Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2500702(TA44-2500702)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension des décisions de refus de visa d'entrée et de long séjour en France opposées à Mme D A et à l'enfant B A, au titre du regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas justifié d'un préjudice suffisamment grave et immédiat résultant de l'éloignement familial. Cette ordonnance a été rendue sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA44-2500191(TA44-2500191)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de M. B contre deux arrêtés du préfet de la Vendée. Le premier, du 5 juillet 2024, rejetait sa demande de titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire sans délai et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le second, du 31 décembre 2024, prolongeait cette interdiction de deux ans et l'assignait à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, l'erreur de droit et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans application de textes spécifiques autres que ceux du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2500562(TA44-2500562)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la commune de Soudan. La commune sollicitait une expertise préventive avant des travaux de réaménagement de voirie et de réseaux, afin de constater l'état initial des immeubles riverains, propriété de Mme C, et d'identifier d'éventuels désordres pendant ou après le chantier. Le tribunal a jugé la requête utile et a désigné un expert pour réaliser ces constatations contradictoires.
N° TA44-2500527(TA44-2500527)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"), n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers l'Allemagne, Etat responsable de la demande d'asile.
N° TA44-2500563(TA44-2500563)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par la commune de Soudan sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise préventive avant des travaux de réaménagement de voirie et de réseaux. La décision vise à constater l'état initial des immeubles riverains, notamment ceux de Mme C, susceptibles d'être affectés par les travaux, et à suivre d'éventuels désordres. Le juge a désigné un expert pour réaliser ces constatations, estimant la demande utile compte tenu de la nature et de l'importance des travaux.
N° TA44-2420247(TA44-2420247)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et des défaillances systémiques en Italie, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert en application du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2408239(TA44-2408239)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 25 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la récente entrée en France de l’intéressé et de l’absence d’attaches familiales stables. Les moyens soulevés contre les décisions fixant le pays de destination, le délai de départ volontaire et l’obligation de présentation ont été écartés par voie de conséquence ou comme non fondés. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais d’instance.
N° TA44-2415966(TA44-2415966)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B D contestant le refus de visa long séjour étudiant opposé à sa cousine. Le juge a estimé que M. D ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en sa seule qualité de cousin, et qu’il ne pouvait pas représenter valablement la demandeuse de visa, n’étant pas avocat. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative.
N° TA44-2410670(TA44-2410670)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de visa de long séjour pour sa fille, opposé par la commission de recours. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré le 8 octobre 2024, rendant la décision attaquée caduque. Par ordonnance du 30 janvier 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a mis à la charge de l’État une somme de 500 euros au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA44-2500043(TA44-2500043)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Loire-Atlantique, a ordonné l'expulsion de M. B A du logement pour demandeurs d'asile qu'il occupait indûment. La condition d'urgence a été reconnue, le maintien de l'intéressé faisant obstacle à l'accueil de nouveaux arrivants et compromettant le bon service public d'hébergement. Le tribunal a écarté la contestation sérieuse soulevée par M. A, le rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA le 29 avril 2024 mettant fin à son droit au maintien dans le logement. La décision se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2406134(TA44-2406134)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait un refus de visa pour son épouse, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant n’a pas produit la preuve du recours administratif préalable obligatoire auprès du sous-directeur des visas ou de la commission compétente, comme l’exigent les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Malgré une demande de régularisation notifiée, M. B n’a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2500039(TA44-2500039)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet de la Loire-Atlantique. Il a enjoint à Mme B, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par la CNDA le 17 juin 2024, de libérer sans délai le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu du taux d'occupation très élevé des places d'hébergement dans le département (99,5%) et de la nécessité de libérer des places pour d'autres demandeurs d'asile. Il a également jugé que la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, l'occupation étant sans droit ni titre, et que la situation personnelle et médicale de l'intéressée ne constituait pas une circonstance exceptionnelle de nature à y faire obstacle.
N° TA44-2101029(TA44-2101029)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l’administration fiscale de lui accorder une remise gracieuse de ses cotisations de taxe foncière et de taxe d’habitation pour 2020. La requérante invoquait son impossibilité de payer en raison de difficultés financières et personnelles. Le tribunal a jugé que ces difficultés, sans lien avec le bien-fondé des impositions, ne pouvaient être utilement soulevées devant le juge de l’impôt, et que la demande de remise gracieuse relevait d’une procédure administrative distincte. La solution retenue est fondée sur l’article L. 247 du livre des procédures fiscales.
N° TA44-2400919(TA44-2400919)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour pour l’enfant Henriette C, confirmé par la commission de recours le 21 décembre 2023. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a indiqué que le visa avait été délivré le 31 décembre 2024, rendant la décision attaquée caduque. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais d’instance.
N° TA44-2410663(TA44-2410663)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour à sa fille. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa a été délivré par l’autorité consulaire française à Téhéran le 8 octobre 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne l’État à verser 500 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA44-2501192(TA44-2501192)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Sarthe de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour "parent d'enfant français" l'autorisant à travailler. Le juge estime que la condition d'utilité de la mesure n'est pas remplie, car M. A n'établit pas avoir déposé un dossier complet, condition préalable à la délivrance d'un récépissé en application des articles R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2500041(TA44-2500041)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. A, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par la CNDA, de libérer sans délai le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'il occupe indûment à Saint-Nazaire. La juridiction a autorisé le préfet de la Loire-Atlantique à procéder à son expulsion avec le concours de la force publique et à faire enlever ses biens meubles aux frais et risques de l'intéressé. La solution retenue se fonde sur l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de la saturation du dispositif national d'accueil dans le département (99,5 % d'occupation) et de l'absence de titre de séjour ou de circonstances exceptionnelles (état de santé non établi par des documents récents) justifiant un maintien dans les lieux.
N° TA44-2500042(TA44-2500042)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner l'expulsion de M. B C A d'un logement dédié aux demandeurs d'asile. Le tribunal a fait droit à la demande du préfet, considérant que le maintien de M. B C A, débouté de l'asile depuis une décision de la CNDA du 25 mars 2024, faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation du dispositif d'hébergement. La solution retenue est l'expulsion sans délai, avec le concours de la force publique si nécessaire, et l'autorisation de débarrasser les biens meubles aux frais et risques de l'intéressé. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions relatives au droit d'asile et à l'hébergement des demandeurs d'asile.
N° TA44-2100465(TA44-2100465)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant de l’oubli d’un corps étranger lors d’une intervention chirurgicale au CHU de Nantes le 5 novembre 2015. La responsabilité de l’établissement a été engagée pour faute, l’assureur (SHAM/Relyens) ne contestant pas le principe. Le tribunal a condamné l’assureur à verser à M. A la somme totale de 4 585,10 euros, correspondant à l’indemnisation des souffrances endurées (3 500 €), du déficit fonctionnel temporaire (165,10 €), du préjudice esthétique temporaire (800 €) et des dépenses de santé actuelles (120 €). Les demandes au titre des frais divers, des dépenses de santé futures et du préjudice sexuel temporaire ont été rejetées ou réservées. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code civil relatives à la responsabilité médicale.
N° TA44-2402478(TA44-2402478)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. C contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Sarthe. Le requérant invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés du défaut de motivation, de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C.