Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2400634(TA44-2400634)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de visa de long séjour pour Mme G B. En cours d'instance, le visa a été délivré le 22 février 2024, rendant les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions par ordonnance. Il a en revanche condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate des requérants au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
N° TA44-2404090(TA44-2404090)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, ressortissante arménienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement associées. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que le préfet de la Sarthe se trouvait en situation de compétence liée pour retirer le titre de séjour en application de l'article R. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une condamnation pénale. La décision retient que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, ne sont pas fondés.
N° TA44-2201835(TA44-2201835)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci ayant été substituée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation de la décision ministérielle. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre avait pu légalement rejeter la demande en se fondant sur l'article 48 du décret n°93-1362, dès lors que M. C n'avait pas fixé en France le centre de ses intérêts familiaux, son épouse et ses enfants mineurs résidant en Algérie, et que son divorce, prononcé après la décision attaquée, était sans incidence sur sa légalité.
N° TA44-2420247(TA44-2420247)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et des défaillances systémiques en Italie, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert en application du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2404089(TA44-2404089)
Le Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre) a annulé l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 20 novembre 2023 refusant le renouvellement du titre de séjour pour raison de santé de M. A, ressortissant togolais, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la gravité de l'état de santé de M. A (séquelles d'un AVC, paralysie, dépendance) et de son intégration sociale et familiale en France. Cette solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la protection de la vie privée et familiale.
N° TA44-2420472(TA44-2420472)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Vendée, a ordonné à M. F et Mme C E, ainsi qu’à tous occupants de leur chef, de libérer sans délai le logement dédié aux demandeurs d’asile qu’ils occupent à Fontenay-le-Comte. La solution retenue se fonde sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, en raison de l’urgence et de l’utilité de la mesure, les intéressés ayant été définitivement déboutés de l’asile par une décision de la Cour nationale du droit d’asile du 5 août 2024, et leur maintien faisant obstacle à l’accueil de nouveaux demandeurs. Le tribunal a écarté la contestation sérieuse soulevée par les défendeurs, estimant que la mise en demeure de quitter les lieux leur avait été régulièrement notifiée et que la présence d’enfants scolarisés ne constituait pas une circonstance exceptionnelle justifiant le maintien dans les lieux. Les textes appliqués incluent l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 3-1 de la convention internationale relative
N° TA44-2501412(TA44-2501412)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour réunification familiale à M. C A, ressortissant afghan, par les autorités consulaires à Téhéran. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas de manière suffisante les risques personnels et actuels de persécution ou de renvoi forcé en Afghanistan.
N° TA44-2501442(TA44-2501442)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour deux enfants camerounais. La requérante invoquait l'urgence liée à la séparation familiale, mais le juge a estimé que les éléments fournis, notamment sur les conditions de vie des enfants âgés de 16 et 18 ans, ne suffisaient pas à caractériser une urgence justifiant une suspension. L'ordonnance se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2501439(TA44-2501439)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour regroupement familial à Mme D. Les requérants invoquaient l’urgence liée à leur séparation familiale, mais le juge a estimé qu’ils n’apportaient pas d’éléments suffisants sur les conditions de vie de l’épouse en République démocratique du Congo pour caractériser une urgence justifiant une suspension. La condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2501420(TA44-2501420)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, qui avait confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale à l’épouse et aux trois enfants d’un réfugié érythréen. La condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’a pas été jugée satisfaite, faute pour les requérants d’avoir établi la réalité des liens familiaux et des conditions de vie en Éthiopie, malgré l’allégation de séparation prolongée. L’ordonnance souligne que les motifs de refus portaient sur l’absence de preuve de l’identité et du lien matrimonial, et que les circonstances invoquées ne justifiaient pas une urgence nécessitant une suspension avant l’examen au fond.
N° TA44-2501160(TA44-2501160)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un refus de visa de court séjour pour motif médical opposé à Mme A par les autorités consulaires françaises à Conakry. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, l’opération chirurgicale invoquée ne présentant pas un caractère vital et la requérante n’établissant pas de risque de dégradation irrémédiable de son état de santé à très court terme. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2501048(TA44-2501048)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de deux décisions implicites de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France. Ces décisions confirmaient le refus des autorités consulaires à Douala de délivrer des visas de long séjour au titre du regroupement familial à deux enfants camerounais de la requérante. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, les éléments invoqués (situation sécuritaire au Cameroun, violences sexuelles alléguées) ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation des enfants ou au droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Par conséquent, les requêtes ont été rejetées comme manifestement mal fondées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des décisions.
N° TA44-2501294(TA44-2501294)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus des autorités consulaires françaises à Dakar de délivrer un visa de long séjour au titre du regroupement familial pour les deux enfants de Mme B épouse F. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante d'avoir démontré la réalité et l'intensité des liens avec ses enfants depuis 2019, ni justifié de souffrances psychologiques ou de l'impossibilité de les scolariser provisoirement au Sénégal.
N° TA44-2501296(TA44-2501296)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire française à Dakar refusant un visa de long séjour à M. A, ressortissant sénégalais recruté comme agent de sécurité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments probants sur les difficultés économiques de l'entreprise employeuse. Il a également relevé que la commission de recours contre les refus de visa était déjà saisie et devait statuer sous deux mois, ce qui excluait une urgence particulière justifiant une saisine anticipée du juge des référés. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2419135(TA44-2419135)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par Mme B d’un recours contre le refus du président du conseil départemental de la Vendée de lui délivrer une carte mobilité inclusion (mentions "invalidité", "priorité" et "stationnement") et de lui verser l’allocation adulte handicapé, a statué sur la compétence. Il a rappelé que, selon l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, le juge judiciaire est compétent pour les litiges relatifs aux mentions "invalidité" et "priorité" ainsi qu’à l’allocation adulte handicapé. En conséquence, l’ordonnance transmet ces conclusions au tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon, tout en retenant la compétence du juge administratif pour la contestation de la mention "stationnement".
N° TA44-2417145(TA44-2417145)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet du Haut-Rhin ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que le recours contentieux avait été introduit après l'expiration du délai de deux mois suivant la connaissance acquise de la décision de rejet du recours administratif préalable obligatoire, conformément à l'article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2501154(TA44-2501154)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de convocation des autorités consulaires françaises à Nairobi pour une demande de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de diligences suffisantes pour obtenir un rendez-vous via le système France-Visas et TLS Contact, et que la durée de séparation de la famille, bien que regrettable, ne constituait pas une urgence justifiant une suspension. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2501159(TA44-2501159)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de visa de long séjour pour regroupement familial opposé à Mme A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la grossesse invoquée ne présentant pas de caractère pathologique et l’intensité de la vie commune n’étant pas suffisamment établie. La requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2500091(TA44-2500091)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par M. A d'un recours contre le refus de la CDAPH de la Vendée de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés (AAH), s'est déclaré incompétent. Il a constaté que, selon les articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. En application de l'article 32 du décret du 27 février 2015, l'ordonnance a transmis la requête au tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon, territorialement compétent.
N° TA44-2105685(TA44-2105685)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. A de sa requête en annulation d’un arrêté du maire d’Orée-d’Anjou refusant un permis de construire. Cette décision, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, met fin à l’instance sans examiner le fond du litige. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.