Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2100465(TA44-2100465)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant de l’oubli d’un corps étranger lors d’une intervention chirurgicale au CHU de Nantes le 5 novembre 2015. La responsabilité de l’établissement a été engagée pour faute, l’assureur (SHAM/Relyens) ne contestant pas le principe. Le tribunal a condamné l’assureur à verser à M. A la somme totale de 4 585,10 euros, correspondant à l’indemnisation des souffrances endurées (3 500 €), du déficit fonctionnel temporaire (165,10 €), du préjudice esthétique temporaire (800 €) et des dépenses de santé actuelles (120 €). Les demandes au titre des frais divers, des dépenses de santé futures et du préjudice sexuel temporaire ont été rejetées ou réservées. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code civil relatives à la responsabilité médicale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2201340(TA44-2201340)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 27 octobre 2021 confirmant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé que la décision préfectorale initiale s'était substituée à celle du ministre, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre elle. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a considéré que le ministre avait légalement pu prendre en compte l'insuffisance des ressources de M. C pour ajourner sa demande, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles 21-2 et suivants du code civil.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2501199(TA44-2501199)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme G qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de contraindre l’ambassade de France à Téhéran à lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de visa de long séjour pour elle et ses six enfants. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les démarches pour obtenir un rendez-vous n’ayant débuté que deux mois auparavant, ce qui ne constitue pas un délai déraisonnable au regard de la saturation des services consulaires. Il a également relevé que les risques invoqués par la requérante en Iran n’étaient pas suffisamment établis pour justifier une urgence particulière. Enfin, le juge a indiqué que Mme G pourrait, le cas échéant, engager une procédure sur le fondement de l’article L. 521-1 du même code après la naissance d’une décision implicite de refus.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2101267(TA44-2101267)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la remise en cause de réductions d'impôt sur le revenu pour les années 2014 et 2015, obtenues via une souscription au capital d'une SCI investissant dans un programme immobilier en Nouvelle-Calédonie. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas méconnu l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que les conditions d'application de l'article 199 undecies A du code général des impôts n'étaient pas remplies, car le seuil d'agrément de deux millions d'euros doit s'apprécier au niveau du programme immobilier global et non de la seule souscription du contribuable. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et pénalités.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2102904(TA44-2102904)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Art de rénover et de bâtir, qui demandait la décharge de rappels de TVA et de pénalités pour 2014-2015. La société soutenait que la procédure était irrégulière faute de saisine de la commission départementale des impôts directs. Le tribunal a jugé que la société avait accepté les rectifications, ce qui rendait la saisine de la commission inutile, et a écarté le moyen tiré de l'absence de saisine pour les pénalités. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 59 et L. 247 du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2103714(TA44-2103714)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SAS SODES Distribution, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les surfaces commerciales pour les années 2018 à 2020. La société soutenait que son supermarché et sa station-service constituaient deux établissements distincts, ce qui aurait modifié le calcul de la taxe. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 1er du décret n° 95-85 du 26 janvier 1995, ces deux entités formaient un seul établissement, car elles étaient situées sur une même unité foncière, partageaient une adresse unique et étaient exploitées sous une même enseigne commerciale. En conséquence, la demande de réduction des cotisations, d'un montant total de 145 782 euros, a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA44-2103941(TA44-2103941)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Les requérants soutenaient que leurs travaux constituaient des dépenses d'amélioration déductibles des revenus fonciers, et non des travaux d'agrandissement ou de reconstruction. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, notamment la transformation d'un grenier en appartement et la création d'un toit-terrasse, avaient pour effet d'accroître la surface habitable ou d'apporter une modification importante au gros œuvre, les qualifiant ainsi de travaux d'agrandissement ou de reconstruction exclus de la déduction prévue à l'article 31 du code général des impôts.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2404779(TA44-2404779)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, le juge a examiné la légalité du refus de séjour au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA44-2500654(TA44-2500654)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension par Mme A, constate que le préfet de la Loire-Atlantique a abrogé la décision du 16 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire, et a convoqué l’intéressée pour lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler. En conséquence, la requête est devenue sans objet, et le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État est condamné à verser 550 euros à l’avocate de Mme A.