin, qui sollicitait la restitution du crédit d'impôt en faveur des métiers d'art pour les années 2017 et 2018. La société, exerçant une activité de menuiserie, ne justifiait pas que ses ouvrages répondaient aux critères cumulatifs de création d'ouvrages uniques ou en petite série, ni que ses salariés affectés à cette création remplissaient les conditions de qualification et de temps de travail prévues par l'article 244 quater O du code général des impôts. L'administration fiscale a donc valablement rejeté la demande, faute pour la société d'apporter les justificatifs nécessaires.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2006959(TA44-2006959)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. et Mme A contestant leur imposition à l'impôt sur le revenu au titre des années 2016 et 2017. Les requérants soutenaient que les sommes perçues par M. A, gérant de la SARL Ametsia, devaient être imposées comme des traitements et salaires (article 62 du CGI) et non comme des revenus de capitaux mobiliers. Le tribunal a rejeté leur demande, considérant que l'administration avait à bon droit qualifié ces sommes de rémunérations occultes, faute d'approbation par l'assemblée générale de la société, et les avait imposées sur le fondement des articles 109 et 111 du code général des impôts.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2418877(TA44-2418877)

Refus de visa de court séjour. Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme C épouse B, sœur du demandeur, comme manifestement irrecevable. La requérante ne justifie pas d’un intérêt personnel à agir en cette seule qualité, et ne peut valablement représenter son frère devant le juge administratif. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2407887(TA44-2407887)

Refus de visa de long séjour pour asile – Tribunal Administratif de Nantes – Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste. La requérante, résidant en République dominicaine, n’a pas justifié d’une élection de domicile sur le territoire français ou européen (art. R. 431-8 du CJA) ni produit la preuve du recours administratif préalable obligatoire devant la commission des visas (art. D. 312-3 du CESEDA), malgré une demande de régularisation restée sans suite. L’ordonnance rejette la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2410663(TA44-2410663)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour à sa fille. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa a été délivré par l’autorité consulaire française à Téhéran le 8 octobre 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne l’État à verser 500 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2410670(TA44-2410670)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de visa de long séjour pour sa fille, opposé par la commission de recours. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré le 8 octobre 2024, rendant la décision attaquée caduque. Par ordonnance du 30 janvier 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a mis à la charge de l’État une somme de 500 euros au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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