Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

58 014 décisions disponibles — page 981/2901

DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2500505(TA44-2500505)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu deux mois pour saisir le tribunal et n'établissant pas que la décision compromettait sérieusement sa situation, notamment sa formation en apprentissage. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, caractère apocryphe des documents d'état civil, violation de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2404446(TA44-2404446)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2020 en raison d'une erreur de son cabinet comptable sur la déclaration d'une moins-value. La juridiction a jugé la requête irrecevable car la réclamation préalable de M. B, formulée le 20 janvier 2024, était tardive. En application de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, le délai de réclamation expirait le 31 décembre 2023, la cotisation ayant été mise en recouvrement le 31 décembre 2021. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2203663(TA44-2203663)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du ministre de l’intérieur de faire droit à son recours contre la décision du préfet de la Loire-Atlantique déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre pouvait légalement rejeter la demande en se fondant sur l’absence de centre des attaches familiales en France (son épouse et son enfant résidant à l’étranger) et sur des condamnations pénales pour conduite en état alcoolique et défaut d’assurance. Ces motifs, relevant du large pouvoir d’appréciation du ministre en matière de naturalisation, n’étaient pas entachés d’erreur manifeste. La décision a été rendue sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2420247(TA44-2420247)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et des défaillances systémiques en Italie, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert en application du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2405162(TA44-2405162)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "entrepreneur/profession libérale" assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais a considéré que la requérante, malgré son parcours d'études et son activité professionnelle naissante, ne justifiait pas d'une intégration suffisante pour faire obstacle à la mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2420522(TA44-2420522)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, un ressortissant afghan demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de sa vulnérabilité particulière, notamment par des éléments médicaux, et a donc écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2420523(TA44-2420523)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B D, ressortissant djiboutien, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil suite à sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, mais a annulé la décision au motif que l'OFII n'avait pas pris en compte la vulnérabilité du demandeur, notamment ses problèmes de santé déclarés lors de l'entretien, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision du 24 décembre 2024, avec injonction à l'OFII de réexaminer la situation de M. D dans un délai de sept jours.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2420530(TA44-2420530)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur les articles L. 551-15 et D.551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du même code était inopérant, la décision attaquée ne portant pas sur l'évaluation de la vulnérabilité mais sur le refus pour demande tardive d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2405334(TA44-2405334)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A C, ressortissant comorien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 8 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la décision de refus de titre de séjour suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A C, sans qu'il soit fait droit à ses demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 423-23) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2420342(TA44-2420342)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la procédure prévue à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) avait été respectée, l'entretien individuel ayant été mené par une personne qualifiée, et a écarté les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une erreur manifeste d'appréciation de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2112147(TA44-2112147)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant le refus de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) de lui accorder la prime "MaPrimeRénov'" pour des travaux d'isolation de combles. Le tribunal a jugé que le défaut de motivation de la décision implicite de rejet n'était pas illégal, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs. Sur le fond, les travaux réalisés, consistant en une isolation du plafond de combles perdus, ne correspondaient pas aux critères d'éligibilité prévus par l'annexe I du décret du 14 janvier 2020, qui exige l'isolation des "rampants de toiture et plafonds de combles". La facture modifiée ultérieurement n'a pas été prise en compte, et la demande a été examinée au regard des textes applicables à la date de son dépôt, en juillet 2021.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA44-2500654(TA44-2500654)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension par Mme A, constate que le préfet de la Loire-Atlantique a abrogé la décision du 16 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire, et a convoqué l’intéressée pour lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler. En conséquence, la requête est devenue sans objet, et le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État est condamné à verser 550 euros à l’avocate de Mme A.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

TA44-2500974(TA44-2500974)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. F et Mme C d’une demande d’injonction visant à obtenir la délivrance de visas de long séjour pour la réunification familiale. En cours d’instance, l’autorité consulaire française à Dacca a convoqué les intéressés pour leur délivrer les visas sollicités. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur la requête, devenue sans objet. L’État a été condamné à verser 550 euros à l’avocate des requérants au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2404897(TA44-2404897)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B, représentante légale de deux enfants, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de long séjour. En cours d’instance, l’autorité consulaire française à Conakry a délivré les visas sollicités le 15 avril 2024. Le tribunal constate que la décision attaquée a été implicitement retirée et qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il condamne l’État à verser 800 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2410737(TA44-2410737)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C D, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour lui-même, son épouse et son fils. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. D, résidant en Algérie, n’a pas justifié avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire auprès du sous-directeur des visas, ni produit la décision de ce dernier, et n’a pas non plus régularisé son domicile élu sur le territoire de l’Union européenne comme l’exige le code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article R. 431-8 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2501421(TA44-2501421)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui a confirmé le refus de délivrance d'un visa de long séjour étudiant à M. B, ressortissant iranien. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une intervention dans les 48 heures. Il écarte également l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, les ressortissants étrangers ne pouvant se prévaloir d'un droit à l'enseignement et le refus de visa n'étant pas susceptible de méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en l'espèce. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2501487(TA44-2501487)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A et M. D, demandeurs d'asile, qui sollicitaient un hébergement stable sous astreinte. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit d'asile et à leur dignité, en raison de leur situation de rue et de la grossesse de Mme A. Le juge a considéré que l'OFII justifiait de ses diligences pour trouver un hébergement dans un contexte de saturation du dispositif national d'accueil, et que les requérants bénéficiaient déjà de l'allocation pour demandeur d'asile. La condition d'urgence et le caractère grave et manifestement illégal de l'atteinte alléguée n'ont pas été retenus, la décision s'appuyant sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501328(TA44-2501328)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D C. Ce dernier demandait la suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour à sa mère, Mme A B. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car M. C, bien que fils de la demanderesse, ne justifiait pas d'un intérêt propre lui donnant qualité pour agir en justice au nom de sa mère majeure. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2501199(TA44-2501199)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme G qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de contraindre l’ambassade de France à Téhéran à lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de visa de long séjour pour elle et ses six enfants. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les démarches pour obtenir un rendez-vous n’ayant débuté que deux mois auparavant, ce qui ne constitue pas un délai déraisonnable au regard de la saturation des services consulaires. Il a également relevé que les risques invoqués par la requérante en Iran n’étaient pas suffisamment établis pour justifier une urgence particulière. Enfin, le juge a indiqué que Mme G pourrait, le cas échéant, engager une procédure sur le fondement de l’article L. 521-1 du même code après la naissance d’une décision implicite de refus.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2103941(TA44-2103941)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Les requérants soutenaient que leurs travaux constituaient des dépenses d'amélioration déductibles des revenus fonciers, et non des travaux d'agrandissement ou de reconstruction. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, notamment la transformation d'un grenier en appartement et la création d'un toit-terrasse, avaient pour effet d'accroître la surface habitable ou d'apporter une modification importante au gros œuvre, les qualifiant ainsi de travaux d'agrandissement ou de reconstruction exclus de la déduction prévue à l'article 31 du code général des impôts.

Résumé IA