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2112147(TA44-2112147)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant le refus de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) de lui accorder la prime "MaPrimeRénov'" pour des travaux d'isolation de combles. Le tribunal a jugé que le défaut de motivation de la décision implicite de rejet n'était pas illégal, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs. Sur le fond, les travaux réalisés, consistant en une isolation du plafond de combles perdus, ne correspondaient pas aux critères d'éligibilité prévus par l'annexe I du décret du 14 janvier 2020, qui exige l'isolation des "rampants de toiture et plafonds de combles". La facture modifiée ultérieurement n'a pas été prise en compte, et la demande a été examinée au regard des textes applicables à la date de son dépôt, en juillet 2021.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2501487(TA44-2501487)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A et M. D, demandeurs d'asile, qui sollicitaient un hébergement stable sous astreinte. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit d'asile et à leur dignité, en raison de leur situation de rue et de la grossesse de Mme A. Le juge a considéré que l'OFII justifiait de ses diligences pour trouver un hébergement dans un contexte de saturation du dispositif national d'accueil, et que les requérants bénéficiaient déjà de l'allocation pour demandeur d'asile. La condition d'urgence et le caractère grave et manifestement illégal de l'atteinte alléguée n'ont pas été retenus, la décision s'appuyant sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

TA44-2500974(TA44-2500974)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. F et Mme C d’une demande d’injonction visant à obtenir la délivrance de visas de long séjour pour la réunification familiale. En cours d’instance, l’autorité consulaire française à Dacca a convoqué les intéressés pour leur délivrer les visas sollicités. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur la requête, devenue sans objet. L’État a été condamné à verser 550 euros à l’avocate des requérants au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2418292(TA44-2418292)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. E, qui contestait un refus de visa de court séjour opposé à sa mère. Le juge a relevé que M. E ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en son nom propre et ne pouvait pas représenter valablement sa mère, n’étant pas un mandataire habilité au sens de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code, sans invitation à régulariser, l’irrecevabilité n’étant pas susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2500992(TA44-2500992)

Refus de visa de long séjour pour travailleur salarié. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision consulaire de refus de visa. Le juge estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie, le requérant s'étant lui-même placé dans la situation d'urgence invoquée en déposant tardivement sa demande de visa et son recours. La requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2501421(TA44-2501421)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui a confirmé le refus de délivrance d'un visa de long séjour étudiant à M. B, ressortissant iranien. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une intervention dans les 48 heures. Il écarte également l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, les ressortissants étrangers ne pouvant se prévaloir d'un droit à l'enseignement et le refus de visa n'étant pas susceptible de méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en l'espèce. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501059(TA44-2501059)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension présentée par M. B, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre du regroupement familial pour son épouse et sa fille. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il considère que le requérant n'apporte pas d'éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré la séparation familiale invoquée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2420342(TA44-2420342)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la procédure prévue à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) avait été respectée, l'entretien individuel ayant été mené par une personne qualifiée, et a écarté les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une erreur manifeste d'appréciation de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2407815(TA44-2407815)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 23 mai 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501328(TA44-2501328)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D C. Ce dernier demandait la suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour à sa mère, Mme A B. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car M. C, bien que fils de la demanderesse, ne justifiait pas d'un intérêt propre lui donnant qualité pour agir en justice au nom de sa mère majeure. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2203663(TA44-2203663)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du ministre de l’intérieur de faire droit à son recours contre la décision du préfet de la Loire-Atlantique déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre pouvait légalement rejeter la demande en se fondant sur l’absence de centre des attaches familiales en France (son épouse et son enfant résidant à l’étranger) et sur des condamnations pénales pour conduite en état alcoolique et défaut d’assurance. Ces motifs, relevant du large pouvoir d’appréciation du ministre en matière de naturalisation, n’étaient pas entachés d’erreur manifeste. La décision a été rendue sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA